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#Agenda #Calendrier #CyclismeSurRoute #UCI #UCIWomenSWorldTour #UCIWorldTourL’infolettre du 24 novembre 2025 : NSN Cycling Team, les débuts de la Coupe du monde de cyclo-cross…
NSN Cycling Team : Israel-Premier Tech repris par un groupe hispano-suisse
C’était l’un des grands feuilletons de l’hiver : l’équipe Israel-Premier Tech allait-elle survivre à la désertion de ses principaux partenaires, dont le milliardaire canadien Sylvan Adams ? Car après l’annonce du départ du magnat, les retraits de Premier Tech, puis du constructeur de cycles Factor (l’officialisation attend toujours) ont bien failli mettre à terre une structure qui avait pourtant bouclé son effectif pour 2026 et remis un dossier à l’Union Cycliste Internationale (UCI) pour bénéficier d’une licence WorldTour pour les trois prochaines saisons, comme son classement sportif à la fin 2025 le lui permet. Il a fallu attendre la mi-novembre pour rassurer le groupe : l’équipe changera totalement de mains et sera désormais gérée par la société d’investissement suisse Stoneweg et par l’entreprise spécialisée dans l’organisation d’événement sportifs et de divertissement NSN (Never Say Never), co-fondée par l’ancien footballeur espagnol Andrès Iniesta. L’équipe WorldTour sera ainsi nommée NSN Cycling Team, alors que l’équipe continentale sera baptisée NSN Development Team, le tout sous licence suisse, avec un centre de course situé à Barcelone et Gérone, en Espagne.
Ce n’est pas la première fois que les deux entreprises joignent leurs forces pour une structure sportive. Elles ont déjà racheté le FC Helsingør, un club de football danois actuellement actif en seconde division. Elles ont également fait une entrée dans le monde du cyclisme par le biais d’un investissement dans la marque de cycles de gravel, Guava, et l’organisation du critérium du Tour de France à Saitama, au Japon. Si le communiqué des deux groupes ne précise pas les objectifs de la nouvelle structure pour la prochaine saison ou sur le moyen terme, il est clair que les nouveaux propriétaires envisageant cette entrée dans le peloton masculin comme une opportunité… financière. “NSN et Stoneweg considèrent le cyclisme comme un sport offrant de solides perspectives de croissance mondiale dans les années à venir, dont les valeurs correspondent bien à celles de l’entreprise. Ils se réjouissent également de l’opportunité qui leur est offerte de renforcer le paysage du cyclisme professionnel”, est-il précisé dans le communiqué de la nouvelle équipe. Il sera donc intéressant de voir si ces nouveaux investisseurs vont tenter de bousculer le modèle économique actuel du cyclisme sur route et s’ils se satisferont d’un partenariat sans autre sponsor-titre pour alimenter le budget de la structure.
L’équipe Israel Premier Tech lors du contre-la-montre par équipes de Figueres, sur la 5e étape du Tour d’Espagne, le 27 août 2025. – Photo : ASO/Unipublic/Antonio Baixauli/Cxcling Creative AgencyLe communiqué ne précise pas si Sylvan Adams ou les partenaires israéliens qui aidaient le groupe jusqu’alors seront encore présents au sein de ce nouveau NSN Cycling Team. Le quotidien espagnol Marca, toujours bien renseigné au sujet des matières hispaniques, affirme pour sa part que le milliardaire et ses partenaires quittent bien l’équipe WorldTour, permettant ainsi à celle-ci de repartir d’une page blanche, loin des polémiques qui ont mené à son exclusion de plusieurs courses à la fin de la défunte saison. Le staff restera par contre bien le même : le manager Kjell Carlström reste à son poste tout comme les directeurs sportifs, mécaniciens, soigneurs… Et l’effectif présenté sur le nouveau site de NSN Cycling Team est bien celui qui s’annonçait pour 2026 chez Israel-Premier Tech avant sa transformation. Même s’il reste une interrogation : l’Érythréen Biniam Girmay arrivera-t-il dès cet hiver en tant que nouveau leader de cette équipe renouvelée ? La fusion entre Intermarché-Wanty et Lotto n’a toujours pas délivré de conclusion et, faute de certitude, Girmay serait plus enclin à rejoindre NSN Cycling Team pour 2026, en tant que 26e coureur de l’effectif.
Autre question : qu’en sera-t-il de l’action judiciaire menée à l’encontre du Canadien Derek Gee qui avait décidé de mettre un terme unilatéral à son contrat avec Israel-Premier Tech en cours de saison ? Maintenant que la direction de l’équipe a totalement changé, Gee serait-il prêt à faire son retour et l’action judiciaire pourrait-elle être abandonnée ? Les interrogations demeurent encore nombreuses à la suite de cette reprise et d’un communiqué de presse concret et en même temps encore vague. Les coureurs de NSN Cycling Team sont en tout cas rassurés sur leur avenir. On ne peut pas en dire autant de celles et ceux qui arboraient jusqu’ici les maillots de Lotto et d’Intermarché-Wanty, pour ne prendre que cet exemple.
Grégory Ienco
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Lucinda Brand et Thibau Nys ouvrent le bal de la Coupe du monde à Tabor
L’habituel circuit rapide et gelé de Tabor, en République tchèque, a délivré des combats intenses pour l’ouverture de la Coupe du monde de cyclo-cross. Le tracé a favorisé les spécialistes des courses soutenues, avec un enchaînement de relances explosives, à l’image de ces planches à escalader en montée. Il n’était donc pas surprenant de revoir la championne d’Europe Inge van der Heijden (Crelan-Corendon) jouer les premiers rôles avec son équipière Sara Casasola et la Néerlandaise Lucinda Brand (Baloise Glowi Lions) en tête de la course féminine. Les trois rivales ont joué des coudes durant les derniers tours, et Casasola semblait prête à faire craquer Brand sur les planches annonçant l’arrivée. Mais une faute technique de l’Italienne dans l’un des derniers virages a laissé la victoire à son adversaire néerlandaise, vainqueure pour la huitième fois cette saison (pour trois deuxièmes places en onze courses !).
Notons la huitième place de la championne de Belgique Marion Norbert-Riberolle (Crelan-Corendon) pour son retour à la compétition après avoir été renversée par un automobiliste à l’entraînement, deux semaines plus tôt. C’était aussi l’occasion pour la Néerlandaise Shirin van Anrooij (Baloise Glowi Lions) de faire son retour dans les labourés pour la première fois depuis près de deux ans, avec une 16e place à la clé.
L’épreuve masculine a connu un suspense moindre, malgré un départ groupé qui annonçait un scénario plus indécis. Le champion de Belgique Thibau Nys (Baloise Glowi Lions) a finalement profité d’une glissade du Néerlandais Joris Nieuwenhuis (Ridley Racing Team) dans sa roue pour s’isoler et s’offrir une troisième victoire en Coupe du monde (après Waterloo et Benidorm) et un troisième succès cette saison (après le Koppenbergcross et Hamme). L’épreuve a aussi été marquée par une chute de Michael Vanthourenhout (Pauwels Sauzen-Altez Industriebouw), qui a finalement terminé non sans mal en 17e position.
Ce lancement de la Coupe du monde était aussi l’occasion de confirmer l’intérêt de cette nouvelle formule concentrée en deux mois pour les non-Européens. Le champion pan-américain Andrew Strohmeyer a longtemps été en course pour le Top 5 du côté masculin, confirmant sa réussite depuis le début de la saison outre-Atlantique. Les Canadiennes Maghalie Rochette et Sidney McGill ont connu moins de réussite dans le peloton féminin, mais leur présence montre l’intérêt de remodeler un calendrier pour que le cyclo-cross soit mieux représenté.
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L’infolettre du 17 novembre 2025 : le plafonnement des budgets rejeté par les équipes ?
Le plafonnement des budgets rejeté ? Les débats ne doivent pas s’arrêter là
Serait-ce la fin de saison qui multiplie les débats autour des grandes questions qui animent le cyclisme sur route ? Ou bien une inquiétude grandissante, confirmée par le risque pour près de 70 coureurs de ne pas obtenir de contrat la saison prochaine et alors que deux équipes ont scellé leur disparition ? Les discussions ne manquent pas autour de la meilleure manière de revitaliser une discipline qui semble faire face à de graves disparités économiques et qui peine à renouveler son modèle. Cela fait des années que le sujet des budgets des structures professionnelles est sur la table, tout comme celui des salaires des meilleurs cyclistes. Cela fait des années que de nombreux observateurs et acteurs du peloton alertent sur le risque d’une cannibalisation des rentrées financières par quelques organisateurs et quelques équipes mieux fortunés. La domination d’UAE Team Emirates XRG et de son leader Tadej Pogacar a confirmé cette tendance, tout comme la nécessité pour deux des meilleures équipes belges du circuit, Lotto et Intermarché-Wanty, de fusionner pour pouvoir se battre face aux grandes écuries. Et pourtant, au fil des saisons, rien ne semble changer.
En mars 2024, l’Union Cycliste Internationale (UCI) avait pourtant communiqué la mise en place d’une réflexion autour d’un système de plafonnement du budget (Budget cap), sans toutefois préciser ses contours. Tout juste était-il indiqué que l’objectif du groupe de travail était de plancher sur une application de ces nouvelles règles d’ici à 2026. Moins de deux ans plus tard, le projet n’a toujours pas émergé, et il a fallu attendre une interview du président de l’UCI dans le quotidien Ouest-France pour qu’il refasse surface. Pour mieux être enterré enfoui derrière. “On a imaginé mettre en place un ‘Budget cap’ de l’ensemble des équipes et, paradoxalement, les équipes ne l’ont pas accepté. J’ai été étonné que ce soit plutôt les petites équipes qui le refusent”, a-t-il révélé, sans en dire plus sur les dirigeants qui auraient mis un frein à la proposition. Lappartient dit pourtant défendre l’idée : “Quand vous reprenez l’histoire du vélo, regardez La Vie Claire. Ils font 1, 2, 4, 7, 12 du Tour de France 1986. Et le budget de l’équipe, à l’époque, était, en proportion des autres, sans doute encore plus élevé qu’UAE. Je ne dis pas que c’était bien. Mais il y a toujours eu des équipes qui ont eu plus de moyens que d’autres. Le but est quand même de réguler un petit peu les choses. Et moi, je reste persuadé que le ‘Budget cap’ est un des éléments pour y arriver.”
Le président de l’UCI David Lappartient lors de la présentation du Grand Départ du Tour de France 2021 en Bretagne – Photo : ASO/Clara Langlois LablatinièreSelon une source venue du WorldTour interrogée par le média spécialisé Escape Collective, les équipes n’étaient pas contre cette proposition, mais souhaitaient plutôt une réforme économique plus large autour d’une implémentation d’un système de plafonnement des salaires. Il est en tout cas difficile de savoir ce qui était vraiment mis sur la table et quelle a été la réaction des équipes avec la seule voix de Lappartient, qui représente avant tout les intérêts de l’UCI.
Le président de la fédération a également évoqué la répartition des droits télés et de revenus des organisateurs à destination des équipes, une idée vieille comme la bicyclette qui revient chaque année sur la table. Il a aussi mis en avant un “désavantage” pour les équipes installées en France en raison de la fiscalité du pays. Mais David Lappartient pointe alors simplement un problème politique, alors que ce sujet de la taxation des équipes pourrait aussi faire l’objet d’une réflexion. Dans un podcast de RMC Sport qui a plus fait parler pour l’idée habituelle d’une billetterie sur certains événements cyclistes sur route (un projet qui semble également dater de Mathusalem), le patron de Groupama-FDJ Marc Madiot a justement proposé, pour garantir une certaine équité de taxation, de baser l’ensemble des équipes en Suisse “pour avoir le même coût social”. Ce serait déjà une première pierre vers une plus grande égalité entre des structures qui bénéficient parfois des largesses d’un pays pour éviter une charge salariale trop importante.
La tendance est malheureusement à une baisse des structures professionnelles, avec seulement 16 ProTeams (la division 2 du cyclisme) contre 23 dix ans plus tôt. Les budgets s’envolent et il devient difficile de suivre la tendance, au risque d’envisager des fusions, à l’image de Lotto et Intermarché-Wanty. La disparition d’Arkéa-B&B Hôtels et les récentes difficultés financières du Team Jayco-AlUla doivent également rappeler à l’UCI que les équipes restent encore et toujours très fragiles et qu’il est donc nécessaire de rassembler tous les acteurs autour de la table pour trouver une solution viable à l’avenir du cyclisme sur route. Pointer le seul refus des équipes est simple, mais il ne permet pas de faire avancer les discussions. Si le “Budget cap” n’a pas pris, il faut chercher d’autres solutions, débattre, se montrer innovant. Car l’avenir de la discipline en dépend.
Grégory Ienco
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L’infolettre du 10 novembre 2025 : les critériums post-saison, l’Euro de cyclo-cross…
Les critériums ont-ils encore un intérêt ?
La tradition est désormais bien ancrée en fin d’année : après la présentation du parcours du prochain Tour de France, à la mi-octobre, une partie du peloton s’envole pour Singapour puis le Japon pour deux critériums destinés à faire venir les stars du cyclisme masculin à l’autre bout du monde, dans des lieux encore rares pour le peloton. Les leaders féminines devront, elles, attendre encore quelques années avant d’avoir ce privilège, et seulement si l’organisation du Tour se décide à leur proposer une excursion du même type un jour. Car si l’objectif est bien de faire la promotion du vélo en Asie, une moitié de la population n’a pour l’heure même pas droit à une once de représentativité. Le fun et les voyages, c’est pour les participants du Tour de France masculin, un point c’est tout.
Que ce soit à Singapour ou Saitama, le public présent semble bien profiter de cette grande foire aux multiples animations. Des activités typiques pour les uns, de l’adresse et des dessins pour les autres, quelques autographes et photos, des initiations au vélo pour les plus petits : l’objectif est de passer un bon moment de part et d’autre des barrières. Car pour les cyclistes présents, ces critériums sont avant tout des vacances, une part de la pause sportive qu’ils prennent en octobre et novembre avant de relancer la machine pour la prochaine saison. Il ne faut donc pas s’attendre à des cyclistes au pic de leur forme pour la course prévue chaque dimanche à Singapour puis Saitama. On n’est évidemment plus à l’époque de la pause totale, qui faisait prendre plusieurs kilos et nécessitait une cure de reprise par la suite, mais la forme n’a évidemment rien de celle des Mondiaux ou du Tour de France.
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Alors, sur les critériums, la vitesse paraît logiquement plus faible. Et les attaques, programmées avant même le début de course, pour animer au mieux le public, sont bien plus poussives que ce qu’on voit le reste de la saison. Si cela était réservé aux seuls spectateurs sur le bord des routes, on n’en serait pas forcément choqué. Mais que ces événements soient retransmis en direct à la télévision et présentés comme des compétitions lambda offrent une autre perspective à l’événement. On peut ainsi voir en mondovision le sprint de Jonathan Milan à moins de 60 km/h ou l’attaque presque en facteur de Jonathan Vingegaard, quelques tours après avoir chuté sur la scène glissante du centre de convention de Saitama. Ou encore le retour de Ben Healy dans le peloton après avoir manqué un tour en raison d’une crevaison qui a pris plus d’une minute à être réparée… Les efforts sont risibles pour la personne qui tomberait par hasard sur ces courses qui n’en sont pas.
Ces critériums sont évidemment des fictions, écrites à l’avance pour célébrer le succès durant le reste de la saison de ces cyclistes. Mais en télévision ou dans la presse, on ne titre pas sur le succès populaire de ces événements, mais bien sur… les victoires de Jonathan Milan et Jonas Vingegaard. Comme si ces courses avaient une quelconque valeur sportive. Comme si l’aura du Tour de France avait accordé une nouvelle importance à ces épreuves qui ne servent que de démonstration. C’est surtout cette médiatisation à outrance de la moindre miette cycliste qui pose question. Ces événements ont justement pour objectif de faire connaître la discipline, de mettre des jeunes au deux-roues et de leur permettre de rencontrer des stars. Les caméras ne devraient être là que pour un éventuel documentaire, une mise en valeur du voyage. Ce n’est pas pour rien si les fameux critériums d’après-Tour de France, par ailleurs de moins en moins nombreux en raison de leur intérêt toujours plus limité dans un peloton qui gagne de mieux en mieux, ne diffusent aucune image de leur course en direct. Le passage sur la ligne d’arrivée du vainqueur suffit largement.
Ces courses d’ASO sont un moyen supplémentaire pour l’organisation de mettre en avant sa force de frappe sur le cyclisme professionnel, d’asseoir une certaine domination médiatique en proposant quasiment gratuitement à un grand nombre de médias le direct ou des extraits de ces courses. Une série de journalistes sont par ailleurs invités sur cette tournée asiatique (NDLR : j’ai moi-même profité d’invitations pour le Tour de Turquie ou la Tropicale Amissa Bongo par le passé), leur permettant de faire des interviews de fin de saison. La médiatisation de ces critériums est aussi pour eux un moyen de justifier leur présence. C’est ainsi qu’on se retrouve avec une série d’articles résumant béatement ces courses, comme n’importe quelle autre du calendrier UCI. Même si la valeur des victoires est nulle.
Ces critériums asiatiques ont donc un intérêt pour le public local et peuvent permettre d’ouvrir des vocations, même si une étude devrait un jour se pencher sur l’impact réel de ces événements sur la population visitée. Le public international pourrait pour sa part être tenu à l’écart de ces pièces de théâtre géantes. Cela permettrait ainsi de ne pas décrédibiliser un sport qui doit déjà se défendre sur bon nombre d’autres terrains. Le divertissement a ses limites, il serait temps de mieux les définir.
Grégory Ienco
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Les Émirats arabes unis accusés de financer les massacres au Soudan
Certains argueront qu’il ne s’agit pas de cyclisme, mais ces derniers mois, l’implication des conflits internationaux dans le peloton a été particulièrement mise en avant, avec le cas concret de l’équipe Israel Premier Tech. Le soutien affiché du co-propriétaire israélo-canadien Sylvan Adams pour le régime de Benjamin Netanyahu dans la guerre menée sur la bande de Gaza (qui a fait plus de 60.000 morts côtés palestinien et plus de 1.200 morts côté israélien depuis le massacre commis le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas) avait mené à de nombreuses manifestations, poussant finalement Adams à se retirer publiquement. L’actualité internationale peut donc bel et bien avoir de réelles conséquences sur le peloton.
En cette fin de saison, alors que le Slovène Tadej Pogacar a été célébré avec une statue en or à Abu Dhabi, lors du premier rassemblement de l’équipe UAE Team Emirates XRG en vue de la prochaine saison, de nombreuses associations ont alerté sur l’implication des Émirats arabes unis dans le massacre de la population au Soudan. Cela fait plus de deux ans qu’une guerre fait rage entre les autorités et les paramilitaires des Forces de soutien rapide du général Hemetti. plus de 650.000 personnes ont été déplacées et des milliers de personnes ont été tuées, même si leur nombre reste sujet à débat en raison du manque de communications avec cette région coupée du monde.
De nombreux témoignages récoltés par des organisations de défense des droits humains ont fait état d’exécutions sommaires, de violences sexuelles, de pillages, d’attaques et d’enlèvements de la part des FSR. Une enquête du site Middle East Eye, ajoutée à une autre de l’organisation Campaign Against Arms Trade, indiquent que ces exactions ont été commises avec des armes fournies par les Émirats arabes unis. Des armes souvent venues de pays européens, comme de l’usine FN Herstal en Belgique. Ce trafic international est dénoncé, mais encore très peu mis en lumière, notamment dans le débat politique des pays concernés.
Si les manifestations pour dénoncer le partenariat entre l’Émirat et l’équipe de Mauro Gianetti sont encore loin, il est important de rappeler ces faits et de ne pas ignorer le fait que de nombreuses équipes cyclistes sont malheureusement sponsorisées par des organismes qui ne respectent pas les droits humains (Bahrain Victorious) ou qui participent à leur manière au dérèglement climatique (INEOS Grenadiers, TotalEnergies…). La problématique est connue, répétée, mais elle mérite de s’y attarder de temps à autre, pour ne pas simplement suivre le cyclisme sans esprit critique.
Championnats d’Europe de cyclo-cross : le week-end des surprises
Le circuit du domaine militaire de Middelkerke, à quelques kilomètres du traditionnel Noordzeecross qui clôture chaque année le Superprestige, a offert un spectacle à la hauteur de son côté atypique. Un circuit rapide, et en même temps technique avec son passage dans les dunes et au bord de la mer du Nord. L’équilibre était difficile à trouver, mais malgré un soleil qui a asséché tout le parcours, le tracé a permis aux spécialistes de faire la différence tant sur la course à pied que lors de relances explosives ou de passages plus techniques sur le sable. La Néerlandaise Inge van der Heijden en a parfaitement profité pour aller conquérir le plus beau succès de sa carrière chez les élites femmes. L’ex-championne du monde espoir, aujourd’hui âgée de 26 ans, a pris un excellent départ et a profité de la bataille tactique entre les Néerlandaises Lucinda Brand et Aniek van Alphen, et l’Italienne Sara Casasola, équipière de Van der Heijden le reste de l’année, pour poursuivre en solitaire tout au long des 50 minutes de course.
Cette épreuve féminine a par contre été une vraie douleur pour la championne de Belgique Marion Norbert-Riberolle, larguée dès le départ et incapable de remonter par la suite. “J’ai connu beaucoup de stress au départ, mais je n’ai pas d’excuse. C’était la pire journée de ma saison”, a-t-elle admis au micro de la VRT, ajoutant qu’elle doit toujours beaucoup travailler mentalement à l’approche des grands championnats. “Je n’avais rien dans les jambes”, a confié celle qui a terminé en 13e position. La place de meilleure Belge revient à Laura Verdonschot (8e), pourtant elle aussi en souffrance : “Après un tour, je ne sentais plus rien dans mon pied gauche. Dans un bon jour, je devrais finir bien mieux. Mais la douleur est là. Un jour ça va, l’autre non. Je suis content d’avoir atteint l’arrivée”, a-t-elle indiqué à la VRT.
Côté masculin, la surprise est venue du Belge Toon Aerts, qui a dominé le champion d’Europe sortant Thibau Nys dans le sprint final, après une course serrée jusqu’au dernier tour. Les Belges et Néerlandais n’ont cessé de se rendre des coups sur les neuf tours proposés, mais il fallait finalement l’endurance pour tenir le rythme intense et s’imposer au bout d’un sprint parfaitement géré par Aerts, de nouveau champion d’Europe neuf ans après son premier titre continental. “Ma carrière avait commencé avec ce sacre européen. Et maintenant, je relance ma carrière avec cette victoire”, a lancé le coureur de 32 ans à l’arrivée, y voyant un signe, plus d’un an après son retour à la compétition après une suspension de deux ans pour un contrôle positif au letrozole, un produit qu’il a toujours contesté avoir volontairement ingéré. Le podium 100% belge est complété par l’ancien champion du monde espoir Joran Wyseure, confirmant son ascension parmi les professionnels.
Les courses dédiées aux jeunes ont été moins surprenantes, malgré des compétitions tout aussi disputées. Du côté des hommes, l’Italie a une nouvelle fois tiré le jackpot avec Mattia Agostinacchio qui a signé son premier sacre européen chez les espoirs (après les titres européen et mondial chez les juniors l’hiver dernier) et Filippo Grigolini, vainqueur chez les juniors. L’équipe belge a chaque fois dû se contenter de la médaille de bronze avec le favori Giel Lejeune chez les juniors et Kay De Bruyckere parmi les moins de 23 ans.
La Néerlandaise Leonie Bentveld a obtenu l’or chez les espoirs femmes, après avoir dominé la Française Celia Géry, blessée au coccyx et incertaine jusqu’au départ, alors que Shanyl De Schoesitter a obtenu une intéressante quatrième place. Chez les moins de 19 ans, la Tchèque Barbara Busková, déjà en argent la saison dernière, a glané le titre, là où la seule Belge engagée, Zita Peeters, a conclu en 15e place.
Notre photographe Alain Vandepontseele était à Middelkerke tout le week-end pour capturer les meilleurs clichés de ces championnats d’Europe : son travail est à découvrir en cliquant sur ce lien.
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Après le boom du cyclisme féminin, la gueule de bois ?
Quinze équipes au niveau WorldTour, des budgets qui grandissent par millions, des partenaires qui se battent pour s’afficher auprès du peloton : le cyclisme féminin a connu depuis une dizaine d’années une fameuse marche en avant, principalement grâce à une amélioration de la couverture télévisuelle et à une décision des grandes organisations (ASO, Flanders Classics…) d’enfin offrir des courses dignes de ce nom à ces femmes qui n’avaient jusqu’ici droit à des épreuves réduites, voire aucune classique du tout. L’avènement du Tour de France Femmes, qui est passé à neuf étapes cette année, a encore accéléré cette mise en avant d’un cyclisme qui n’attendait que cette professionnalisation pour dévoiler ses meilleurs atouts : des courses souvent plus indécises, plus animées que sur leurs parallèles destinés aux hommes. Cet essor s’est accompagné d’un grand festival de transferts, l’hiver dernier, confirmant le souhait de nombreuses équipes de se placer au sommet pour attirer de nouveaux partenaires, de l’argent frais, et poursuivre ainsi le cercle vertueux.
Sauf que la bulle qui n’a cessé de gonfler pourrait bien éclater, au risque de voir le peloton féminin subir une terrible gueule de bois. Quinze équipes feront toujours bien partie du WorldTour la saison prochaine, et huit formations seront au niveau inférieur, les ProTeams, soit une de plus qu’en 2025. Cela ne signifie toutefois pas forcément une augmentation du nombre de professionnelles au plus haut niveau. FDJ-Suez, qui avait marqué le mercato 2024-2025 avec les arrivées de Demi Vollering, Elise Chabbey ou Juliette Labous, a annoncé réduire son effectif à 16 coureuses, contre 18 en 2025, afin d’”optimiser (ses) coûts”, selon les mots du manager Stephen Delcourt dans La Nouvelle République. Il évoque cette décision par la difficulté de trouver des partenaires, alors que la crise couve dans de nombreuses entreprises, dans un climat mondial incertain.
La Néerlandaise Demi Vollering (FDJ-Suez) à l’attaque dans le finale des Strade Bianche féminin 2025. – Photo : RCS Sport/La PresseL’analyse de Natascha Knaven-den Ouden, qui a fondé NXTG Racing avant sa reprise par Soudal Quick-Step et qui poursuit la formation de jeunes cyclistes dans la structure relacée sous ce nom, est similaire. Sur Instagram, la Néerlandaise s’inquiète de cette réduction des effectifs et du manque de moyens évoqué par certaines formations. “Certaines équipes du WorldTour reviennent à des effectifs de 14 à 16 cyclistes, simplement parce que les salaires montent plus rapidement que les budgets. Alors que c’était censé créer plus d’espaces, cela devient de plus en plus restreint”, explique-t-elle. “Les équipes de développement réduisent leurs effectifs, les équipes continentales disparaissent et le calendrier en dessous du WorldTour demeure fragile”. Car il devient de plus en plus difficile pour les plus jeunes du peloton de se faire une place parmi les professionnelles quand les seules courses qui restent au calendrier sont destinées aux meilleures. “Le cyclisme féminin grandit en termes de visibilité et de budget, mais pas en profondeur. La base reste trop étroite pour supporter le poids de cette croissance”, déplore Natascha Knaven-den Ouden.
La manager dénonce notamment l’absence de calendrier complet pour les espoirs, voire les juniores, alors que la Coupe des nations de l’UCI vient encore d’être réimaginée, avec seulement cinq courses au programme. C’est simple : le calendrier international pour les moins de 19 ans consiste pour l’heure en une douzaine d’épreuves, sans plus. Impossible de grandir dans de telles conditions. Si les espoirs ont enfin droit à une course pour le titre de championne du monde, il n’y a toujours aucune autre course professionnelle (en dehors des championnats nationaux et continentaux) spécifiquement dédiée aux moins de 23 ans. Là encore, c’est une étape supplémentaire manquée pour des cyclistes qui ne peuvent compter que sur le bon vouloir d’équipes qui voudront croire en leur potentiel. Avec l’espoir que ce potentiel s’affiche directement dans les résultats, au risque de se retrouver sans contrat au bout d’une ou deux saisons, faute d’avoir fait leurs preuves.
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La solution proposée par Natascha Knaven-den Ouden est celle de l’arrivée d’un partenaire important qui pourrait bousculer la discipline avec une nouvelle manne financière dans l’organisation de courses et la formation de jeunes cyclistes. L’idée est séduisante, mais elle manque de sérieux pour assurer une base suffisante. L’important est effectivement de mettre en place une politique de formation au même niveau que les hommes, avec des catégories juniors et espoirs qui permettront de bien développer les jeunes talents. Il est par ailleurs important de promouvoir les structures de développement et de rendre la catégorie “ProTeams” plus intéressante pour permettre à la pyramide de retrouver sa forme. Plus de place en seconde division, cela signifiera une catégorie WorldTour plus solide à terme.
La mise en place de salaires minimum est une première étape, mais l’UCI devrait également réguler ces paies mensuelles, afin d’éviter des écarts trop importants entre la base et le sommet (cela vaut également pour les hommes) et assurer aux équipes des budgets plus raisonnables pour leur croissance prochaine.
Autant de solutions qui permettront au cyclisme féminin d’être plus pérenne et de ne pas craindre une disparition encore plus rapide que son essor. Cela serait triste de voir tous ces efforts réduits à néant en raison d’une économie mal réglée par ses dirigeants.
Grégory Ienco
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Cyclo-cross : Brand domine encore et toujours, le double visage de Nys
À une semaine des championnats d’Europe, le Koppenbergcross suivi du Rapencross de Lokeren ont été l’un des révélateurs des prochains favoris au maillot bleu et blanc étoilé. Le difficile cyclo-cross tracé sur les pentes du mont le plus redouté des Ardennes flamandes, aux abords d’Audenarde, n’a pas manqué sa réputation avec un circuit boueux à souhait et de nombreuses glissades pour émailler la journée de Toussaint. Le lendemain, sur un circuit technique mais moins usant que la veille, Lokeren accueillait seulement pour la cinquième fois de son histoire une épreuve qui devait sourire aux plus constants.
La Néerlandaise Lucinda Brand (Baloise Glowi Lions) a confirmé sur les deux courses la domination qu’elle compte poursuivre tout l’hiver. Sans faute sur le Koppenberg, elle a tout de même dû affronter un problème mécanique et une chute dans le sable à Lokeren pour finalement s’isoler dans les deux derniers tours et s’imposer brillamment. Victime de la boue la veille, la championne de Belgique Marion Norbert-Riberolle (Crelan-Corendon) a maintenu le lendemain sa réputation de bonne finisseuse, capable de deuxièmes moitiés de course canons pour s’offrir la deuxième place à Lokeren devant l’Italienne Sara Casasola (Crelan-Corendon), déjà troisième à Audenarde.
Les trois s’annoncent comme les favorites de la course européenne, samedi prochain à Middelkerke, alors que les Néerlandaises feront sans Ceylin del Carmen Alvarado, blessée, et Puck Pieterse, en vacances, mais aussi peut-être Fem van Empel (Team Visma | Lease a Bike), diminuée depuis le week-end dernier et contrainte à l’abandon sur le Koppenberg avant de renoncer à Lokeren. À Aniek van Alphen (Seven Racing) et Inge van der Heijden (Crelan-Corendon) d’assurer la présence “orange” sur la Côte belge.
Côté masculin, le champion d’Europe en titre Thibau Nys (Baloise Glowi Lions) a adressé un sacré message sur le Koppenberg en s’y imposant en costaud devant la surprise britannique, Cameron Mason (Seven Racing). Mais le lendemain, après avoir manqué sa pédale dès le coup de feu du départ, le Belge a enchaîné les erreurs et les changements de vélo, pour finir péniblement 15e à Lokeren. Le Belge Michael Vanthourenhout (Pauwels Sauzen-Altez Industriebouw), victime d’un jour sans la veille, s’est pour sa part réveillé sur le Rapencross et conclu en deuxième position derrière un impressionnant Joris Nieuwenhuis (Ridley Racing Team), qui a pris une option sur une place de favori pour le titre européen. Le Néerlandais Pim Ronhaar (Baloise Glowi Lions), troisième samedi, le Belge Niels Vandeputte (Alpecin-Deceuninck), troisième dimanche, ne sont pas non plus à effacer, pas plus que le Belge Emiel Verstrynge (Crelan-Corendon), en verve depuis le début de saison. Les deux courses pour le titre continental s’annoncent en tout cas bien plus ouvertes que par le passé !
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L’infolettre du 27 octobre 2025 : parcours du Tour de France 2026, les licences WorldTour, Mondiaux sur piste…
Un Tour de France crescendo et un Tour de France Femmes historique
C’est toujours un événement particulier en fin de saison : la présentation des parcours du Tour de France revêt une certaine importance pour les amatrices et amateurs de cyclisme, déjà en manque de compétition en cette fin de mois d’octobre et prêts à dessiner les scénarios idéaux du prochain rendez-vous estival à la seule lecture des premiers profils dévoilés. La divination n’est pas encore un sport olympique, mais les pronostics vont bon train quand Marion Rousse et Christian Prudhomme annoncent en grande pompe les prochaines étapes de la course au maillot jaune.
Ainsi, donc, un seul scénario était en question dès jeudi au Palais des Congrès de Paris : le tracé de la 113e édition masculine du Tour, entre Barcelone et Paris, pourra-t-il permettre de bousculer l’hégémonie de Tadej Pogacar ? Sans se poser la question de savoir si le Slovène ira bien à la chasse d’un cinquième succès final. Mais les spéculations n’ont pas cessé depuis la révélation des 21 étapes de la prochaine édition. Comme si aucun autre concurrent ne pouvait se satisfaire de ces routes.
L’organisation du Tour a une nouvelle fois misé sur un tracé de plus en plus difficile, avec une troisième semaine particulièrement rude. Cela débute à Barcelone par un contre-la-montre par équipes particulier : comme sur les dernières éditions de Paris-Nice, le temps sera pris sur le premier coureur de chaque formation franchissant la ligne d’arrivée au sommet de Montjuic. L’arrivée dans les Pyrénées sera plus douce qu’attendue avec une étape vers Les Angles, et une arrivée inédite jusqu’au cirque de Gavarnie (18,7 km à 3,7% de moyenne), après un passage sur le Tourmalet.
Si les sprinteurs devraient avoir entre cinq et sept occasions de briller, le peloton s’aventurera par ailleurs sur toutes les chaînes montagneuses de l’Hexagone : le Massif central sera à l’honneur avec une arrivée désormais classique au Lioran, après le col du Perthus notamment. Place ensuite aux Vosges avec un premier passage sur le Ballon d’Alsace sur la 13e étape, avant une arrivée difficile au Markstein en passat par le Grand Ballon, le Ballon d’Alsace – encore – et le nouveau col du Haag, dans la forêt vosgienne.Le Jura suivra avec une montée rugueuse vers le Plateau de Solaison (11,3 km à 9,1% de moyenne) en clôture de la deuxième semaine de course.
Cela annoncera le seul contre-la-montre individuel de l’épreuve, entre Évian et Thonon-les-Bains, soit 26 kilomètres encore une fois bien vallonnés. Les Alpes concluront cette troisième semaine folle, avec Orcières-Merlette le jeudi, une première arrivée sur l’Alpe d’Huez via ses 21 virages les plus célèbres le vendredi et une deuxième passage par un autre versant de l’Alpe d’Huez le samedi, au bout d’une étape dantesque de 5.600 mètres de dénivelé avec la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier et le col de Sarenne en apéritifs.
Les puncheurs pourront au moins profiter de l’étape finale tracée autour de Paris, avec une nouvelle triple boucle autour de Montmartre et la désormais célèbre rue Lepic. Les sprinteurs attendront, eux, une nouvelle occasion de briller sur les Champs-Élysées… un jour. L’objectif affiché est en tout cas de retarder au mieux l’échéance du maillot jaune, mais si un certain Slovène se présente effectivement au départ, nul doute qu’il profitera déjà des Pyrénées ou du Massif central pour faire parler sa puissance.
Le parcours de la 113e édition masculine du Tour de France :
Samedi 4 juillet 2026 – 1re étape : Barcelone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (19 km, contre-la-montre par équipes ⏱️)
Dimanche 5 juillet 2026 – 2e étape : Tarragone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (182 km)
Lundi 6 juillet 2026 – 3e étape : Granollers 🇪🇸 > Les Angles (196 km)
Mardi 7 juillet 2026 – 4e étape : Carcassonne > Foix (182 km)
Mercredi 8 juillet 2026 – 5e étape : Lannemezan > Pau (158 km)
Jeudi 9 juillet 2026 – 6e étape : Pau > Gavarnie-Gèdre (186 km)
Vendredi 10 juillet 2026 – 7e étape : Hagetmau > Bordeaux (175 km)
Samedi 11 juillet 2026 – 8e étape : Périgueux > Bergerac (182 km)
Dimanche 12 juillet 2026 – 9e étape : Malemort > Ussel (185 km)
Lundi 13 juillet 2026 – Journée de repos dans le Cantal
Mardi 14 juillet 2026 – 10e étape : Aurillac > Le Lioran (167 km)
Mercredi 15 juillet 2026 – 11e étape : Vichy > Nevers (161 km)
Jeudi 16 juillet 2026 – 12e étape : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (181 km)
Vendredi 17 juillet 2026 – 13e étape : Dole > Belfort (205 km)
Samedi 18 juillet 2026 – 14e étape : Mulhouse > Le Markstein (155 km)
Dimanche 19 juillet 2026 – 15e étape : Champagnole > Plateau de Solaison (184 km)
Lundi 20 juillet 2026 – Journée de repos en Haute-Savoie
Mardi 21 juillet 2026 – 16e étape : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26 km – CLM individuel ⏱️)
Mercredi 22 juillet 2026 – 17e étape : Chambery > Voiron (175 km)
Jeudi 23 juillet 2026 – 18e étape : Voiron > Orcières-Merlette (185 km)
Vendredi 24 juillet 2026 – 19e étape : Gap > Alpe d’Huez (128 km)
Samedi 25 juillet 2026 – 20e étape : Le Bourg d’Oisans > Alpe d’Huez (171 km)
Dimanche 26 juillet 2026 – 21e et dernière étape : Thoiry > Paris/Champs-Élysées (130 km)
Le Tour de France Femmes compte pour sa part écrire sa propre histoire avec un déplacement cinq jours après l’arrivée de l’épreuve masculine, confirmant l’ambition de faire de la Grande Boucle féminine une épreuve à part entière. Aussi par rapport au reste du calendrier féminin. Car cette cinquième édition visera encore plus haut avec 1.175 kilomètres de distance et près de 18.800 mètres de dénivelé positif, des records pour des Grands Tours contemporains.
Cela passera par un contre-la-montre individuel de 21 kilomètre dans les vignobles bourguignons, annonçant enfin un retour possible des rouleuses dans la course au maillot jaune. Le final sera également particulièrement usant avec deux étapes explosives dans le Beaujolais puis la vallée du Rhône, en vue d’une première arrivée sur le Mont Ventoux, nouveau mythe enfin escaladé par le peloton du Tour de France Femmes. L’avant-dernière étape sera plus typé pour les baroudeuses avant une dernière journée terrible, avec quatre fois le col d’Èze au programme, dont la dernière fois à 15 kilomètres de l’arrivée finale à Nice.
Le tracé s’annonce plus équilibré que celui proposé cette saison, avec bien plus de possibilités de bousculer le classement général, au-delà du juge de paix attendu que sera le Mont Ventoux lors de l’antépénultième étape.
Le parcours de la 5e édition féminine du Tour de France :
Samedi 1er août 2026 – 1re étape : Lausanne 🇨🇭 > Lausanne 🇨🇭 (137 km)
Dimanche 2 août 2026 – 2e étape : Aigle 🇨🇭 > Genève 🇨🇭 (149 km)
Lundi 3 août 2026 – 3e étape : Genève 🇨🇭 > Poligny (157 km)
Mardi 4 août 2026 – 4e étape : Gevrey-Chambertin > Dijon (21 km, CLM individuel ⏱️)
Mercredi 5 août 2026 – 5e étape : Mâcon > Belleville-en-Beaujolais (140 km)
Jeudi 6 août 2026 – 6e étape : Montbrison > Tournon-sur-Rhône (153 km)
Vendredi 7 août 2026 – 7e étape : La Voulte-sur-Rhône > Mont Ventoux (144 km)
Samedi 8 août 2026 – 8e étape : Sisteron > Nice (175 km)
Dimanche 9 août 2026 – 9e et dernière étape : Nice > Nice (99 km)
WorldTour : Jayco AlUla et Liv AlUla Jayco, surprenants absents des candidats provisoires à une licence
Alors que la saison 2025 s’est doucement achevée, la prochaine est déjà bien en route avec l’annonce par l’Union Cycliste Internationale (UCI) de la liste des candidats aux statuts de WorldTeams et de ProTeams, les deux premières divisions cyclistes, pour 2026. Quelques surprises ont marqué cette première liste provisoire, alors qu’une décision définitive de l’UCI sur ces licences n’est pas attendue avant le 10 décembre prochain.
Ainsi, 19 équipes ont fait une demande pour faire partie du WorldTour masculin de 2026 à 2028. On retrouve notamment dans cette liste Cofidis qui n’a pas obtenu les points nécessaires pour conserver une licence, ainsi que Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team (le nom du fournisseur de cycles s’est ajouté à Q36.5) qui n’a pas non plus rempli de critère sportif suffisant cette saison. D’autre part, comme attendu, Lotto a bien déposé une demande pour la fusion Lotto/Intermarché-Wanty prévue en 2026. Par contre, Jayco AlUla ne fait pas partie de cette liste, sans grande explication. Mais comme expliqué, la décision définitive autour des licences n’est prévue qu’en décembre et tout dossier peut encore être déposé d’ici là.
Côté féminin, 16 équipes ont fait une demande, parmi lesquelles Cofidis, qui n’a cependant pas réuni le critère sportif pour bénéficier d’une place parmi le WorldTour la saison prochaine. Comme chez les hommes, Liv AlUla Jayco est la grande absente de la liste.
Du côté des ProTeams, c’est la soupe à la grimace : on passera de sept à six équipes féminines de deuxième division la saison prochaine (avec l’arrivée notamment de Ma Petite Entreprise, en France, et de Lotto Ladies), alors que seuls 16 candidats tenteront d’accéder au statut ProTeam chez les hommes (dont la nouvelle équipe américaine de George Hincapie, Modern Adventure Pro Cycling, et la structure italienne MBH Bank CSB Ballan), là où on retrouvait 27 structures sous cette licence en 2018… Une confirmation de l’évolution d’un cyclisme à deux vitesses, qui ne laisse plus aucune place aux petits budgets sans vision d’avenir.
La liste des candidats au WorldTour :
HOMMES
FEMMES
La liste des candidats au statut ProTeam :
HOMMES
FEMMES
Mondiaux sur piste : la Belgique en verve, même sans Kopecky
La sélection belge de cyclisme sur piste a brillé cette semaine sur le vélodrome de Santiago du Chili, à l’occasion des championnats du monde de la discipline. Les attentes étaient effectivement grandes par rapport à la nouvelle génération présente en Amérique du Sud, alors que la star du groupe, Lotte Kopecky, avait annoncé son forfait à la suite d’une saison difficile et d’une blessure à une vertèbre, début septembre. Malgré cette absence, les jeunes pousses ont parfaitement profité de l’occasion pour se mettre en avant.
La Belgique repart ainsi du Chili avec un titre mondial, comme l’an dernier. Lindsay De Vylder (30 ans) n’a pu prolonger sur l’omnium, conclu en troisième position, mais il a obtenu un premier maillot arc-en-ciel sur la course à l’américaine, au côté de Fabio Van den Bossche (25 ans), au bout d’une heure parfaitement maîtrisée. La jeune Hélène Hesters (20 ans), déjà sacrée championne d’Europe chez les juniors et les espoirs, a obtenu une médaille de bronze sur la course à l’élimination, confirmant sa progression constante sur ses épreuves d’endurance stratégique.
La collecte de médailles aurait encore pu être plus fructueuse : Shari Bossuyt (25 ans), de retour de suspension l’été dernier, a dû se contenter de… trois quatrièmes places. Classée deuxième de l’omnium avant la quatrième et dernière épreuve, l’ex-championne d’Europe de la discipline, a subi la loi de la favorite néerlandaise Lorena Wiebes et n’a pu enchaîner les sprints pour glaner une médaille. Le lendemain, Bossuyt, accompagnée de Katrijn De Clercq (23 ans), est encore passée tout près du podium lors d’une course à l’américaine minée par les chutes. Malgré un finish costaud pour gagner le sprint final, les deux concurrentes belges ont terminé à cinq points du bronze. Enfin, lors de la poursuite par équipes, Bossuyt, De Clercq, Hesters et Luca Vierstraete (19 ans) ont également terminé quatrièmes, battues par la Grande-Bretagne, soit la meilleure performance de la sélection féminine belge aux Mondiaux.
Autre satisfaction belge, Lowie Nulens (19 ans) a battu un nouveau record de Belgique sur la vitesse individuelle avec un temps de 9.836 secondes en qualifications. Il a ensuite été battu en seizièmes de finale. Jules Hesters espérait, pour sa part, faire aussi bien que sa sœur avec le bronze sur le scratch, mais il a été déclassé en raison d’une touche sur le concurrent portugais Iuri Leitão. Ce que le Gantois a dénoncé, estimant que c’est son adversaire qui a touché sa chaussure durant le sprint final.
Par contre, l’équipe masculine de poursuite a connu une sacrée contre-performance avec une élimination en qualifications pour Lindsay De Vylder, Fabio Van den Bossche, accompagnés de Jasper De Buyst (31 ans) et Noah Vandenbranden (23 ans), à plus de huit secondes du record de Belgique. L’équipe devait faire face, il est vrai, à l’absence de Tuur Dens (25 ans), victime d’une lourde chute à l’entraînement.
Ces Mondiaux ont été marqués par la domination néerlandaise, avec Harrie Lavreysen qui s’est offert les quatre titres mondiaux des disciplines de vitesse (keirin, kilomètre, vitesse individuelle et par équipes), mais aussi Hetty van de Wouw qui en a glané trois (kilomètre, vitesse individuelle et par équipes) et Lorena Wiebes qui a dominé deux disciplines (scratch et omnium). On notera également la belle course d’adieu de l’Italien Elia Viviani qui, avant sa retraite professionnelle à l’âge de 36 ans, s’est offert un troisième et dernier titre mondial sur la course à l’élimination.
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L’infolettre du 20 octobre 2025 : la fusion Lotto-Intermarché, la course au WorldTour…
La fusion Lotto-Intermarché se fera, mais à quel prix ?
C’était la grande incertitude de ces dernières semaines. Malgré tous les indices pointant vers la concrétisation d’une fusion entre Lotto et Intermarché-Wanty, aucun communiqué des deux équipes n’était parvenu depuis l’annonce du projet cet été, en plein cœur du Tour de France. Sans annonce officielle de l’un ou l’autre acteur ou actrice du dossier, il est effectivement difficile de savoir dans quelle mesure les avancées sont réelles ou non. Car au-delà de l’annonce, de nombreuses questions restent jusqu’ici en suspens, avec seuls quelques bruits de couloir disséminés dans la presse quotidienne belge pour comprendre l’ampleur du projet.
Quels coureurs feront partie de l’effectif final ? Qu’en sera-t-il du staff ? Quels sponsors resteront finalement à bord ? Comment l’équipe s’appellera-t-elle dès le 1er janvier 2026 ? Quelle licence sera effectivement utilisée ? Une licence WorldTour est-elle définitivement acquise avec ce rapprochement ? Quid des équipes de développement des deux structures ? Et de la formation féminine de Lotto ? Le budget sera-t-il tout simplement additionné ? Les informations sont égrainées, sans vraiment comprendre les détails de la future entité. On sait, grâce aux indiscrétions du Soir, de la DH, du Laatste Nieuws et du Nieuwsblad, qu’à la suite du départ du CEO de Lotto Stéphane Heulot, le projet devrait être porté par le patron d’Intermarché-Wanty, Jean-François Bourlart, son responsable sportif Aike Visbeek et le dirigeant sportif de la Lotto, Kurt Van de Wouwer. Captains of Cycling, l’entreprise derrière l’équipe Lotto, a pour sa part confirmé avoir déposé le dossier de demande de licence auprès de l’Union Cycliste Internationale (UCI), ce qui semble indiquer que la licence sera sa propriété. Orbea devrait pour sa part fournir les cycles, comme chez Lotto.Dans le même temps, les inquiétudes embrument la volonté de réussite : on a ainsi appris via Le Soir/Sudinfo le licenciement de plusieurs mécaniciens et soigneurs, alors que la presse flamande a déterré les comptes de la société derrière Intermarché-Wanty, confirmant une dette de près de 2,5 millions d’euros à éponger fin 2023. De même, une seule équipe de développement devrait finalement être sauvée, au détriment de la seconde, alors que l’équipe féminine pourrait aussi survivre aux coupes budgétaires. Il reste également les coureurs : 38 sont annoncés sous contrat pour 2026, mais il n’y aura que 30 places, au mieux, disponibles. Il est toujours pour l’heure impossible de savoir qui aura quel contrat, ce qui ennuie furieusement Adam Hansen, le président des Cyclistes Professionnels Associés (CPA), qui s’est fendu d’une réaction sur X (anciennement Twitter) ce week-end sur la situation de ces… 44 cyclistes (selon ses comptes) incertains sur leur avenir.
“J’ai eu un appel avec l’UCI et les deux équipes et j’ai réclamé une liste claire des 30 coureurs qui restent et des 14 autres qui ne restent pas. (…) Les coureurs méritaient de connaître leur situation, et ils auraient dû la connaître des mois plus tôt. (…) Il a été demandé aux coureurs de me contacter individuellement s’ils veulent savoir où ils se situent. La liste ne sera pas partagée publiquement”, a-t-il expliqué. “Le CPA ne devrait pas être l’organisation qui annonce ce genre d’informations, et pas en octobre. (…) Cette expérience a clarifié le fait que nous ne devons travailler avec l’UCI pour créer un protocole plus strict, qui protège vraiment les coureurs dans ces situations”. Bref, sur le plan humain, cette fusion ne semble pas se dérouler sous les meilleurs augures et risque de laisser des traces. Et ce, alors que deux des équipes historiques du bassin belge vont disparaître en une seule entité encore insondable. Mais Adam Hansen reste optimiste : “Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons nous concentrer pour avancer de la meilleure manière possible pour les coureurs.”Dans les coulisses, ça bataille en tout cas pour savoir quels cyclistes pourraient finalement devenir libres dès l’annonce officielle de l’effectif 2026 de la nouvelle équipe deux-en-un. Biniam Girmay pourrait filer chez Israel-Premier Tech (qui changera de nom prochainement), Louis Barré est cité chez UAE Team Emirates XRG, alors qu’Arne Marit est annoncé en partance, pour laisser place au cyclo-crossman Toon Aerts qui a donné satisfaction durant ses quelques mois d’intérim chez Lotto. Arnaud De Lie, Jarno Widar, Gerben Thijssen ou encore Huub Artz devraient, eux, toujours faire partie de l’aventure.
Malgré toute la bonne volonté affichée dès cet été, le manque de communication autour du projet, que ce soit en interne ou en externe, confirme une impression de précipitation entre les dirigeants de Lotto et d’Intermarché-Wanty, dans un peloton en pleine mutation, où les millions doivent désormais se compter par dizaines pour assurer sa place dans le WorldTour. Le projet semble jusqu’ici flou. Or, c’est justement un leitmotiv clair, une transparence sur les objectifs, une pyramide de développement bien établie et un esprit collectif qui peuvent aujourd’hui permettre de jouer dans la cour des grands, comme l’a prouvé Uno-X Mobility, qui a rempli tous ces critères depuis ses débuts en 2017. Résultat : le groupe norvégien mené par Thor Hushovd s’annonce en 2026 dans le WorldTour, moins de dix ans après ses débuts.
Grégory Ienco
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Voici qui monte et qui descend en 2026
La saison sur route s’est officiellement conclue dimanche en Chine, pour les femmes, sur le Tour de Guangxi, et en Italie, pour les hommes, lors de la Veneto Classic. Ces deux courses ont terminé de clôturer définitivement le classement UCI de la saison 2025, ainsi que les classements cumulés destinés à désigner les candidats à une licence WorldTour pour les trois prochaines saisons.
HOMMES
Du côté masculin, il reste encore beaucoup d’incertitudes, comme cela a été expliqué plus haut, en raison de la fusion de Lotto et d’Intermarché-Wanty et de la disparition probable d’Arkéa-B&B Hôtels. En effet, parmi les deux équipes promues dans le WorldTour (selon le critère sportif uniquement), on retrouve Israel-Premier Tech et… Lotto, qui va justement se rassembler avec Intermarché-Wanty, ce qui devrait laisser une licence disponible pour le 19e, à savoir Uno-X Mobility.
Arkéa-B&B Hôtels, qui devrait de toute façon s’arrêter d’ici au 31 décembre, et Cofidis n’ont pour leur part pas réussi à se maintenir au plus haut niveau, face à Team Picnic-PostNL et XDS Astana Team notamment. Cela s’est finalement joué à un peu plus de 400 points pour Cofidis, qui n’a rien pu faire face aux résultats d’Uno-X en Europe, pendant qu’Ion Izagirre ou Stanislaw Aniolkowski ont essayé d’offrir quelques points à la formation nordiste en Asie.
En 2026, trois ProTeams (au lieu de deux) pourront finalement bénéficier d’une invitation automatique pour l’ensemble des courses du WorldTour. Il s’agit des trois meilleures ProTeams de 2025. Normalement, Uno-X, Tudor et Israel-Premier Tech dominent ce classement. Mais Uno-X et Israel-Premier Tech bénéficieront d’une licence WorldTour, ce qui laissera donc une invitation à Tudor, Q36.5 et… Cofidis, qui devrait obtenir ce sésame grâce à la disparition d’Arkéa-B&B Hôtels.
Enfin, autre nouveauté pour 2026, seules les ProTeams classées dans le Top 30 de la saison précédente pourront bénéficier d’une invitation pour un Grand Tour (Tour d’Italie, de France et d’Espagne). Cela signifie que Solution Tech-Vini Fantini et Euskaltel-Euskadi ne pourront pas être sur cette liste. Cela s’est joué pour 220 points pour la formation italienne, qui n’avait de toute façon pas pu courir le Giro cette saison non plus, faute de cadeau de l’organisation transalpine.
FEMMES
Dans le peloton féminin, peu de surprises dans le classement sur deux ans prévu pour les prochaines licences WorldTour. L’équipe Roland Le Dévoluy termine 17e sur les 15 meilleures pouvant bénéficier d’une place en première division et quittera donc l’élite de 2026 à 2028. EF Education-Oatly et VolkerWessels pourront pour leur part déposer un dossier au vu de leur 11e et 15e place respectives.
Ce sont les équipes Laboral Kutxa-Fundacion Euskadi et Cofidis qui pourront bénéficier d’une invitation automatique pour les épreuves WorldTour de la saison 2026, avec Lotto Ladies en poursuite.
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L’infolettre du 6 octobre 2025 : un calendrier surchargé, les revanches de l’Euro…
Une fin de saison à redessiner
Que d’intenses compétitions en cette fin de saison ! Les championnats du monde sur route à Kigali ont précédé les championnats d’Europe sur route en Drôme et Ardèche, avant les championnats du monde de gravel prévus aux Pays-Bas le week-end prochain, puis les championnats du monde de cyclisme sur piste, au Chili, deux semaines après. On en viendrait presque à remercier l’Union Cycliste Internationale (UCI) de ne pas avoir avancer les championnats du monde de VTT, disputés fin août et début septembre en Suisse, afin d’éviter l’overdose de médailles. On en oublierait presque que ces événements déterminants pour les maillots distinctifs de ces douze prochains mois sont entourés du Tour d’Espagne, du Tour de Lombardie, de Paris-Tours… Autant d’épreuve qui font déjà frissonner les spectateurs en cette deuxième partie de saison.
Après une année qui a semblé déjà intense de bout en bout, entre exploits en solitaire et batailles épiques entre grands noms de la discipline, l’asphyxie n’est pas loin. La gestion des entraînements et des stages devient à ce point professionnel que les grands champions parviennent à assurer deux à trois pics de forme sur l’année, à l’image de Remco Evenepoel et Tadej Pogacar qui parviennent encore à batailler fin septembre et début octobre, après avoir déjà enchaîné les bagarres en avril sur les classiques ardennaises. Certains s’y sont cassés les dents, à l’image de Mathieu van der Poel, à son meilleur niveau en avril et en juillet, des classiques flandriennes au Tour avant de souffrir sur son principal objectif de l’année, les Mondiaux de VTT. Sa décision d’arrêter sa saison après ce rendez-vous confirme la fatigue accumulée, l’usure mentale, la difficulté d’enchaîner autant de compétitions intenses, même avec quelques semaines d’écart.
Alors, serait-il temps de réimaginer un calendrier pour permettre à toutes et tous d’éviter l’épuisement et aux organisations d’obtenir un intérêt plus important encore ? Car la fatigue peut aussi toucher le public qui n’est pas qu’un groupe de supporters acharnés prêts à suivre toutes les épreuves de janvier à octobre. Les championnats du monde sur route fin septembre, cela semble être devenu une tradition inévitable depuis le déménagement de date décidé à la fin des années 90. Mais les championnats d’Europe sur route semblent, eux, se chercher une place dans l’agenda. Parfois imaginé fin août, désormais début octobre, l’Euro se positionne dès qu’il y a un espace libre… Si cela a permis de faire la transition avec les Mondiaux au Rwanda cette saison et d’attirer Remco Evenepoel, Tadej Pogacar, Juan Ayuso, Paul Seixas, Demi Vollering, Marlen Reusser, Elisa Longo Borghini, Kasia Niewiadoma et d’autres cette année, il n’est pas certain que ces mêmes leaders enchaînent ces deux championnats les prochaines saisons également. L’an prochain, l’Euro se déroulera du 3 au 7 octobre, soit une semaine après les Mondiaux de Montréal, et l’organisation a décidé de placer les courses en ligne avant les contre-la-montre pour espérer voir le peloton des championnats du monde sur les courses disputées ensuite en Slovénie (lire ci-dessous). Mais avec le décalage horaire, il sera bien plus difficile de récupérer qu’entre Kigali et la Drôme…
La Néerlandaise Demi Vollering en tête de la course en ligne des championnats d’Europe de cyclisme sur route en Drôme-Ardèche, le 4 octobre 2025. – Photo : UEC/Sprint Cycling AgencyAlors, pourquoi ne pas placer l’Euro après les classiques ardennaises ? Ou après le Tour de France et le Tour de France Femmes ? En tout cas à la suite d’un autre segment important de la saison afin d’attirer des stars qui seraient prêtes à prolonger leur pic de forme pour un titre européen. De même, on peut s’interroger sur la place des championnats du monde de gravel, qui semblent se caler sur la saison sur route. Pourtant, les courses de gravel se disputent tout au long de l’année, avec un pic à la fin mai avec l’Unbound Gravel, au Kansas, qui fait office de championnats du monde officieux. Un rendez-vous en fin de printemps n’aurait-il pas plus de sens ? Le problème vient du fait que l’UCI souhaite satisfaire les spécialistes de la route qui aimeraient aussi s’essayer au gravel au moins une fois par an. Cela permet d’avoir des Mathieu van der Poel ou Marianne Vos champions du monde, mais quid de la représentation de disciplines qui ont justement l’habitude de naviguer hors des sentiers macadamisés ?
L’idée de championnats du monde tous disputés en août, comme cela se fait tous les quatre ans en un endroit particulier. Cela s’est fait à Glasgow en 2023 et ce sera organisé en Haute-Savoie en 2027. Si on ne peut évidemment disputer tous les Mondiaux de l’ensemble des disciplines cyclistes en un endroit tous les ans, on pourrait très bien imaginer rassembler tous les Mondiaux tous les ans au mois d’août, mais en des lieux différents. Cela permettrait simplement d’avoir un point d’orgue en milieu de saison pour l’ensemble des disciplines (à l’exception de la piste et du cyclo-cross pour conserver deux moments importants durant l’hiver). Cela pourrait finalement remodeler le calendrier au mieux, sans atteindre l’épuisement affiché par certaines et certains cet automne. La proposition a déjà été évoquée par l’UCI par le passé, pourquoi ne pas profiter des championnats du monde multi-disciplines tous les quatre ans pour initier le changement annuel ?
Grégory Ienco
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La nouvelle balade de Pogacar, les revanches de Widar et Vollering
Vous avez aimé le solo de 66 kilomètres de Tadej Pogacar à Kigali ? Vous adorerez le solo de 75 km de Tadej Pogacar à Guilherand-Granges. Sur le parcours vallonné des Boucles Drôme-Ardèche qui animent habituellement la fin février, le Slovène a emporté son premier titre européen au bout d’un nouvel exploit qu’il a désigné comme la signature de sa carrière. “J’ai choisi de partir devant. Je savais que j’étais capable d’avoir un écart important. Mais j’ai eu de très bons adversaires qui n’ont cessé de chasser derrière moi. J’ai dû poursuivre cet effort très longtemps”, a-t-il admis après sa 18e (!) victoire de la saison. “Pogi” a en effet dû se démener, mais il n’a jamais semblé perdre la course de contrôle, malgré une belle tentative belge de le déstabiliser. C’est cette fois Remco Evenepoel qui a anticipé le mouvement de son rival en attaquant sur la deuxième des trois ascensions de Saint-Romain-de-Lerps, à plus de 105 kilomètres du but. Les Belges se retrouvaient avant un nouveau passage sur la ligne d’arrivée avec quatre éléments contre le seul Pogacar, confirmant un avantage numéraire très rare.
Cela n’a pourtant pas suffi à mettre à mal l’œuvre du leader d’UAE Team Emirates : c’est cette fois le champion du monde qui anticipait l’offensive belge dans la dernière montée du grand col du jour. Evenepoel, dans le rouge, devait rapidement céder face au rythme soutenu d’un puncheur insaisissable. “J’ai dû lâcher sur la dernière partie raide avant de me remettre de cet effort. J’ai ensuite pu retrouver un bon rythme. Au sommet, l’écart n’était que de trente secondes, on n’avait donc pas complètement explosé”, a admis Evenepoel au micro de la RTBF. La collaboration n’a cependant jamais été exceptionnelle, obligeant le Belge à une nouvelle poursuite en solitaire derrière un autre rouleur hors pair. Il a beau être champion du monde du contre-la-montre, Evenepoel n’a jamais réussi à reprendre que quelques secondes ci et là, loin d’être suffisant par rapport à la minute concédée par le passé. “De manière générale, je suis heureux d’avoir bien résisté et d’avoir pu lui mettre un peu de pression. Je me suis bien battu, c’est la place que je méritais”, a-t-il encore confié, avec un léger sourire, admettant qu’il ne pouvait faire mieux que deux titres et deux deuxièmes places en seulement deux semaines, entre le Rwanda et la France. On a fait pire comme bilan… Mais Pogacar, lui, a aussi deux autres titres.
La veille, la Belgique avait cette fois réussi à mener la barque jusqu’aux étoiles. Sur un tracé court mais exigeant, le leader Jarno Widar a prouvé qu’il n’était pas qu’un grimpeur habitué de l’endurance, mais aussi un explosif qui peut faire la différence sur des efforts de cinq minutes. Sur la dernière ascension de la terrible côte du Val d’Enfer, il a fait parler son punch pour déborder l’Irlandais Liam O’Brien et s’isoler pour les huit derniers kilomètres jusqu’à l’arrivée. Un titre européen célébré avec rage sur la ligne d’arrivée, comme pour exorciser la déception de Kigali, sur une course que l’équipe nationale des moins de 23 ans avait pris trop tôt en mains et où le leader vivait un jour sans. “Je ne considère pas comme une revanche. Mais c’est toujours beau quand un plan se déroule comme prévu”, a-t-il directement prévenu à la presse belge. Il s’agissait surtout du dernier aboutissement de sa formation parmi les espoirs, durant cette dernière saison qu’il avait cochée comme nécessaire avant son arrivée parmi des professionnels de plus en plus jeunes. Widar a voulu prendre le temps d’apprendre, et il a bien appris entre déceptions, défaites cinglantes, exploits et victoires prestigieuses. Sa deuxième place sur le Tour de l’Avenir derrière un Paul Seixas seulement meilleur sur les contre-la-montre et son titre européen confirment ses qualités. L’an prochain, il découvrira normalement le Tour d’Italie et d’autres classiques et courses WorldTour d’une semaine. Pour une nouvelle découverte à son rythme.
Une autre œuvre collective se dévoilait samedi après-midi, avec la parfaite partition des Néerlandaises pour mener Demi Vollering au sommet. Après la neutralisation des favorites à Kigali, il n’était pas question de laisser des attaquantes filer et de se regarder à nouveau dans les côtes françaises. Cette fois, la vague orange s’est portée à l’avant, a contrôlé dès le kilomètre zéro et Demi Vollering a parfaitement conclu le travail par un solo de 38 kilomètres, pendant qu’Anna van der Breggen contrôlait la poursuite dans la roue de Kasia Niewiadoma, en deuxième rideau. Le tout pour conquérir un premier maillot international, une anomalie enfin corrigée à 28 ans. “Il y a parfois des déceptions, comme aux Mondiaux, mais il s’agissait d’une nouvelle chance. Je suis quelqu’un qui aime gagner et qui ne s’attarde pas sur le passé. Et quand on y arrive en équipe, la satisfaction est encore plus grande”, a-t-elle admis, après avoir avoué avoir connu une perturbation précédant Kigali perturbée par des menstruations plus douloureuses. “Chacune réagit différemment. Mais cela a une grande influence sur le corps”, a-t-elle rappelé. Le maillot étoilé va en tout cas briller de mille feux dans le peloton, au côté de l’arc-en-ciel mérité de Magdeleine Vallieres, septième ce samedi au Tour d’Emilie, rappelant qu’elle n’était pas championne du monde pour de la figuration.
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L’infolettre du 29 septembre 2025 : l’anticipation de Pogacar et Vallieres, la présentation de l’Euro sur route, les nouvelles règles de l’UCI…
Tadej Pogacar et Magdeleine Vallieres champions du monde en éloge de l’anticipation
L’arc-en-ciel n’a jamais semblé aussi difficile à obtenir que sur les routes de Kigali, destination des championnats du monde de cyclisme sur route cette saison. Le circuit tracé dans la capitale rwandaise annonçait une course d’usure, plus rude encore que ces dernières années en raison de son dénivelé et de son parcours qui n’offre aucun moment de répit. Une succession de montées et de descentes, des descentes pourtant légères pour obliger les cyclistes à pédaler et à se fatiguer un peu plus, aucune ligne droite pour organiser une poursuite groupée… Au-delà du dénivelé proposé, c’est bien cette succession, couplée à l’altitude, à la difficulté d’adaptation et à la pollution, qui a mené à des Mondiaux plus intrigants que ces dernières années.
Ne nous y trompons pas : le nom de Tadej Pogacar à la tête d’un deuxième championnat du monde consécutif n’est en aucun cas une surprise. Mais il y a la manière. Certes, le Slovène est sorti du peloton encore plus tôt qu’à Zurich, à 104 kilomètres du but, sur les dernières pentes du Mont Kigali. Il espérait cette fois plus de soutien, avec Juan Ayuso (finalement lâché dix kilomètres plus loin) et Isaac del Toro (victime de problèmes d’estomac à 66 kilomètres de l’arrivée), mais n’a jamais semblé dominer la course autant que l’an dernier, ne laissant pas l’écart grandir autant. Mais “Pogi” savait qu’il avait un avantage : l’anticipation était la clé sur ce type de parcours.
Comme évoqué plus haut, le profil et le tracé du circuit empêchaient toute poursuite collective. Les équipes encore présentes avec plus de deux cyclistes dans le premier groupe de chasse ont ainsi tenu un tour derrière le Slovène, avant de laisser les leaders se démener comme ils le pouvaient dans les 70 derniers kilomètres. Avec près d’une minute d’avance, Pogacar avait une avance suffisante pour voir venir un poursuivant, aussi costaud soit-il. Remco Evenepoel s’en est bien rendu compte : le Belge est revenu jusqu’à une minute de son rival, avant de voir l’écart rester stable puis grimper dans le final. Les efforts du Belge au moment de l’attaque de Pogacar ont clairement pesé. Le leader noir-jaune-rouge a expliqué cette débauche d’efforts par un problème de crampes en raison d’une selle rabaissée après avoir heurté un trou avant Mont Kigali, puis un nouveau problème de maintien sur son vélo de réserve qui l’a contraint à attendre une autre machine. Même si cette attente aurait pu être évitée si Evenepoel n’avait pas montré son visage mécontent et impatient. Une attitude qui a coûté un total de 35 secondes, au moment où Pogacar construisait son succès.
“Deux fois changer de vélo sur un championnat du monde, c’est fatal”, a logiquement admis le coureur brabançon sur l’antenne de la RTBF. “J’ai retrouvé ma force (NDLR : après le deuxième changement). C’est dommage, car il y avait beaucoup plus à faire aujourd’hui. (…) Je voulais obtenir deux fois l’or. (…) Le meilleur coureur a repris le maillot aujourd’hui”, a-t-il ajouté, confirmant une bonne condition qui peut encore être intéressante pour les championnats d’Europe (lire ci-dessous) et le Tour de Lombardie, ses derniers objectifs de la saison. Ces moments de malchance ont pu jouer, mais devant, il y avait un phénomène qui, malgré quelques grimaces de faiblesse dans le dernier tour, n’a pas cédé de terrain sur ses adversaires les plus proches. “J’étais content de finir, parce que les montées devenaient de plus en plus dures au fil des tours. Mais il faut savoir passer outre. Les ressources étaient là, mais c’était très dur dans le dernier tour”, a admis Pogacar au micro de l’UCI, conscient d’avoir encore réalisé un solo d’anthologie, au bout d’une saison déjà d’anthologie (UAE Tour, Strade Bianche, Tour des Flandres, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège, Critérium du Dauphiné, Tour de France, GP de Montréal). Et dire qu’il y a encore l’Euro et la Lombardie en vue…
Dans un autre style, la Canadienne Magdeleine Vallieres a également prouvé qu’une bonne gestion anticipative de la course pouvait mener au plus grand moment d’une carrière. La Québécoise de 24 ans n’avait encore remporté qu’un succès professionnel, elle ne s’imaginait certainement pas doubler son palmarès avec le maillot arc-en-ciel. Mais elle a su profiter des événements en attaquant dans les 50 derniers kilomètres d’une course débridée, en évitant l’attentisme des favorites qui ont préféré se regarder dans le final, en mettant la pression à chaque côte sur ses rivales du jour. “Mes équipières croyaient en moi, donc j’ai cru en moi et j’ai vraiment tout donné pour y aller. J’étais bien préparée, je savais que j’étais en bonne condition, donc je me suis dit que je ne voulais pas avoir de regrets”, a-t-elle commenté en conférence de presse, après avoir eu du mal à décrire ses émotions pour ce qui est l’un des plus surprenants succès de l’histoire des championnats du monde.
Certes, Vallieres était bien préparée, par le biais d’un stage d’altitude et d’entraînements spécifiques en vue de cette course au maillot irisé, mais sur le plan tactique, il fallait oser se détacher du peloton et compter sur un manque d’attention du peloton, déjà réduit. Faute d’équipières pour gérer l’écart et sur un parcours trop usant pour espérer un retour rapide, les candidates à l’arc-en-ciel ont manqué de justesse, au grand bonheur de la Canadienne, qui aura l’occasion de défendre son titre mondial sur ses terres, l’an prochain, à Montréal, sur un circuit également bien relevé (lire ci-dessous).
Et cette analyse vaut pour d’autres courses de ces championnats du monde : l’Italien Lorenzo Finn a réussi, pour la première fois depuis Matej Mohoric en 2012 et 2013, le doublé junior-espoir en deux saisons grâce à une attaque bien lancée dans les trois derniers tours, sans s’inquiéter du reste du peloton. Le coureur de 19 ans avait effectivement un statut de favori et les qualités pour se dégager des autres candidats à l’irisé, mais encore fallait-il se décider à mener l’offensive bien avant eux et compter sur une anticipation victorieuse. Plus tôt, le Britannique Harry Hudson avait réussi le même coup en solitaire, après une offensive à trois tours de l’arrivée, confirmant la difficulté de mettre à mal ce type de tentative sans poursuite rapide.
Il n’était donc pas question d’attendre sur ces Mondiaux plus intenses que ces dernières saisons, il fallait être parmi les premiers à mener l’offensive. Au risque de se retrouver en chasse-patate, à l’image de Remco Evenepoel ou des favorites de la course féminine. La nouvelle donne du cyclisme passe aussi par ce type de renversement des tactiques : il faut encore plus qu’auparavant envisager des plans hors des sentiers battus, car le peloton ne réagit plus de manière traditionnelle. Pour le plaisir des plus audacieuses et audacieux.
Grégory Ienco
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NB : Si l’on a apprécié l’incroyable ferveur populaire, encore plus impressionnante sur le long circuit emprunté par les élites hommes autour du Mont Kigali, avec des dizaines de rangs de spectatrices et spectateurs sur le bord des routes, on peut s’interroger sur la portée politique de tels championnats du monde de la part de l’UCI. Surtout lorsque la fédération, qui a affirmé après la Vuelta et encore sur ces Mondiaux que la politique n’avait pas sa place dans le cyclisme, invite sur le podium le président du Rwanda Paul Kagame sur le podium pour remettre la médaille d’or à Tadej Pogacar dimanche. Paul Kagame considéré par de nombreuses ONG et des observateurs des tensions centrafricaines comme un dictateur, accusé de soutenir le mouvement rebelle M23 dans la guerre à l’est de la République démocratique du Congo qui a déjà fait des centaines de morts, entre crimes de guerre et crimes contre l’humanité. On retiendra encore une fois la politique à géométrie variable du président de l’UCI David Lappartient, plus homme politique que dirigeant de fédération sportive. L’événement était historique, l’Afrique peut être fière. Mais ces images en conclusion des Mondiaux confirment qu’il y avait certainement mieux à faire pour permettre à tout un continent de pleinement célébrer une telle première historique, sans interrogation éthique.
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Championnats d’Europe sur route en Drôme et Ardèche : notre présentation
Parcours
À peine les championnats du monde au Rwanda terminés que les sélections européennes ont repris l’avion pour le sud de la France, afin de préparer une nouvelle semaine de compétition en Drôme et Ardèche. Les championnats d’Europe s’ouvriront mercredi par un contre-la-montre exigeant de 24 kilomètres entre Loriol-sur-Drôme et Étoile-sur-Rhône. Le profil sera majoritairement plat, sur des routes légèrement sinueuses, mais un final plus rude de 1,1 kilomètre à 5,2% de moyenne. Les rouleurs avec de l’explosivité seront donc avantagés avec ce dernier kilomètre en pente.
Sur les courses en ligne, deux circuits seront prévus selon les diverses catégories. Un premier circuit de près de 35 kilomètres autour de la montée de Saint-Romain-de-Lerps (7 km à 7,1% de moyenne) et un second d’environ 17 bornes avec les ascensions de la Montée de Costebelle (400 m à 9,5%) et du Val d’Enfer (1,6 km à 9,8%). Les élites hommes et femmes auront même, en apéritif, le col du Moulin à Vent (4 km à 5,1%), dès le départ réel donné. Le tracé ne proposera donc que de rares passages en ligne droite et dans la plaine, ce qui rendra difficile la collaboration entre équipes.
Favoris
Les épreuves des Mondiaux ont évidemment une forte incidence sur la perception des favoris pour ces championnats d’Europe. Du côté des élites hommes, un nouveau duel entre Tadej Pogacar, impressionnant double champion du monde en ligne, et Remco Evenepoel, tout aussi imposant sur le contre-la-montre à Kigali, est attendu sur un tracé qui paraît idéal pour leurs qualités de puncheur (que ce soit sur le chrono, avec Filippo Ganna et Mads Pedersen en arbitre, ou la course en ligne). Les montées de Saint-Romain-de-Lerps pourraient déjà leur servir de rampe de lancement avant une décision sur les murs finaux autour de Guilherand-Granges. Mais ils ne seront évidemment pas seuls à rêver d’un sacre européen. Mattias Skjelmose, quatrième à Kigali, et Jonas Vingegaard, enfin prêt à s’essayer à un championnat, seront aux avant-postes pour le Danemark, alors que le Portugal comptera sur le solide João Almeida et le jeune Afonso Eulalio, impressionnant neuvième au Rwanda. L’Espagne misera encore sur Juan Ayuso, trop juste aux moments les plus intenses de la course mondiale, et la Suisse fera de même autour de Jan Christen. L’Italie aura Alberto Bettiol et Filippo Ganna et la Lettonie pourra compter sur Toms Skujins, toujours costaud sur ce type de course. La France devra, elle, faire un choix entre Paul Seixas et Romain Grégoire notamment.
Chez les élites femmes, après la surprise Magdeleine Vallieres, les grandes sélections sont attendues dans le sud de la France pour une revanche européenne. La France sera évidemment surveillée à domicile, avec Juliette Labous et Pauline Ferrand-Prévot qui devront montrer un autre visage qu’à Kigali. Elles seront en concurrence avec des Néerlandaises également revanchardes, même si Demi Vollering a montré quelques limites dans les côtes les plus importantes samedi dernier. La Suisse s’est placée parmi les favorites au Rwanda, avec d’impressionnantes Elise Chabbey et Marlen Reusser. L’Italienne Elisa Longo Borghini, si elle envisage une autre stratégie qu’à Kigali, la Polonaise Kasia Niewiadoma, l’Allemande Antonia Niedermaier, la Britannique Anna Henderson et la Suédoise Caroline Andersson se placeront comme outsiders, alors que la Belge Justine Ghekiere, si elle est enfin remise de sa chute de début du mois, aura un rôle de leader à assurer.
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L’infolettre du 22 septembre 2025 : présentation des championnats du monde de cyclisme sur route à Kigali
Championnats du monde de cyclisme sur route à Kigali : la présentation des courses en ligne
La foule présente dans le Convention Center de Kigali et dans les rues de la capitale rwandaise dès les premiers contre-la-montre de dimanche et lundi ont donné le ton d’une semaine sous le signe de la fête : ces premiers championnats du monde de cyclisme sur route organisés en Afrique annoncent un large succès populaire, sans toutefois oublier derrière toutes les questions que peut poser la candidature du Rwanda, en termes de “sportwashing”, de droits humains, de politique. Le public compte au moins profiter du spectacle, unique de nos jours. Cette ferveur a été encore plus belle à voir au passage des cyclistes locaux et des Africaines et Africains qui ont profité de cet événement majeur pour s’essayer à l’une des courses majeures de la saison, mais aussi lors du contre-la-montre masculin, au passage de Remco Evenepoel devant Tadej Pogacar dans la dernière côte du parcours. Il n’y a aucun doute sur le fait que cette joie sera encore perceptible tout au long de la semaine lors des derniers contre-la-montre et des courses en ligne qui animeront Kigali dès jeudi.
Parcours
L’ensemble des courses en ligne se dérouleront sur un circuit local de 15,1 kilomètres tracés dans le centre de Kigali, autour du Convention Center de la capitale rwandaise. Les cyclistes n’auront pas un temps de répit sur ces routes très vallonnées, qui ne feront que grimper et descendre, autour de virages souvent serrés. Les attaques sont attendues sur les deux côtes du tracé : la côte de Kigali golf (800 mètres à 8,1% de moyenne) et la côte (pavée) de Kimihurura (1,3 km à 6,3%), que celles et ceux qui ont disputé le contre-la-montre connaissent déjà en tant qu’ultime juge de paix.
Les élites hommes auront pour leur part un circuit supplémentaire à affronter, après neuf tours du principal circuit local : ils fileront vers la côte de Péage (1,8 km à 5,9%) puis le terrible Mont Kigali (5,9 km à 6,9%), montagne qui surplombe la capitale. Le peloton descendra à toute vitesse vers le célèbre Mur de Kigali (400 m à 11%), dont les pavés ont fait la réputation de l’étape finale du Tour du Rwanda ces dernières années. Le peloton retrouvera ensuite le circuit local à arpenter six fois encore.
Favoris
La course masculine prévue dimanche s’annonce comme la plus spectaculaire, sur un dénivelé record pour un championnat du monde du XXIe siècle (plus de 5.400 mètres). La course se déroulera en prime à haute altitude (plus de 1.400 mètres en moyenne), ce qui représentera un challenge pour certains. Les grimpeurs avec de l’explosivité sont donc attendus pour ce rendez-vous rwandais, à l’image de la course disputée l’an dernier à Zurich.
Le tenant du titre Tadej Pogacar sera dès lors un favori naturel sur un tel profil, adapté à ses qualités. Capable tant de partir de loin (près de 100 kilomètres l’an dernier…) que de filer en explosivité dans le final d’une course, il aura des routes parfaites à Kigali. Il a prouvé sur le Grand Prix de Montréal qu’il s’approche de son pic de forme, même s’il a surtout bénéficié d’un exceptionnel soutien avec le reste de son équipe UAE Team Emirates XRG. Sera-ce le cas avec le reste de la sélection slovène, auprès d’un certain Primoz Roglic ? Sera-t-il par ailleurs remis d’un contre-la-montre décevant, terminé hors du podium ? Pogacar défend sa quatrième place par une préparation moins importante sur le vélo de chrono, mais le résultat restera certainement en tête.
Côté belge, on explose de confiance. La démonstration de Remco Evenepoel pour s’offrir son troisième titre mondial du contre-la-montre, en plus en débordant Tadej Pogacar dans la dernière côte du jour, permet évidemment à la sélection de Serge Pauwels d’espérer une autre médaille sur la course en ligne. Mais la course se voudra longue et tactique : il faudra éviter la même erreur qu’à Zurich, c’est-à-dire rester en retrait pendant que Pogacar mène l’offensive. Le groupe belge se veut solide et totalement au service d’Evenepoel, c’est ce qui peut au moins permettre au Belge d’espérer un sacre au Rwanda.
Derrière, qui donc pourra éviter le duel ? L’Irlandais Ben Healy pourrait être un joker sur ce type de route, tout comme le Mexicain Isaac del Toro, qui a enchaîné les succès sur les courses d’un jour italiennes ces trois dernières semaines. Le Britannique Oscar Onley, vu le dénivelé, peut aussi faire la différence, tout comme l’Équatorien Richard Carapaz, malgré l’absence de collectif solide à ses côtés, ou les Australiens Michael Storer et Jay Vine. L’Italien Giulio Ciccone, l’Espagnol Juan Ayuso, le Danois Mattias Skjelmose ou l’Américain Quinn Simmons sont également à citer parmi les outsiders.
Sur la course féminine, les Néerlandaises partiront une nouvelle fois avec la casquette de favorites, même s’il faudra cette fois afficher plus de solidarité que ces dernières saisons. Demi Vollering et Anna van der Breggen seront aux avant-postes sur ce type de profil, mais elles savent qu’elles devront jouer en équipe pour détrôner l’autre favorite du jour, la Française Pauline Ferrand-Prévot, attendue sur ce circuit après sa prestation du Tour de France Femmes. La Suissesse Marlen Reusser, enfin championne du monde du contre-la-montre dimanche dernier, aura également une pancarte sur le dos, surtout avec Elise Chabbey pour l’accompagner en montagne. Mais sur ce circuit explosif, la Mauricienne Kim Le Court, vainqueure de Liège-Bastogne-Liège, sera aussi à surveiller, tout comme la Polonaise Kasia Niewiadoma-Phinney, l’Italienne Elisa Longo Borghini, l’Allemande Liane Lippert ou encore la Néo-Zélandaise Niamh Fisher-Black.
Parmi les espoirs, le Belge Jarno Widar, qui a évité le contre-la-montre en raison d’un coup de froid, sera l’un des grands favoris de la course masculine, au côté de l’Italien Lorenzo Finn, du Tchèque Pavel Novak, du Français Maxime Decomble et du Suédois Jakob Söderqvist. La Britannique Cat Ferguson, la Canadienne Isabella Holmgren et la Française Marion Bunel mèneront le peloton féminin chez les moins de 23 ans, au côté de l’Italienne Eleonora Ciabocco et de l’Espagnole Paula Blasi.
Grégory Ienco
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L’infolettre du 15 septembre 2025 : Vingegaard gagne une Vuelta tronquée, les Mondiaux de chrono…
Vingegaard, vainqueur défensif d’une Vuelta par défaut
Pas de podium, pas de cérémonie protocolaire, pas d’arrivée, pas de cava, pas d’hymne, pas de félicitations… Le Tour d’Espagne s’est terminé en eau de boudin. Comme ce fut le cas quasi quotidiennement depuis l’arrivée du peloton dans la péninsule ibérique, des manifestants pro-palestiniens ont bouleversé le cours d’un Grand Tour amputé d’une bonne partie de ses juges de paix. Deux étapes annulées, un contre-la-montre réduit, une montée finale évitée : cela n’aurait peut-être pas bouleverser le classement général établi avant l’arrivée du peloton à Madrid, mais ces modifications de parcours ont donné une autre valeur à cette Vuelta, celle d’une course par défaut, au spectacle toujours sur le fil. Difficile de profiter d’un tel divertissement sportif quand les protestataires viennent rappeler la réalité du monde et du poids politique que peut avoir le cyclisme, ou du moins ceux qui financent ce sport. Protestataires eux-mêmes soutenus par le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères espagnols, pendant que la présidente de la Communauté de Madrid venait, elle, soutenir l’équipe Israel Premier Tech, devenue IPT le temps de conclure la saison.
Alors, tout le monde est rentré dans les voitures, à plus de 50 kilomètres de l’arrivée finale de ce Tour d’Espagne. Avant même de sortir du parc du Retiro, au centre de la capitale. Pas de passage par les bus non plus, l’organisation a voulu éviter tout contact rapproché entre les manifestants, éparpillés aux quatre coins de la ville, et les coureurs qui ne cherchent qu’à faire leur métier. On a pourtant eu peur, la veille, en voyant des manifestants débouler sur la route pour bloquer les hommes de tête et le reste de la caravane alors qu’ils déboulaient à plus de 50 km/h sur une route en légère descente. Heureusement, aucun cycliste n’a été blessé dans l’aventure, après quelques évitements de dernière minute. Mais cela en disait déjà long sur les tensions autour de cette Vuelta. La course a finalement pu aller quasiment à son terme. Dommage pour les sprinters qui espéraient une dernière joute à Madrid, mais continuer dans de telles conditions aurait tout simplement mis en danger tout le monde.
On en a déjà souvent parlé dans cette infolettre : ces manifestations existent parce que la Vuelta est un événement international bénéficiant d’une médiatisation d’envergure ; parce que le propriétaire de l’équipe Israel Premier Tech a clairement affiché son soutien à l’État d’Israël dans un conflit à Gaza, officiellement contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a déjà mené à la famine et à la mort de plus de 60.000 personnes en deux ans ; parce que l’Union Cycliste Internationale s’est toujours tue à ce sujet malgré ses positions sur la guerre en Ukraine ces dernières années. L’organisation de la Vuelta a tenté de poursuivre sa course, logiquement, tant que possible, mais les manifestants ont aussi vu que plus la protestation créait la surprise, plus elle entraînait de médiatisation. C’est toutefois un danger pour le futur du cyclisme : et si d’autres mouvements décidaient que ces courses pouvaient représenter une plateforme pour s’exprimer en bloquant les routes et le peloton ? Cela crée un dangereux précédent qu’aucune autorité cycliste n’est parvenue à contenir jusqu’ici. Au grand dam des coureurs, qui ont essayé de faire la course comme ils le pouvaient.
C’est ainsi que le Danois Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) a conclu sa Vuelta en serrant les mains de ses équipiers et de sa direction sportive. L’ancien vainqueur du Tour de France avait, la veille, réussi à conforter son maillot rouge grâce à une nouvelle victoire d’étape au sommet du pentu Bola del Mundo, dernier sommet de ce Tour d’Espagne particulier. Le Danois est apparu très défensif, préférant se laisser porter par ses équipiers le plus longtemps possible en montagne. Vingegaard a avoué un coup de moins bien en deuxième semaine, alors que certains dans le peloton évoquaient un virus dans le peloton. La fatigue de son Tour de France incisif face à Tadej Pogacar a également pu peser sur ce deuxième Grand Tour disputé en deux mois. Mais il a assuré la victoire dès que nécessaire, dès la première arrivée au sommet à Limone Piemonte, puis à Bola del Mundo, sans jamais lâcher la roue de João Almeida (UAE Team Emirates XRG), habitué des places d’honneur.
Photo : ASO/ASO/Unipublic/Cxcling/Antonio BaixauliLe duel entre les deux hommes a pourtant été l’un des plus intéressants de ces dernières années sur les Grands Tours. Avec 44 secondes entre les deux premiers avant la dernière étape de montagne, on pouvait espérer un feu d’artifice sur l’ultime sommet de l’épreuve. Mais UAE Team Emirates XRG n’a jamais semblé capable de perturber le collectif défensif des “abeilles”. Car elle sait tout simplement trop disperser durant ces trois dernières semaines, en tout cas pour espérer prendre le maillot rouge. Car la formation émiratie a réalisé une Vuelta exceptionnelle avec sept victoires d’étape (dont deux pour Jay Vine et Juan Ayuso), le classement de la montagne via Jay Vine, le classement par équipes et la deuxième place finale d’Almeida. Mais le groupe a également paru incapable de délivrer une prestation collective pour aider le même Almeida à conquérir ce Tour d’Espagne. Outre la dispute par médias interposés entre Juan Ayuso et sa direction sportive, Almeida n’a quasiment pu compter que sur Grossschartner et Vine dans les huit dernières étapes, pendant que Soler et Ayuso faisaient leur course pour aller conquérir des étapes. Ce n’est que vers le Bola del Mundo qu’UAE Team Emirates XRG a enfin tenté de se mettre à la planche pour son leader portugais, mais la tactique était trop simple : mener le train et espérer qu’Almeida attaque dans le final. Sauf que le N.2 de cette Vuelta n’est pas connu pour son explosivité et qu’il n’a jamais semblé en mesure de bousculer Vingegaard sur cette étape. Il y avait pourtant des ouvertures bien avant, notamment sur l’Angliru ou la Farrapona, mais il manquait d’un ou l’autre équipier et d’une tactique plus audacieuse et offensive. Car tout le monde n’est pas Tadej Pogacar et ne peut pas accélérer en puissance à chaque changement de rythme… Mais l’image du Portugais tombant dans les bras de Vingegaard en dit long sur son état d’esprit : une deuxième place, ce n’est pas si mal…
Photo : ASO/Unipublic/Rafa Gómez/Sprint Cycling AgencyLe podium est complété par un impressionnant Tom Pidcock (Q36.5 Pro Cycling Team), qui a prouvé au bout de son sixième Grand Tour qu’il est bien capable de viser la victoire sur trois semaines. Le vététiste a pris le risque d’éviter les Mondiaux de Crans-Montana pour espérer un résultat de prestige en Espagne, et il n’a pas manqué son objectif, malgré une dernière étape exigeante vers Bola del Mundo. Offensif dès qu’il le fallait (notamment à Bilbao, sur un tracé parfait pour ses qualités explosives), défensif au bon moment (dans les longs cols de cette Vuelta), Pidcock a tout simplement appris comment gérer un classement général, sans s’exténuer sur des objectifs secondaires, comme une victoire d’étape. Cela ne veut pas dire qu’il deviendra forcément un coureur de Grand Tour à l’avenir, mais il grandit et se fait une place de renom sur la route après avoir déjà dominé le VTT et le cyclo-cross.
Côté belge, Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck) a poursuivi sa moisson qu’il aurait certainement continué sur le Tour de France sans sa chute sur la troisième étape. Avec trois victoires d’étape, dont une dernière en troisième semaine, il s’est affirmé comme le plus rapide sur les Grands Tours cette saison. Junior Lecerf (Soudal Quick-Step) s’est pour sa part distingué par ses belles performances dans les grands cols de cette Vuelta. Une échappée bien gérée sur la 15e étape lui a même permis d’accrocher le Top 10, avant de finalement se faire déborder. Mais sa 11e place confirme à 22 ans son potentiel pour les Grands Tours, un mois après son succès sur le Tour de République tchèque. Il manque encore d’expérience sur les montées explosives, mais sans équipe à son service, le jeune coureur peut déjà se targuer d’une sacrée expérience.
Photo : Instagram/Team Visma | Lease a BikeAvant de dire “hasta la proxima”, les acteurs de ce Tour d’Espagne d’un autre genre ont au moins eu une dernière occasion de célébrer ces trois semaines, non pas à Madrid, mais… sur le parking de l’hôtel des Visma | Lease a Bike, à l’occasion d’une cérémonie improvisée par les équipes, avec des frigo-box et du cava. La solidarité affichée par le peloton contrastait avec le tumulte du monde. Une parenthèse de bonheur et de fête pour au moins conclure trois semaines étranges, durant lesquelles on a parfois douté d’une course allant à son terme. Cette dernière image renvoie celle de cyclistes qui sont au moins heureux de faire le métier qu’ils font. Devrions-nous célébrer avec eux ? Peut-être pas. Mais le peloton a au moins le droit d’un peu profiter, avant une prochaine discussion politique.
Grégory Ienco
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Mondiaux sur route à Kigali : la présentation des contre-la-montre
Parcours
Les organisateurs de ces premiers championnats du monde sur territoire africain n’ont pas fait dans la demi-mesure pour le parcours des contre-la-montre individuels et du relais mixte. Comme sur les courses en ligne, le profil montagneux de la capitale rwandaise sera clairement dessiné sur le tracé, laissant place à un dénivelé particulièrement élevé pour des épreuves habituellement prévues pour des coureurs puissants. Cette fois, il faudra afficher des qualités plus complètes pour croire en un succès sur les hauteurs de Kigali.
Le chrono destiné aux élites hommes proposera ainsi la côte de Nyanza (2,5 km à 5,8% de moyenne) comme apéritif au bout d’une dizaine de kilomètres, avant de descendre puis de remonter la même route dans l’autre sens, pour une nouvelle ascension de 4,1 km à 3,1%, donc bien moins pentue mais plus irrégulière, après la mi-course. Suivront encore la côte de Péage (2 km à 6%) et la côte de Kimihurura (1,3 km à 6,3% sur des pavés) pour conclure les huit derniers kilomètres d’un chrono qui se terminera sur une dernière rampe à 5% après 41 km. Rien de bien compliqué pour les rouleurs-grimpeurs qui s’annoncent au départ, mais ce profil donne certainement plus de chances à des coureurs habitués des pourcentages que ceux qui jouent le tout sur la puissance générée sur près de 45 minutes d’efforts.
Les élites femmes devront parcourir 10 km de moins, avec la côte du Péage supprimée du tracé, mais toujours les trois autres ascensions au programme. Il en sera de même pour les espoirs hommes. Les juniors hommes et les espoirs femmes parcourront 22,6 km avec un seul passage par la côte de Nyanza (les 2,5 km à près de 6%) avant l’arrivée via la côte de Kimihurura, alors que les juniors femmes ne dépasseront pas 18,3 km et n’auront que la côte de Kimihurura comme juge de paix dans les tout derniers kilomètres.
Favoris
Le duel tant attendu entre le Belge Remco Evenepoel et le Slovène Tadej Pogacar sera bien réalité, après la confirmation du n°1 mondial qu’il participera également au contre-la-montre du premier jour des championnats du monde. Au vu des duels précédents entre les deux hommes, le champion olympique part avec un temps d’avance sur son adversaire qui survole les classiques et les cols. Mais sur un tracé plus vallonné tel que celui présenté à Kigali, “Pogi” peut espérer bousculer Evenepoel, du moins sur les parties en montée et éventuellement les descentes quelque peu techniques. Mais nul doute que le Belge, qui a déjà repris la compétition et levé les bras sur le Tour de Grande-Bretagne début du mois, sera prêt pour ce rendez-vous.
Qui d’autre pourrait détrôner les deux stars de la discipline ? L’Australien Jay Vine, meilleur grimpeur du Tour d’Espagne et à l’aise sur l’effort en solitaire, aura également une occasion de se faire un nom sur un tel circuit, tout comme l’Italien Mattia Cattaneo, habituel équipier d’Evenepoel le reste de la saison, et leader en l’absence de Filippo Ganna. Difficile de trouver d’autres outsiders à la hauteur des deux grands noms du peloton : le Suisse Stefan Küng semble trop juste pour ce type de profil, tout comme l’Américain Magnus Sheffield ou l’Allemand Maximilian Schachmann.
Le Belge Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step), avec le maillot blanc du meilleur jaune, lors du contre-la-montre de la 5e étape du Tour de France, le 9 juillet 2025 – Photo : ASO/Charly LopezCôté féminin, on devrait assister à un combat des cheffes, entre la Néerlandaise Demi Vollering, désireuse de se refaire la cerise après un Tour de France en demi-teinte, et l’Américaine Chloe Dygert, qui a montré cette saison une plus grande polyvalence sur les terrains plus accidentés. La Suissesse Marlen Reusser peut aussi s’intercaler dans le duel, vu ses qualités affichées sur le Giro notamment et sa volonté d’enfin s’offrir un maillot arc-en-ciel. La Néerlandaise Anna van der Breggen, la Française Cédrine Kerbaol ou encore l’Allemande Antonia Niedermaier pourraient aussi croire en un podium sur un tel parcours.
Chez les espoirs, les Belges Jarno Widar et Jonathan Vervenne ont une chance de se faire une place au sommet au vu du parcours, mais attention au Slovaque Matthias Schwarzbacher ou à l’Espagnol Hector Alvarez. Pour la première édition du contre-la-montre individuel à destination des espoirs femmes, l’Espagnole Paula Blasi aura tous les regards fixés sur elle au vu de son éclosion cette saison. La Belge Lore De Schepper fera office d’outsider.
Parmi les juniors, le Belge Steff Van Kerckhove aura un statut de favori, tout comme le Néerlandais Michiel Mouris ou l’Américain Ashlin Barry, du côté masculin, alors que l’Espagnole Paula Ostiz, l’Américaine Liliana Edwards et la Norvégienne Oda Aune Gissingerd seront surveillées dans le groupe féminin.
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L’infolettre du 1er septembre 2025 : les revanches de Widar et De Lie, l’inextricable problème Israel Premier Tech…
Jarno Widar et Arnaud De Lie, revanches croisées
Les Belges de la Lotto ont connu une semaine de rêve pour conclure l’été. À l’aube de la dernière partie de saison, Jarno Widar et Arnaud De Lie ont géré à leur manière leurs objectifs d’août, malgré des questions toujours en suspens quant à leur état de forme ou leurs capacités à se défaire de précédents revers. L’un a connu l’an dernier une déception après deux derniers jours infernaux sur le Tour de l’Avenir en raison d’une surcharge de courses, avant un retrait sur le dernier Tour d’Italie espoirs, qu’il a quitté en larmes. L’autre a enchaîné les difficultés au printemps, entre changements dans son entourage sportif et problèmes psychologiques qui ont failli le dégoûter du vélo.
Quelques mois plus tard, le contraste est saisissant. Le sourire est revenu, le plaisir se voit dans le coup de pédale et en interview. Il faut dire que les deux leaders (l’un de l’équipe de développement, l’autre du noyau professionnel) ont retrouvé le goût de la victoire durant ce mois d’août déterminant pour leur avenir. Jarno Widar, malgré son forfait sur le Tour d’Italie, visait un rebond sur le Tour de l’Avenir, avec l’espoir de ne pas connaître pareille défaillance que l’an dernier. Sa victoire autoritaire, en juillet, sur le Tour du Val d’Aoste avait donné le ton, mais un obstacle important s’annonçait au départ du Tour de l’Avenir, en la personne de Paul Seixas (Decathlon Ag2r La Mondiale). Malgré ses 18 ans, celui qui a déjà terminé 8e du Critérium du Dauphiné se présentait au départ de la plus importante course par étapes dédiée aux moins de 23 ans comme le grand favori au vu de ses performances parmi les professionnels. Cela n’empêchait pas le sélectionneur belge Serge Pauwels d’arriver avec confiance dans les Alpes : “Il est dans son meilleur état de forme”, disait-il avant le départ d’une édition encore plus montagneuse que ces dernières saisons.
Seixas a finalement assuré sa victoire finale sur les deux contre-la-montre en montée de l’épreuve, sa discipline de prédilection, alors que Widar a prouvé son explosivité sur les deux arrivées au sommet d’étapes en ligne, au bout de parfaites gestions d’arrivée. Le grimpeur belge de 19 ans s’est affirmé comme le meilleur sur les longues ascensions, avec en prime une amélioration de plus en plus probante sur les arrivées explosives. Finalement deuxième du général derrière Seixas, Widar a tout de même pris une revanche importante sur le plan psychologique : “Après ma défaillance l’an dernier, ce succès est très important pour moi. Gagner en plus l’étape-reine est très spécial”, a-t-il confié au bout d’une course qui sert également de rampe de lancement en vue des championnats du monde, sur lesquels le coureur de Lotto visera un premier maillot arc-en-ciel chez les espoirs.
Arnaud De Lie, pour sa part, a connu un début de mois d’août frustrant, avec notamment une deuxième place sur la Cyclassics d’Hambourg sur laquelle il n’a échoué que derrière l’unique survivant de l’échappée matinale, Rory Townsend (Q36.5 Pro Cycling Team). Ses places d’honneur sur le Tour de France, outre sa médaille d’argent en Allemagne, ont toutefois donné confiance au Taureau de Lescheret. Un avantage psychologique suffisant pour le replacer en position de force sur le Renewi Tour, dont les étapes vers le mur de Grammont (sur lequel il avait brillé en 2024) et à Louvain pouvaient lui donner un avantage en tant que puncheur-sprinter. La présence de Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck), de retour depuis sa pneumonie sur le Tour de France, compliquait toutefois la tâche du coureur wallon.
Cela s’est confirmé à Grammont, où De Lie n’a pu déposer son rival néerlandais dans le final, lui laissant la victoire d’étape, mais prenant personnellement la tête du classement général. Sur la dernière étape, le leader de Lotto a été longtemps mis en difficulté, avant de jouer au poker, comme il l’a admis. Resté dans les roues, il a espéré un retour du peloton dans le final pour jouer la victoire au sprint. Bien lui en a pris, au bout d’un sprint de mort de 150 mètres, il a débordé Van der Poel et Dries De Bondt (Decathlon Ag2r La Mondiale) pour finalement s’offrir la victoire d’étape et au classement général en prime ! Soit sa première course par étapes WorldTour.
Le sprinteur ardennais a enchaîné la semaine suivante en Bretagne avec le Grand Prix de Plouay, habituelle classique qui peut tant faire briller les plus véloces que les plus explosifs. Là encore, De Lie a joué au poker. S’il a essayé à une reprise de rentrer sur des attaquants dangereux, il a passé les quinze derniers kilomètres dans le peloton, espérant un sprint massif qui a finalement eu lieu. Bien dans la roue du favori néerlandais Olav Kooij (Team Visma | Lease a Bike), De Lie a surgi dans les 150 derniers mètres pour s’offrir un nouveau succès WorldTour. “C’est une fin d’année folle pour moi”, a commenté l’ex-champion de Belgique à Plouay. “Les années précédentes, j’ai toujours couru agressivement ici, mais aujourd’hui, je devais être plus intelligent. Suivre dans les côtes et laisse les décisions tactiques dans le final à (mon équipier) Jenno Berckmoes. Cela a parfaitement fonctionné”. Des déclarations qui confirment un changement de paradigme pour De Lie : trop souvent offensif ou mal positionné, le coureur wallon semble cette fois bien mieux gérer ses finales et jouer la carte de l’attente, comme ses adversaires. Désormais en confiance quant à sa capacité à suivre dans les côtes et à sortir au bon moment, le sociétaire de Lotto doit profiter de cette série de victoires lors des prochaines courses canadiennes, les Grand Prix de Québec et de Montréal. Le parcours plus difficile de Québec risque toutefois de bousculer les repères de l’Ardennais.
Ces victoires belges au sein d’une équipe toujours à la recherche de nouveaux partenaires pour la saison prochaine permettent au moins de confirmer la politique de la Lotto et la bonne gestion de ses leaders durant cette saison particulièrement mitigée. Widar et De Lie ont encore des objectifs précis en cette fin d’année, mais ces revanches offrent déjà une bonne dose d’ondes positives pour continuer à grandir dans un environnement plus constructif. À tel point qu’on en vient à rêver de 2026 !
Grégory Ienco
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Israel Premier Tech : l’inextricable problème des sponsors cyclistes
Vous n’avez certainement pas manqué les centaines de drapeaux palestiniens qui pullulent sur les routes du Tour d’Espagne si vous suivez l’épreuve à la télévision. La protestation a même pris une tournure plus sérieuse encore avec la manifestation organisée sur le parcours de la 5e étape de la Vuelta, lors du passage de l’équipe Israel Premier Tech durant le contre-la-montre de Figueres. Heureusement, aucun coureur n’a été blessé durant cet événement qui n’a finalement causé uniquement le freinage des coureurs. Les Espagnols sont visiblement nombreux à faire savoir qu’ils soutiennent le petit pays enclavé, en première ligne de la guerre menée par l’armée israélienne sur la bande de Gaza, en représailles à l’attaque sanglante du mouvement islamiste Hamas le 7 octobre 2023. La situation humanitaire à Gaza est de plus en plus inquiétante, a déjà alerté à plusieurs reprises l’Organisation des Nations Unies (ONU), alors qu’une famine a officiellement été annoncée dans la région visée par une nouvelle opération d’envergure de l’armée israélienne. Et ce, alors qu’on a déjà comptabilisé plus de 63.000 morts côté palestinien.
Dans ce contexte géopolitique délicat, la présence de l’équipe israélienne Israel Premier Tech au sein du peloton fait logiquement débat. Est-il éthique qu’une équipe soutenue par un État qui mène une guerre particulièrement mortifère parmi les civils, puisse continuer à participer à des courses cyclistes ? Car dans le même temps, l’Union Cycliste Internationale (UCI) a pris position contre la guerre menée par la Russie en Ukraine. Mais sur le conflit à Gaza, pas un mot, comme bon nombre d’autres organisations internationales qui ménagent la chèvre et le chou.
Le débat peut évidemment s’étendre à l’infini, tant les partenaires d’équipes cyclistes qui causent un débat moral sont nombreux. Les sponsors liés aux hydrocarbures qui causent tant de problèmes à la planète (UAE Team Emirates XRG, TotalEnergies), ceux qui émanent d’États où les droits humains ne sont que trop peu respectés (UAE Team Emirates XRG (encore), Bahrain Victorious, Team Jayco AlUla), les autres qui mettent en avant des pratiques addictives (Unibet Tietema Rockets)… L’économie cycliste actuelle fait que l’argent est pris là où il est disponible, qu’importe l’origine éthique discutable. Et si certains partenaires ne peuvent être arborés sur un maillot, cela n’est dû qu’à une décision politique, comme cela fut le cas en Belgique avec l’interdiction de la publicité par les sociétés de paris (même si cette réglementation a été quelque peu détournée grâce à la création de sites d’actualité… gérés par ces mêmes boîtes).
L’inextricable problème se pose ici : sans décision forte de gouvernements ou de l’Union Cycliste Internationale, les débats sur la présence de ces sponsors ne cesseront pas, et le cyclisme continuera à être financé par des entreprises ou des États problématiques. Le cas israélien est un de plus dans l’histoire de ce sport qui n’a toujours pas trouvé d’autres méthodes de financement pour aider les cyclistes.
L’équipe Israel Premier Tech fait face à de plus en plus de critiques au sein du peloton également, avec des coureurs qui déclarent clairement leur opposition aux actions israéliennes à Gaza. Mais il faudra bien plus, notamment des cyclistes qui boycottent tout engagement au sein d’une telle formation, pour que la pression soit efficace. Le public, lui, maintient son étreinte, avec des manifestations, des appels… Cela sera-t-il suffisant pour enfin faire bouger l’UCI ? Rien n’est moins sûr.
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#ArnaudDeLie #CyclismeSurRoute #IsraelPremierTech #JarnoWidar #Lotto #Sponsors #Transferts
L’infolettre du 18 août 2025 : la présentation de la Vuelta, l’incompréhension du Tour de Romandie féminin…
Tour d’Espagne : tous contre Vingegaard ?
Dernier Grand Tour de la saison, le Tour d’Espagne apparaît souvent comme l’épreuve de rattrapage, celle qui permettra à ceux qui n’ont pu briller sur le Tour d’Italie et le Tour de France de se refaire la cerise sur une épreuve encore plus exigeante. Les arrivées sur des pentes à deux chiffres ont fait la renommée d’une course qui se joue principalement entre grimpeurs, mais aussi entre tacticiens. Cela s’est encore vérifié l’an dernier, lorsque l’Australien Ben O’Connor a bien failli surprendre Primoz Roglic et les autres favoris grâce à une offensive rondement menée en première semaine de course. Le parcours relevé, qui mène parfois les candidats au maillot rouge à retarder au plus tard leurs attaques, peut permettre les surprises, cette année encore.
Mais comme sur les deux précédents Grands Tours, les principaux favoris à la victoire finale émanent de deux équipes : la Visma | Lease a Bike mettra toutes ses cartes autour de Jonas Vingegaard, avec l’espoir d’obtenir un premier succès en Espagne après sa deuxième place sur le Tour de France, et UAE Team Emirates XRG qui poussera deux candidats, le Portugais João Almeida, contraint à l’abandon sur chute sur le Tour de France, et l’Espagnol Juan Ayuso, également miné par les chutes sur le dernier Giro. Une histoire de revanche entre Turin et Madrid ? Vingegaard aura en tout cas les faveurs des pronostics sur cette édition au vu de son aisance affichée dans les plus grands cols du Tour (du moins derrière l’insaisissable Tadej Pogacar), alors qu’Almeida et Ayuso pourront pour leur part jouer sur leur corps à deux têtes pour faire vaciller le Danois, accompagné en Espagne de Matteo Jorgenson et de l’ancien vainqueur Sepp Kuss. Du moins si la tactique, qui n’est pas le point fort de l’équipe émiratie, est enfin bien huilée et évite les attaques intempestives au risque de faire perdre l’autre leader du groupe.
Le Danois Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) sur la 2e étape du Tour de France, le 6 juillet 2025. – Photo : ASO/Billy CeustersLes deux formations tenteront certainement de mener un tempo intense sur les grandes montées de cette Vuelta, mais bon nombre d’outsiders seront prêts à anticiper pour essayer de surprendre ces favoris annoncés. À commencer par l’Équatorien Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), qui a dû renoncer au Tour de France sur maladie et souhaite renouer avec le succès après sa troisième place sur le Giro. Le grimpeur volant pourra faire parler son explosivité, alors que l’Espagnol Mikel Landa (Soudal Quick-Step) comptera sur son expérience et sa faim de victoires après son abandon dès la première étape du Giro début mai. Le coureur basque n’a pas affiché une forme étincelante sur le Tour de Burgos, sa course de reprise, mais reste un candidat sur un terrain qu’il adore, sur lequel il a déjà terminé 5e en 2023 et 8e en 2024.
Mise à jour du mardi 19 août à 13h05 : Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) est finalement annoncé forfait pour son équipe. Il a expliqué avoir eu du mal à récupérer complètement des problèmes gastro-intestinaux connus avant le Tour de France et vise désormais un retour sur les championnats du monde et les classiques italiennes d’automne.
Les Italiens ne seront pas en reste avec notamment Antonio Tiberi (Bahrain Victorious), dont la cinquième place sur le Giro 2024 indique une aisance sur les Grands Tours. Le coureur de 24 ans a récemment terminé deuxième du Tour de Pologne et peut jouer la carte de l’offensive sur un tel terrain. Ce sera également le cas de Giulio Ciccone (Lidl-Trek), récent vainqueur de la Clasica San Sebastian et de l’étape-reine du Tour de Burgos. S’il n’a pas la même aisance sur le contre-la-montre, il est capable de refaire son retard en montagne et sur les montées pour puncheurs. Le Colombien Egan Bernal (INEOS Grenadiers) devra lui montrer un esprit plus combatif que sur le Giro pour espérer obtenir mieux qu’un Top 10. Car le grimpeur n’a plus la même puissance que lors de ses jeunes années et doit donc plus jouer de tactique pour briller, plutôt que jouer la défense comme par le passé.
Ce Tour d’Espagne entrera en tout cas directement dans le vif du sujet, à l’occasion de son premier départ… en Italie, depuis Turin. La deuxième étape proposera la première arrivée en altitude, à Limone Piemonte, au bout de 7,6 km à 5,4% de moyenne, alors que l’étape du lendemain mènera les coureurs à Ceres au bout d’une ascension de 2,2 km à 4,2%. De quoi déjà bousculer le classement général avant le contre-la-montre prévu sur la 5e étape, au retour du peloton en Espagne. Ce chrono de 24,1 kilomètres à Figueres, la cité natale de Salvador Dali, sera principalement plat et profitera aux grands rouleurs.
Que les grimpeurs se rassurent, les jambes retrouveront de fortes pentes dès le lendemain avec l’arrivée dans les Pyrénées. Les coureurs affronteront quatre cols sur la 6e étape vers Pal Andorra, dont une ultime montée de 9,7 km à 6,4%.
Le lendemain, même programme vers Cerler, avec une dernière ascension irrégulière de 12,1 km à 5,9% de moyenne. Les 9e et 10e étapes arriveront encore au sommet, alors que la 11e étape autour de Bilbao ressemblera à la Clasica San Sebastian avec un enchaînement de côtes moyennes pentues. Mais le grand rendez-vous du peloton sera sur la 13e étape avec le final sur l’Angliru, ce sommet mythique de 13,1 km à 9,5% de moyenne ! Un véritable pic.
Le lendemain, ce sera encore plus rude avec l’enchaînement du Puerto de San Lorenzo (9,4 km à 8,8%) et de l’Alto de la Farrapona (16,5 km à 6,2%), autre classique de la Vuelta.
La 17e étape signifiera le retour dans la haute montagne avec une nouvelle arrivée en altitude, au sommet de l’Alto de El Morredero et ses longs 18,1 km à 6,3% de moyenne, ce qui en fait la plus longue ascension finale de cette Vuelta. Elle sera suivie d’un contre-la-montre de 27,2 kilomètres particulièrement plat, une nouvelle fois, autour de Valladolid.
Le Tour d’Espagne se clôturera sur un autre sommet mythique, le Bola del Mundo, qui n’avait plus été gravi depuis 2012. Ce col de 12,5 km à 8,5% de moyenne, dont les trois derniers kilomètres à plus de 12%, sera l’ultime opportunité d’aller conquérir le maillot rouge avant le traditionnel critérium prévu le lendemain dans les rues de Madrid. La confirmation que les grimpeurs devraient avoir le dernier mot sur cette Vuelta, malgré les deux contre-la-montre prévus durant ces trois semaines intenses.
Grégory Ienco
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Tour de Romandie féminin : une sécurité à géométrie variable ?
L’affaire a pu surprendre plus d’un observateur, tant elle rappelle l’univers surréaliste du cyclisme professionnel : cinq équipes ont été disqualifiées avant même le départ du Tour de Romandie féminin en raison de leur refus de participer au test de l’Union Cycliste Internationale (UCI) concernant l’utilisation de puces GPS. Ces puces devaient être mises au banc d’essai sur proposition du comité SafeR, dédié à une plus grande sécurité dans les pelotons. L’épreuve suisse, proposant un contre-la-montre, une course en circuit et une étape en ligne, semblait idéale pour l’UCI afin de tester cette technologie destinée à suivre au mieux les cyclistes, et éviter de perdre une concurrente, comme cela a pu être le cas lors du décès tragique de Muriel Furrer sur les championnats du monde de Zurich l’an dernier.
Selon la fédération internationale, les équipes Canyon//SRAM zondacrypto, EF Education-Oatly, Lidl-Trek, Picnic-PostNL et Visma | Lease a Bike ont refusé d’installer ce dispositif. AG Insurance-Soudal a également un temps évoqué son opposition avant de se rétracter. Ces formations ont reproché à l’UCI de ne pas assurer l’installation, ni la gestion de ce nouveau capteur. L’organisation, elle, n’a pas manqué de mettre en avant le fait que plusieurs de ces équipes font partie du collectif Velon, qui propose déjà un système GPS pour sa propre utilisation. L’objectif était-il de réveiller ce vieux conflit avec Velon, qui avait un temps menacé de faire sécession, avant de finalement rentrer dans le rang vu l’absence de viabilité financière ?
Les équipes ont évidemment répliqué, indiquant qu’elles avaient simplement refusé de dire à l’UCI quelles coureuses devaient mettre en place ce système et qu’elles demandaient que la fédération soit la seule responsable en cas d’accident, de blessure ou de dommage. Elles estiment encore que l’UCI n’a pas agi en collaboration avec les équipes, mais en obligeant celles-ci à suivre des règles jugées discriminatoires.
On peut tout de même s’étonner qu’autant d’équipes aient décidé ainsi de ne pas suivre le test proposé de longue date par la fédération internationale et qui vise justement à une plus large sécurité globale, par le biais d’un boitier de quelques dizaines de grammes, qui ne représente qu’un désavantage minime sur l’aérodynamisme d’un vélo. Ce ballon d’essai était justement intéressant pour le bien général du cyclisme professionnel. L’UCI a peut-être manqué de jugement dans la manière d’amener sa technologie, mais ce rejet collectif n’aide en rien la poursuite des mesures destinées à améliorer la sécurité. Il faudra certainement attendre quelques jours et communiqués de ces équipes avant de mieux comprendre les tracasseries des managers qui ont refusé un tel outil ou une telle méthode de fonctionnement, mais cela ressemble jusqu’ici à un jeu de dupes qui met surtout en difficulté les cyclistes, premières concernées par ces futures mesures.
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L’infolettre du 11 août 2025 : Evenepoel chez Red Bull-Bora-Hansgrohe, le pari d’Unibet Tietema Rockets…
Remco Evenepoel chez Red Bull-Bora-Hansgrohe : faire dans les sentiments n’est plus une option en cyclisme
Il serait hypocrite de feindre la surprise lorsque mardi dernier vers 17h00, les équipes Red Bull-Bora-Hansgrohe et Soudal Quick-Step ont envoyé un communiqué de presse annonçant le transfert attendu depuis les révélations de divers médias cet été : Remco Evenepoel rejoindra la formation allemande à partir de 2026, mettant fin un an plus tôt à son contrat avec son équipe actuelle. Les phrases sont courtes, bien choisies. Les communications ont eu le temps d’être fignolées après plusieurs semaines de tractations. L’annonce devait attendre le début du mois d’août pour respecter la réglementation (obsolète) de l’Union Cycliste Internationale (UCI), elle a été finalement bien plus sobre que l’ensemble des analyses qui allait lui succéder.
D’un côté, Red Bull-Bora-Hansgrohe évoque “un nouveau chapitre” avec un coureur qui entre dans “la nouvelle phase de sa carrière”, prêt à “viser les plus grands défis sportifs”. La prudence est de mise : aucun de ces objectifs n’est défini. L’équipe, elle, confirme qu’avec son “ambition audacieuse”, elle veut “devenir l’une des plus importantes forces d’attraction sur la scène cycliste internationale ces prochaines années”.
Chez Soudal Quick-Step, on confirme le transfert, indiquant que Remco Evenepoel “n’a pas souhaité discuter d’une prolongation de son contrat actuel”, ce que plusieurs sources nient pour l’heure. “Les propriétaires de l’équipe et la direction ont décidé qu’il était dans le meilleur intérêt de chacun que Remco puisse changer d’équipe à la fin de cette saison 2025”, indique l’équipe belge, avant de défendre son modèle et de confirmer son ambition de rester un collectif solide malgré le départ du leader sur lequel la formation s’était concentrée depuis 2019. “Nous croyons fermement en l’esprit collectif qui nous a offert le titre de ‘Wolfpack’ (NDLR : que l’équipe s’est elle-même adjugé plutôt) et nous continuerons à nous battre pour être un collectif plus fort que n’importe quel individu”, clame encore le communiqué.
Le transfert était effectivement inévitable après trois saisons durant lesquelles Evenepoel n’a cessé d’être approché par quasiment tout ce qui se fait de mieux au niveau du WorldTour. Mais Soudal Quick-Step, contrôlé auparavant par Patrick Lefevere, avait jusqu’ici tout fait pour retenir au mieux sa pépite belge. Prolongation de contrat, valorisation salariale, promesses de recrutement (Louis Vervaeke, Ilan Van Wilder, Mikel Landa, Valentin Paret-Peintre, Maximilian Schachmann…), renforcement du staff technique… Tout a été fait pour transformer l’équipe familiale au tempérament flandrien en futur conquérant des Grands Tours, pour l’ambition d’une star capable d’approcher les meilleurs grimpeurs du plateau mondial.
La victoire sur la Vuelta 2022 et la troisième place obtenue sur le Tour de France 2024, au-delà des titres mondiaux et olympiques obtenus sur cette même période, avaient confirmé le potentiel d’Evenepoel et les sacrifices nécessaires dans une équipe qui a su se transformer. Mais cela restait trop juste face à d’autres collectifs qui ont consacré des dizaines de milliers d’euros et des budgets quasiment deux fois supérieurs pour atteindre le sommet sur ces courses de trois semaines. Rivaliser avec Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, ce n’est pas simplement rivaliser avec des individus, mais bien avec des structures rodées, des moyens financiers décuplés, des technologies toujours plus avancées. Sans autre capital à mettre dans la balance, Soudal Quick-Step était condamnée à voir son leader s’intéresser à ce qui se fait dans les autres formations.
Le maillot rouge Remco Evenepoel (Quick-Step Alpha Vinyl) gagne la 19e étape du Tour d’Espagne 2022 au sommet de l’Alto de Piornal – Photo : ASO/Unipublic/Sprint Cycling Agency/Miwa IijimaSurtout que depuis le début de l’année, l’équipe belge n’est plus dirigée par celui qui a mis toute son âme dans le groupe. Patrick Lefevere a officiellement pris sa retraite et laissé le flambeau de CEO à Jurgen Foré. Si le premier avait une affection particulière pour cet ancien footballeur repéré parmi les juniors alors qu’il flambait sur toutes les courses qu’il découvrait, le second a pris sa tâche comme n’importe quel chef d’entreprise et regardé aux finances et à la vision à long terme qui pouvait le mieux correspondre à l’équipe. Encore construire une équipe dédiée aux Grands Tours malgré des moyens deux fois moindre aux grandes écuries du WorldTour ? Le risque est important en cas d’échec, comme cela s’est vu cette année lorsque Remco Evenepoel a dû s’arrêter dans le col du Tourmalet. Certes, la Soudal Quick-Step a remporté quatre étapes sur ce Tour de France, mais au bout de sprints et d’efforts en solitaire. Mener un collectif à viser les courses d’un jour et les offensives, voici ce qui semble le mieux correspondre à l’esprit d’une meute de loups – le fameux “Wolfpack”.
C’est dans cette optique que Jurgen Foré a mené une grande refonte du changement opéré ces cinq dernières saisons au sein du groupe belge. Les recrutements d’équipiers-grimpeurs ne sont plus à l’ordre du jour, il est temps d’amener des esprits combatifs et des capitaines de route solides pour apprendre aux jeunes qui arrivent à collecter les succès. Jasper Stuyven, Edward Planckaert et Dylan van Baarle, notamment, ont été engagés dans cet objectif, pour apprendre aux Paul Magnier, Luke Lamperti et Junior Lecerf à briller. Laisser Remco Evenepoel voguer vers de nouvelles ambitions, c’est obtenir une rentrée d’argent substantielle pour faire grandir à terme un autre collectif, qui jouera dans une autre cour que celle des superstars du peloton. Soudal Quick-Step reviendra ainsi à ce qui faisait son ADN de ces vingt dernières années : la recherche de la victoire d’un jour, du coup d’éclat, quitte à oublier les classements généraux.
Le Belge Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step), avec le maillot blanc du meilleur jaune, au départ de la 9e étape du Tour de France, le 13 juillet 2025 – Photo : ASO/Charly Lopez“Sur le plan budgétaire, nous ne pouvons plus rivaliser avec les Émirats arabes unis et les Red Bull de ce monde”, a logiquement analysé Patrick Lefevere dans sa chronique hebdomadaire dans le quotidien Het Nieuwsblad, quatre jours après avoir appelé les journalistes à ne plus le contacter pour réagir au transfert le plus grandiloquent de ces cinq dernières années. L’ancien patron a confirmé qu’il était au courant, mais qu’il a dû faire le deuil de tout ce qu’il a construit durant sa fin de carrière. Il ne démontre aucune amertume envers le double champion olympique, indiquant qu’il ne peut pas assurer que ce départ ne se serait pas produit s’il était encore à la barre de son équipe.
Patrick Lefevere a bien compris, malgré son côté traditionnel, que le cyclisme s’est transformé ces dernières années. Le temps des méga-écuries est venu, avec des budgets déraisonnables pour ce qu’était le peloton du début du siècle, et il est désormais impossible d’espérer conserver une pépite, quelle que soit la relation investie depuis plusieurs années avec celle-ci. Les transferts sont aujourd’hui autant scrutés qu’en football : quelle équipe se renforcera le mieux pour l’un ou l’autre leader ? Il aurait été émouvant de voir Remco Evenepoel résister aux sirènes financières et ambitieuses de Red Bull-Bora-Hansgrohe pour poursuivre son histoire avec l’équipe qui l’a lancé. Mais le peloton actuel ne permet plus ce genre de sacrifice. L’heure est à l’optimisation, à la recherche du moindre élément qui fera progresser la carrière vers les sommets. Ce n’est pas pour rien si la structure allemande a annoncé le départ des directeurs sportifs Rolf Aldag et Enrico Gasparotto et l’arrivée de l’ancien sélectionneur belge Sven Vanthourenhout. Le projet est de construire autour du nouveau leader annoncé.
Evenepoel a fait son choix, Soudal Quick-Step également. Chacun se serre la main et se reverra avec respect dans le peloton. Sans oublier un passé glorieux, avec l’espoir d’un avenir aussi brillant.
Grégory Ienco
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Dylan Groenewegen chez Unibet : Tietema en passe de réussir son pari
L’équipe franco-néerlandaise Unibet Tietema Rockets a frappé un grand coup dans le mercato cycliste en annonçant l’arrivée dès 2026, et pour deux saisons, de l’ex-champion des Pays-Bas Dylan Groenewegen, en partance de Jayco-AlUla. Cela faisait plusieurs semaines que le transfert avait été ébruité, en raison d’une signature réalisée en juin, mais l’officialisation a permis à la formation de se faire une place intéressante sur les réseaux sociaux. Il faut dire que le groupe de l’ancien professionnel Bas Tietema sait comment assurer une communication efficace depuis ses débuts au niveau continental. La ProTeam (depuis 2024) a fait grandir sa base de fans depuis les débuts sur YouTube de Tietema et ses potes sur le Tour de France, ce qui a fait grandir l’intérêt de partenaires qui ont accepté de faire grandir le budget d’une équipe qui a clairement indiqué son ambition, dès ses débuts professionnels en 2023, de participer un jour au Tour de France. Et si possible le plus rapidement possible…
L’arrivée de Groenewegen rend cette ambition encore plus crédible. Non pas que l’équipe galère sur le plan sportif, loin de là. Si elle n’a levé les bras qu’à quatre reprises depuis le début de la saison, elle a enchaîné les places d’honneur, lui permettant ainsi de se classer en 26e position du classement par équipes de la saison 2025 et en 30e place du classement cumulé de 2023 à 2025. Elle peut ainsi envisager un billet qualificatif pour les Grands Tours, selon le règlement de l’UCI qui permet aux 30 premières formations de la dernière saison de pouvoir participer aux courses de trois semaines.
C’est cette ambition qui a mené Groenewegen à accepter le défi de devenir leader d’une jeune formation. “Dès les premières discussions, j’ai ressenti l’énergie et la vision. J’aime la façon dont les Rockets osent faire les choses différemment et je crois en leur plan de construire quelque chose de spécial”, a-t-il confié après la signature du contrat, au côté de son équipier chez Jayco-AlUla, Elmar Reinders. Ce processus de recrutement a été documenté dès les premières discussions entre le staff et le sprinter néerlandais dans une vidéo YouTube de près d’une demi-heure qui permet ainsi de mieux comprendre comment une telle équipe peut négocier un tel transfert. C’est très instructif sur la manière dont fonctionne encore le cyclisme aujourd’hui.
Maintenant, à partir de quand Unibet Tietema Rockets peut-il rêver du Tour de France ? L’équipe a progressé pas à pas sur le plan sportif, avant de faire un grand saut cette saison en prenant une licence française, permettant ainsi au groupe de se distinguer sur les courses de Coupe de France, afin de titiller le regard de l’organisateur de la Grande Boucle. Désormais dans le Top 30 de l’année et avec un ancien vainqueur d’étape sur le Tour dans ses rangs, la ProTeam peut déjà espérer à une présence sur la course la plus médiatique du monde… en 2026.
En effet, l’espace va être de plus en plus dégagé avec la fusion entre Lotto et Intermarché-Wanty qui effacera une ProTeam du peloton, alors qu’Arkéa-B&B Hôtels n’a toujours pas annoncé de repreneur, ce qui laisserait une autre place. Cela ferait donc deux invitations supplémentaires pour l’organisateur du Tour. Cofidis pourrait ainsi se sauver dans le WorldTour grâce à la disparition d’Arkéa-B&B Hôtels, alors que Q36.5 Pro Cycling Team convoiterait la licence d’Intermarché-Wanty (vu que Lotto a déjà sa licence quasiment acquise). Cela laisserait donc des wild-cards à dispatcher entre Uno-X Mobilty, TotalEnergies, Tudor et… Unibet Tietema Rockets. Si ces invitations restent au nombre de quatre, les fusées peuvent rêver de leur grand objectif dès la saison prochaine. Et dire que tout ça est parti d’une chaîne YouTube !
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L’infolettre du 4 août 2025 : Pauline Ferrand-Prévot reine du Tour, les premiers transferts de 2026…
Pauline Ferrand-Prévot n’avait (encore) besoin que d’une cartouche
Le Tour de France Femmes le plus difficile de sa jeune histoire ne s’est finalement joué que sur une seule attaque. Ou plutôt sur un tempo infernal mené par la Française Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike). Elle n’a même pas dû grimper sur les pédales en danseuse pour lâcher ses rivales dans le col de la Madeleine et réaliser un effort en solitaire de huit kilomètres, suffisant pour glaner la victoire d’étape et le classement général de ce Tour, un objectif qu’elle s’était pourtant fixée sur les trois prochaines années. Le retour sur la route de la championne olympique de VTT cross-country a donc mené dès sa première saison à une victoire sur Paris-Roubaix, avant un maillot jaune dans les Alpes. Et dire que son palmarès ne comptabilise que 12 victoires professionnelles dans cette discipline… Mais ce serait oublier l’ensemble de ses exploits sur tous les terrains : championne du monde sur route, de gravel, de VTT cross-country, de VTT marathon, de VTT short-track, de cyclo-cross, championne d’Europe de VTT cross-country et short-track, une Flèche Wallonne, une étape du Tour d’Italie. Le palmarès de la Rémoise de 33 ans s’étend encore plus loin, démontrant tout le talent d’une sportive dont le dévouement pour chaque objectif impressionne à chaque épreuve.
Son retour annoncé sur la route après son titre olympique à Paris, devant son public et sa famille, en avait étonné plus d’un, tant elle semblait se plaire sur les chemins de terre. Elle avait cependant tout gagné dans cette discipline, et avait donc déjà son regard tourné vers autre chose. C’est ainsi que “PFP” a toujours fonctionné. Après avoir tenté de multiplier les disciplines en une seule saison (elle a porté les maillots arc-en-ciel de cyclo-cross, de route et de VTT en même temps en 2015), la Française s’est concentrée dès 2016 sur le tout-terrain, évoquant son objectif d’obtenir une médaille sur les Jeux olympiques. Cet espoir a cependant été maintes fois reporté : une sciatique et un abandon à Rio en 2016, une endofibrose iliaque récalcitrante entre 2019 et 2020 avant une chute lors de la course de Tokyo, en 2021… C’est finalement en 2024 qu’elle peut enfin célébrer ses lauriers olympiques en France. Comme un signe.
Photo : ASO/Thomas MaheuxEt ensuite ? Un come-back sur la route semblait le plus naturel au vu des changements dans le peloton féminin depuis ses dernières courses dans cette discipline en 2018. Depuis lors, Paris-Roubaix et Milan-Sanremo sont apparus au calendrier, le Tour d’Espagne a grandi et le Tour de France a été relancé, offrant la possibilité aux coureuses de disputer trois Grands Tours. On est encore loin de l’égalité parfaite avec le peloton masculin, mais ces courses prestigieuses suffisaient à aiguiser l’appétit d’une Ferrand-Prévot toujours prête à se lancer des défis. Sa victoire surprise sur Paris-Roubaix, en solitaire, avait annoncé la couleur, son arrivée sur le Tour avec trois kilos de moins, le visage émacié, après deux mois de stage en altitude, démontrait toute sa dévotion pour ce rendez-vous du mois de juillet. “Ce Tour est avant tout un moment important pour découvrir ce que c’est que de monter dans une course par étapes de ce niveau. Il s’inscrit dans un plan à long terme, pour acquérir de l’expérience”, évoquait-elle avant de prendre le départ avec le Team Visma | Lease a Bike. Il y avait probablement de ça au départ, mais elle a rapidement dû voir que son niveau était bien celui des meilleures de cette Grande boucle. Le tout grâce à une optimisation qu’elle a mise en place depuis ses débuts professionnels : “Elle a été sérieuse au point que ça m’a presque fait peur qu’elle ne s’octroie pas beaucoup de repos après tout ce qu’avaient été les Jeux. Mais elle avait peur de manquer de temps”, a ainsi confié le manager de l’équipe de France de VTT, Yvan Clolus dans L’Équipe.
Sa troisième place sur l’étape inaugurale au sommet de la côte de Cadoudal était une première indication, son tempérament offensif vers Guéret était une confirmation de son désir d’aller plus vite que son plan à long terme, sa gestion du col de la Madeleine clôturait les débats sur sa place dans le peloton actuel. Même sans expérience des courses contemporaines, Ferrand-Prévot a profité de ses connaissances acquises depuis plus de dix ans pour gérer au mieux ce Tour. Pendant que ses adversaires bataillaient sur la Vuelta et le Giro, après les classiques, “PFP” a préféré travailler durant deux mois en altitude. “Je préfère m’entraîner dur que passer du temps dans les trajets pour aller sur des courses”, avait-elle confié à Eurosport. Sur la Madeleine, elle a mené son tempo comme… lors d’une course de VTT, au seuil, sans se brûler les ailes, sans à-coups. “J’arrive à me mettre des challenges et me motiver pour essayer de les réussir. C’est ce que j’adore dans mon sport, c’est tout donner pour arriver le jour J, être prête, et savoir que je me suis donné les moyens de réussir”, a-t-elle commenté après sa victoire sur la Madeleine, quelques minutes avant de tomber en larmes dans les bras de la directrice du Tour de France Femmes, Marion Rousse.
Demi Vollering (FDJ-Suez) avait beau dire qu’elle avait connu une moins bonne journée, ses données montraient qu’elle n’était finalement pas loin de ses temps de montée sur le Tourmalet ou le Glandon ces dernières années. Il y avait simplement plus fort devant : “PFP” s’est consacrée à ce projet jusqu’à la limite de ce qui est soutenable et cela a payé. On peut s’interroger sur l’image de cette championne amaigrie de plusieurs kilos (elle en a évoqué trois depuis mai) pour grimper au mieux les cols du Tour. De même quant à cet effort considéré comme le plus impressionnant de ces deux dernières décennies dans le peloton féminin (environ 5,05 w/kg sur près d’une heure d’effort). Mais les faits sont têtus : Ferrand-Prévot a réalisé son rêve de petite fille dès sa première saison de retour sur la route, avec toute la précision chirurgicale qu’on lui connaît.
Le parcours a en tout cas été en faveur de la stratégie de la Française qui a profité de l’attentisme de l’ensemble des favorites, craintives à l’approche de la Madeleine, pour mener une attaque bien ciblée, suffisante pour glaner le maillot jaune. On peut aussi s’interroger sur l’abandon de plusieurs favorites (Marlen Reusser, Elisa Longo Borghini…) qui auraient peut-être bouleversé l’ordre établi sur des étapes propices aux offensives. La dernière étape l’a prouvé : beaucoup avaient peur de perdre et préféraient donc rester dans les roues. Demi Vollering, au sein d’une équipe FDJ-Suez qui s’est trop dispersée durant la semaine a été de ceux-là, tout comme Kasia Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto). “PFP” en a bien profité, suivant ses adversaires sans s’inquiéter une seconde d’une éventuelle perte de leadership avant l’arrivée finale à Châtel.
Photo : ASO/Thomas MaheuxQue reste-t-il désormais comme objectif pour une telle championne ? Un nouveau titre de championne du monde sur route ? Un deuxième Tour de France l’an prochain, pour confirmer que cette victoire n’était pas un cas unique ? Ferrand-Prévot peut toujours surprendre, mais son contrat avec la Visma est prévu sur trois ans et annonce donc encore deux saisons durant lesquelles la Française peut encore marquer le peloton féminin, que ce soit sur route ou ailleurs. Elle participe en tout cas à un grand chamboulement des stars de la discipline, confirmant qu’il est aujourd’hui difficile de dominer la route comme auparavant. Pour le plus grand plaisir des fans de cyclisme féminin.
Grégory Ienco
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Les règles deviennent toujours moins tabou dans le peloton féminin
“Mes jambes n’étaient pas bonnes aujourd’hui. Je suis dans cette période du mois” : cette phrase évoquée par la Mauricienne Kim Le Court Pienaar (AG Insurance Soudal) après la sixième étape du Tour de France Femmes, alors qu’elle portait le maillot jaune de leader du classement général, a connu un retentissement particulier, tant il était rare par le passé d’entendre des stars du cyclisme évoquer leurs menstruations pour expliquer un peu plus précisément leurs performances.
La Française Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly) avait elle-même évoqué le sujet la veille dans une interview pour L’Humanité. S’inquiétant notamment des déclarations de Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike) indiquant qu’elle avait perdu trois kilos avant le Tour de France Femmes, et plus globalement d’une tendance à la maigreur pour gagner les grandes courses du calendrier, la Brestoise a rappelé qu’il est important de ne pas jouer avec sa santé, et de mettre en place des plans de nutrition adaptés pour éviter les problèmes liés à cette obsession : os décalcifiés, muscles atrophiés et menstruations déphasées voire disparues… “Les règles, ça devrait être vu comme des superpouvoirs”, lance ainsi Kerbaol, qui a lancé un compte Instagram baptisé f.e.e.d_powr pour mettre en avant la nécessité de bien se nourrir en tant qu’athlète professionnel et de réaliser des plans d’entraînement qui ne mettent pas en danger leur corps. “Au lendemain des règles, on est dans une phase hormonale très bénéfique, très bonne pour la récupération. La libération du glycogène, qui sert à alimenter les muscles, est très bénéfique. Moi, je suis super contente d’avoir mes règles avant une course”, explique-t-elle.
Photo : ASO/Thomas MaheuxElles ne sont pas les premières à évoquer ce sujet. La Néerlandaise Demi Vollering (FDJ-Suez) avait déjà confié l’an dernier ses difficultés lors de règles plus douloureuses. Ce sont justement les récits de ces stars de la discipline qui peuvent permettre de bouleverser les croyances autour de ces changements hormonaux qui ont un effet bénéfique s’ils sont bien gérés, comme l’a expliqué Kerbaol. La professionnalisation de plus en plus grande des équipes féminines permet justement l’arrivée de spécialistes de la question, qui comprennent de mieux en mieux ces sportives qui engrangent de plus en plus de kilomètres, sur des courses de plus en plus rudes.
Ces discussions émergent plus largement dans le monde du sport et doivent aider les sportives à enfin dépasser un tabou. Car toutes les femmes ne sont pas encore à l’aise avec ce sujet, à l’image de cette étude menée en 2024 auprès de près de 500 athlètes qui montre que près de neuf femmes sur dix (87%) estiment que les menstruations impactent leurs performances, mais que seuls 35% d’entre elles en discutent avec leurs entraîneurs. Entendre ces professionnelles parler de ce sujet peut justement les aider à être plus vocales. Cela ne peut qu’être bénéfique pour plus de la moitié de la population mondiale.
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L’infolettre du 29 juillet 2025 : le bilan équipe par équipe du Tour de France, confessions sur le Tour de Wallonie…
Tour de France : le carnet de notes des 23 équipes
C’est une nouvelle édition exceptionnelle qui s’est conclue ce dimanche sur les Champs-Élysées à Paris, au bout d’une dernière étape épique remportée par Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike). Le spectacle, sous la pluie orageuse, était au rendez-vous grâce à une triple ascension de Montmartre qui a confirmé la tendance de cette Grande boucle : dès que les profils sont taillés pour l’explosivité, les esprits s’échauffent, le panache s’affirme et le show anime les coureurs en tête de peloton. La preuve en est avec une vitesse moyenne générale de 42,849 km/h, plus rapide encore qu’en 2022 (42,031). Un sacré contraste avec la lutte pour le classement général qui s’est éteinte dès la première étape de haute montagne, après laquelle le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG) a parfaitement contrôlé les éléments pour s’offrir son quatrième maillot jaune.
L’heure est au bilan, et pour l’occasion, nous avons décidé de scruter équipe par équipe, afin de voir quel effectif avait rempli ses objectifs, et quels coureurs ont émergé durant ces trois semaines intenses. Le classement est simple : c’est celui du classement par équipes final à Paris, avec à chaque fois, une cote sur dix.
Team Visma | Lease a Bike – 8/10
Il est difficile de coter une équipe qui termine le Tour de France avec une deuxième place au classement général et deux victoires d’étape, dont une qui restera dans les mémoires pour son scénario et les émotions procurées par son vainqueur (on parle bien de Wout van Aert à Paris). Car derrière ces succès et cette place d’honneur, il y a la déception d’un coureur qui espérait enfin bousculer la domination de celui qui l’a usé en 2024. Jonas Vingegaard pensait avoir la préparation idéale, quasiment sans pépin – si ce n’est une chute et une commotion cérébrale sur Paris-Nice dont on ne connaîtra jamais vraiment la gravité. Il a montré des signes de progression sur les efforts explosifs, comme il l’a affiché sur chaque attaque de Pogacar en première semaine puis dans les Alpes. Mais cela n’a pas suffi à mettre à mal son rival slovène, un ton au-dessus physiquement, et même psychologiquement.
Durant trois semaines, on a entendu parler d’un fameux plan destiné à faire vaciller le maillot jaune. Chaque étape de montagne était l’occasion de mettre en œuvre ce plan. La première semaine de course, intense, ressemblait à une stratégie de harcèlement. Mais après un contre-la-montre manqué à Caen, puis une perte de plus de deux minutes à Hautacam (ces deux plus mauvais jours depuis longtemps, avouera Vingegaard à Paris), le plan était visiblement sans espoir. Vingegaard a seulement tenté sur le Mont Ventoux avec quatre attaques finalement pour perdre deux secondes. Puis il y a eu l’essai de la Madeleine, rapidement annihilé par un mauvais choix tactique. Bien entendu, Matteo Jorgenson n’a pas été au niveau attendu en haute montagne, et tant Wout van Aert que Simon Yates ont visiblement eu du mal à se remettre au mieux du Giro. Mais Vingegaard a rapidement abdiqué face à un Pogacar qui choisissait finalement qui pouvait gagner ou non dans les cols. Ce sont finalement les deux protagonistes du Tour d’Italie qui ont pu lever les bras, pendant que le Danois s’est contenté, encore une fois, d’une deuxième place, une habitude depuis Le Lioran, l’été dernier. Il va désormais devoir se demander ce qu’il reste à faire pour détrôner un tel Pogacar. Encore de meilleurs équipiers ? Attaquer plus tôt ? L’équation est complexe.
Le Danois Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) sur la 2e étape du Tour de France, le 6 juillet 2025. – Photo : ASO/Billy CeustersUAE Team Emirates XRG – 9,5/10
Un maillot jaune, celui à pois, cinq victoires d’étape : difficile de faire mieux pour l’équipe UAE Team Emirates XRG sur ce Tour de France. Il aura seulement manqué le classement par équipes pour que la fête soit totale. Tadej Pogacar a parfaitement mené sa barque vers sa quatrième victoire au classement général, malgré de nombreux rivaux prêts à lui mener la vie dure comme il l’a découvert dès la première étape à Lille. Mais le Slovène sait tout faire : prendre les bordures, suivre les attaques sur les pentes à deux chiffres, rouler contre la montre, scier les jambes de ses adversaires dans la moyenne ou la haute montagne, s’essayer à l’offensive sur les pavés mouillés de Paris. Le plus régulier, c’était bien lui durant ces trois semaines.
Son équipe apparaissait pourtant moins forte que ces dernières années. Le champion de Belgique Tim Wellens a évidemment abattu un boulot fou durant la première semaine, durant laquelle il a notamment glané le maillot à pois, avant de remporter une étape en filou à Carcassonne, en fin de deuxième semaine. L’Allemand Nils Politt a boulotté comme à son habitude en tête de peloton, même en montagne. Le champion d’Équateur Jhonatan Narvaéz a montré ses progrès dans les cols pour mener Pogacar vers la victoire. Mais derrière, Marc Soler et Pavel Sivakov (malade dans les Pyrénées) ont très souvent décroché rapidement, et Adam Yates n’a pas souvent été d’un grand appui. Avec le retrait de João Almeida sur une chute à Mûr-de-Bretagne, “Pogi” a souvent été isolé aux moments les plus rudes en altitude. Mais il a tenu, tant qu’il pouvait. Ce qui l’a mené à un état de fatigue rarement vu, en témoignent ses sourires plus ternes et ses traversées plus rapides du podium. “Je ne suis pas à l’abri d’un burn-out, et personne ne l’est vous savez”, a-t-il expliqué, tout en rassurant sur son état mental actuel. Le Slovène a en tout cas semblé au bout d’un cycle, nécessitant un repos plus important pour se remettre en selle au mieux.
Sur le Tour d’Espagne ? Probablement pas. Les championnats du monde au Rwanda restent une option, mais le tenant du titre préfère penser d’abord au repos. Pour ne pas s’user, et pour encaisser également les critiques, plus souvent revenues ces dernières semaines, sur ses performances hors du commun. Dans son équipe dirigée par les sulfureux Mauro Gianetti et Matxin Fernandez, on préfère rappeler que les contrôles sont jusqu’ici formels. Les doutes restent cependant. C’est l’histoire du Tour finalement…
L’équipe UAE Team Emirates XRG autour du maillot jaune Tadej Pogacar, après l’arrivée de la 21e étape du Tour de France, le 27 juillet 2025. – Photo : ASO/Charly LopezRed Bull-Bora-Hansgrohe – 7,5/10
Dès les premières interviews en début de Tour, l’équipe allemande a tenté de rassurer sur la tactique collective à mettre en place durant ces trois semaines de course : Florian Lipowitz, troisième de Paris-Nice et du Dauphiné, et Primoz Roglic, multiple vainqueur du Giro et de la Vuelta, se partageront la place de leader, et le classement décidera en cours d’épreuve qui sera finalement à la tête de l’effectif. Sauf que les deux hommes se sont rarement quittés, et avec moins de deux minutes d’écart entre les deux coureurs avant les Alpes, les choses ne semblaient toujours pas claires.
Lipowitz a tenté son va-tout vers le col de la Loze, pendant que Roglic paraissait courir sa propre course, sans essayer de protéger la troisième place et le maillot blanc de son jeune équipier allemand. Le lendemain, vers la Plagne, c’est Roglic qui partait en échappée avant d’exploser, là où Lipowitz suivait les roues, à son grand avantage puisque cela lui permettait de sceller sa place sur le podium et sa position de meilleur jeune du Tour. Le taureau ailé se satisfera de l’émergence de ce jeune coureur allemand, alors que le vétéran slovène devait se contenter de la huitième place finale. Derrière, l’équipe n’a pu obtenir de succès d’étape, alors que Jordi Meeus est passé tout près sur la 17e étape, terminée juste derrière Jonathan Milan.
Arkéa-B&B Hôtels – 8/10
C’est la belle histoire de ce Tour : l’équipe française au plus petit budget du WorldTour cherchant de nouveaux partenaires pour la prochaine saison qui réussit l’un des plus beaux Tours de son histoire. Kévin Vauquelin avait déjà fait vibrer la formation bretonne l’an dernier avec un succès inattendu à Bologne, il a cette fois fait rêver toute la France avec son épopée en première semaine (maillot blanc et place sur le podium), avant de tenter de résister au mieux aux assauts des autres outsiders du classement général. Au bout d’une course gérée dans la douleur, grâce à d’excellents Cristian Rodriguez, Raul Garcia Pierna et Ewen Costiou notamment, Vauquelin a tenu sa place dans le Top 10, concluant le Tour en septième position. Pas encore suffisant pour espérer à l’avenir jouer le podium, mais une confirmation qu’il peut être au niveau des meilleurs sur certains terrains, notamment plus punchy. Reste à voir si ce sera sous le maillot rouge et noir ou celui d’INEOS Grenadiers, où son nom est très souvent annoncé.
Le Français Kevin Vauquelin (Arkéa-B&B Hôtels) sur le col de la Loze, lors de la 18e étape du Tour de France, le 24 juillet 2025. – Photo : ASO/Billy CeustersDecathlon-Ag2r La Mondiale – 7/10
Après une édition 2024 marquée par la passation de pouvoir au sommet de la direction, l’équipe française avait cette année choisi de ne miser que sur le classement général et une victoire d’étape. Plus question de viser également les sprints avec Sam Bennett comme l’an dernier. Toute la pression était sur l’Autrichien Felix Gall. Et malgré un début de Tour difficile, le grimpeur de 27 ans a doucement refait son retard en haute montagne, sur son terrain préféré, pour finalement obtenir la cinquième place finale. Il manque une victoire d’étape pour que le tableau soit plus positif encore, mais ce résultat, après sa 8e place en 2023, confirme qu’il est un candidat à retenir pour les prochains Grands Tours.
INEOS Grenadiers – 8/10
C’était l’inconnu pour la formation britannique, qui devait célébrer le dernier Tour de Geraint Thomas et en même temps espérer un bon classement général pour Carlos Rodríguez dont les résultats en dents de scie sont à la hauteur des succès d’INEOS Grenadiers. Le groupe a d’abord dû faire face à l’abandon de Filippo Ganna dès l’étape d’ouverture, avant que Rodríguez enchaîne les chutes, le contraignant également au forfait avant la 18e étape. La satisfaction de l’équipe de Dave Brailsford (le revenant) est principalement l’esprit offensif affiché durant ces trois semaines, couplé aux deux victoires du grimpeur néerlandais Thymen Arensman. Celui qui s’est transformé en éternelle doublure des autres stars de l’équipe a montré qu’il était le meilleur atout d’une formation qui se cherche encore. Il impose au moins une base pour le futur : et si INEOS Grenadiers poursuivait sa dynamique offensive pour l’avenir ?
Movistar Team – 3,5/10
L’abandon d’Enric Mas n’a pas aidé la Movistar, mais l’équipe espagnole a rarement été aux avant-postes durant ces trois semaines de course. Le leader de l’équipe a au moins essayé des offensives en montagne, tout comme le Colombien Einer Rubio (finalement cinquième au sommet de la Loze), mais cela n’a pas été porteur de succès. Cela se voit au tableau des primes, avec un groupe qui auparavant trustait le classement par équipes et se retrouve aujourd’hui en bas de colonne.
XDS Astana Team – 4/10
Comme sur les précédentes courses de la saison, l’équipe kazakhe n’avait pas en tête de viser un général ou une étape particulière, mais de tenter de se montrer partout, tout le temps, avec l’espoir de glaner des points UCI importants pour garder sa licence WorldTour en fin de saison. La stratégie n’a toutefois pas porté ses fruits durant ce mois de juillet. Le sprinter Cees Bol n’a jamais fait mieux qu’une 18e place. L’Italien Davide Ballerini a au moins ramené une deuxième place de Paris, après une cinquième place sur la 17e étape. Mais cela en restera là : en montagne, Sergio Higuita, Harold Tejada ou Clément Champoussin n’ont jamais pesé.
Le Colombien Harold Tejada (XDS Astana Team) au départ de la 18e étape du Tour de France, le 24 juillet 2025. – Photo : ASO/Billy CeustersTeam Picnic-Post NL – 8/10
Le pari était osé : sans Romain Bardet, désormais à la retraite, l’équipe néerlandaise songeait désormais à placer comme leaders Oscar Onley pour le classement général et Pavel Bittner pour les sprints, deux coureurs formés au sein de son équipe de développement. Ils étaient d’ailleurs six au départ à venir du groupe des espoirs. Et la formule a payé ! Oscar Onley a conquis une improbable quatrième place après sa troisième position sur le Tour de Suisse, au bout d’une course parfaitement gérée avec des Top 7 sur toutes les étapes de haute montagne. Bittner a tout de même obtenu des 4e et 5e places au sprint, Tobias Lund Andresen a aussi fait troisième, alors que Frank van den Broek a fini deuxième à Pontarlier. Bref, tout le collectif a fait le travail !
EF Education-Easy Post – 8,5/10
Le forfait de Richard Carapaz avant le Tour de France n’augurait pas un Tour de France exceptionnel pour la troupe de Jonathan Vaughters. Mais l’équipe au maillot rose n’a pas abandonné son esprit offensif pour autant. Elle a même décidé d’ériger cette attitude au coeur de sa tactique, et cela a fait mouche. L’Irlandais Ben Healy a obtenu d’emblée, à Vire, une victoire d’étape marquante avant d’enchaîner des résultats toujours plus frappants : une troisième place au Mont Dore qui lui a permis d’obtenir le maillot jaune pour deux jours, une deuxième au sommet du Mont Ventoux, et finalement, une neuvième place au général aussi inattendue que ses trois semaines en tant que Super-combatif du Tour. On en oublierait presque les tentatives de Kasper Asgreen, Alex Baudin, Neilson Powless ou Harry Sweeny, moins en réussite que leur équipier irlandais.
Groupama-FDJ – 2/10
Sans grand leader au départ, malgré l’ambition de Guillaume Martin-Guyonnet, l’équipe française a connu trois semaines compliquées. Romain Grégoire semblait avoir confirmé les attentes placées en lui sur les étapes pour puncheurs avec une quatrième place encourageante à Boulogne-sur-Mer et une cinquième à Rouen, mais l’espoir a été douché par l’enchaînement des étapes. Sa cinquième place sur la 20e étape vers Pontalier, après une lourde chute, indique pourtant tout le potentiel d’un puncheur qui doit encore prendre de l’expérience. Le sprinter Paul Penhoët a lui continué de grandir, mais n’a pu faire mieux qu’une cinquième place.
Uno-X Mobility – 8/10
Jouer les échappées, bien entendu. Mais l’équipe norvégienne ne vient plus sur le Tour que pour ça. Elle est venue au départ de Lille avec son effectif le plus ambitieux de son histoire sur la Grande Boucle, et cela s’est confirmé dans les résultats. L’étape de Toulouse remportée par Jonas Abrahamsen, éternel attaquant, restera évidemment dans les esprits, par la force affichée par celui qui n’était même pas sûr d’être au départ du Tour vu sa fracture de la clavicule subie quinze jours plus tôt sur le Tour de Belgique. Mais ce n’est pas tout : Søren Wærenskjold a également obtenu un podium, et Tobias Johannessen a prouvé son potentiel en montagne pour grimper à la sixième place du général, notamment grâce à une échappée surprise vers Superbagnères ! La ProTeam de Thor Hushovd a pris une nouvelle dimension sur ce Tour et confirme qu’elle peut grandir sur tous les terrains, pas seulement dans la plaine.
Le Norvégien Jonas Abrahamsen (Uno-X Mobility) à l’attaque sur la 11e étape du Tour de France, le 16 juillet 2025. – Photo : ASO/Billy CeustersTeam TotalEnergies – 7,5/10
Si elle n’a pas connu de succès comme l’an dernier, l’équipe de Jean-René Bernaudeau a réussi à se montrer à l’offensive tout en réalisant un exploit qu’elle n’avait plus connu depuis 2015 : placer l’un de ses coureurs dans le Top 10 du classement général. On aurait pu penser que la performance viendrait du Belge Steff Cras, mais le grimpeur a encore connu de la malchance, malade. Cette fois, c’est le Français Jordan Jegat, qui était encore en continental voici trois ans, qui a pris la place de leader et s’est arraché jusqu’à l’avant-dernière étape vers Pontarlier pour obtenir la dixième place finale. Cela suffit au bonheur du groupe qui peut ainsi se rassurer sur sa place pour les prochains Tours de France.
Soudal Quick-Step – 8,5/10
Cela a également été un Tour de France contrasté pour le “Wolfpack”. L’équipe belge a connu les bordures à Lille avant de retrouver le sourire avec Tim Merlier sur la troisième étape. Puis Remco Evenepoel s’est offert le contre-la-montre de Caen, a failli faire jeu égal avec les favoris sur Mûr-de-Bretagne. Tim Merlier a encore enlevé une étape, mais la montagne arrivant, les nuages se sont assombris : brisé par une préparation tronquée et une fracture d’une côte, révélée bien plus tard, Remco Evenepoel a renoncé à son maillot blanc et son rêve de gagner le Tour. Vidé dans les Pyrénées, il quittait un groupe déjà malmené par la malchance depuis le début de saison. Mais la meute s’est resoudée et a montré les crocs : Valentin Paret-Peintre a remporté le plus beau succès de sa carrière au Mont Ventoux grâce au travail, également, d’Ilan Van Wilder, et Pascal Eenkhoorn a arraché un nouveau podium à Pontarlier. Bref, l’optimisme reste de mise, même si les annonces autour d’un potentiel départ d’Evenepoel se multiplient. Le Belge, lui, prend du repos.
Tudor Pro Cycling Team – 6/10
La formation suisse, pour ses débuts sur le Tour, espérait certainement mieux vu l’équipe présentée au départ, entre sprinters, puncheurs et attaquants. La course n’a cependant pas souri à une ProTeam qui a tout de même obtenu deux podiums grâce à Michael Storer à Vire et Julian Alaphilippe à Carcassonne (avec les bras levés trop tard…). On ne peut en tout cas pas reprocher aux hommes de Fabian Cancellara d’avoir joué la carte offensive. Cela a permis au groupe de se placer à neuf reprises dans le Top 10 d’une étape. Mais il a manqué la cerise sur le gâteau. La déception vient également de Marc Hirschi, toujours en retrait sur ce Tour malgré une deuxième place encourageante sur le championnat de Suisse.
Alpecin-Deceuninck – 9/10
On n’arrête jamais les Alpecin-Deceuninck sur le Tour ! L’équipe belge a parfaitement entamé l’épreuve avec des succès, coup sur coup, pour Jasper Philipsen puis Mathieu van der Poel. La chute de Philipsen, avec le maillot vert, sur la troisième étape n’a pas changé les plans offensifs du groupe. Van der Poel a encore terminé deuxième à Rouen, avant de tenter une échappée folle sur la 10e étape avec Jonas Rickaert, échouée à seulement 650 mètres du but. Une nouvelle troisième place à Toulouse au bout d’une étape dingue, avant de partir : MVDP n’a finalement pas fini ce Tour en raison d’une pneumonie. Mais le maillot gris était encore bien à l’avant, grâce à Kaden Groves qui obtenait une victoire en solitaire à Pontarlier, lui le sprinter qui avait déjà gagné sur la dernière Vuelta et le dernier Giro. Trois leaders, trois victoires, le succès est total. On en oublierait presque les prestations encourageantes en montagne du débutant Emiel Verstrynge.
L’Australien Kaden Groves (Alpecin-Deceuninck) à l’attaque sur la 20e étape du Tour de France, le 26 juillet 2025 – Photo : ASO/Billy CeustersTeam Jayco AlUla – 7/10
Alors que le sprinter néerlandais Dylan Groenewegen n’a jamais pu faire mieux qu’une 13e place sur ce Tour, l’équipe australienne a tout misé sur l’offensive dès que le profil s’accentuait. Ben O’Connor a échoué à la 4e place au Mont Dore, Mauro Schmid était encore deuxième à Toulouse, Luke Plapp terminait cinquième du chrono de Peyragudes, mais c’est finalement dans la haute montagne qu’O’Connor réussissait le coup parfait, avec un succès de prestige sur le col de la Loze. Il n’a manqué que le Top 10 au général, duquel le grimpeur australien a été éjecté sur l’avant-dernière étape, face à Jordan Jegat.
Israel-Premier Tech – 3/10
Une quatrième place de Pascal Ackermann sur la huitième étape et puis… pas grand-chose d’autre. Il y a bien eu quelques attaques de part et d’autre pour essayer d’aller chercher un succès d’étape. On a même cru que le Canadien Michael Woods s’intéressait au maillot à pois de meilleur grimpeur, mais il est apparu trop juste pour cet objectif ambitieux. Jake Stewart avait une chance de rattraper le Tour de l’équipe israélienne, mais après avoir laissé filer Kaden Groves vers Pontarlier, l’espoir s’éteignait. Sans leader, le groupe est resté sur le bas-côté.
Cofidis – 1,5/10
Seulement deux Top 10 sur l’ensemble de ce Tour (une 7e place de Bryan Coquard sur la 8e étape et une 10e place de Dylan Teuns à Paris), cela en dit long sur la course de la formation nordiste, totalement dépassée par les événements. La polémique autour de la chute de Jasper Philipsen après une vague malencontreuse de Bryan Coquard n’a évidemment pas aidé sur le plan psychologique, pas plus que l’abandon du sprinter après un doigt cassé en raison d’une musette mal récupérée vers Hautacam. Mais le reste du temps, Cofidis a couru après le peloton. Et les leaders annoncés, Emanuel Buchmann et Ion Izagirre étaient hors du coup. Un Tour à oublier, donc.
Lidl-Trek – 8,5/10
Certes, l’équipe au maillot arlequin avait un leader pour le classement général en la personne de Mattias Skjelmose, malgré l’absence de préparation concrète – le Danois a été malade et forfait pour le Dauphiné et le Tour de Suisse, avant de gagner la classique d’Andorre. Mais il est devenu clair au cours des sprints intermédiaires et des premières étapes de plaine que le maillot vert était le principal objectif du groupe. L’Italien Jonathan Milan a tout simplement remporté l’ensemble des sprints intermédiaires qu’il a pu disputer en première position, et s’est offert deux victoires d’étape dans des conditions compliquées. Même si Tim Merlier a semblé plus rapide que lui lors de leurs combats ensemble, le poursuiteur a compté sur une équipe entièrement dédiée à sa cause pour obtenir les points nécessaires à la sécurisation de son maillot. Skjelmose a pour sa part dû renoncer après une mauvaise chute dans les Pyrénées. Le reste de l’équipe a également montré sa force, principalement le champion des États-Unis Quinn Simmons, deuxième à Vire. Le Belge Thibau Nys a lui connu un Tour difficile, en raison d’un état grippal en début d’épreuve.
Bahrain-Victorious – 4/10
Le Tour avait déjà mal commencé avec les chutes de Santiago Buitrago et de Jack Haig, contraint à l’abandon. Mais l’équipe a au moins essayé de se montrer avec le sprinter Phil Bauhaus (3e à Dunkerque), Fred Wright (7e à Toulouse), Santiago Buitrago (3e sur le Mont Ventoux) ou Matej Mohoric (3e à Paris). Le plus frustrant restera certainement la course du Français Lenny Martinez. Largué dès la première étape, le grimpeur de poche semblait prêt à faire la course pour le maillot à pois. Mais tactiquement, il a toujours paru en décalage, usant des forces à des moments peu opportuns. Son triple bidon collé dans le col du Glandon restera l’image que retiendra le grand public d’un coureur qui a pourtant toutes les qualités pour être un futur leader-chasseur d’étapes. Encore faut-il qu’il apprenne à mieux gérer ses efforts.
Lotto – 4/10
L’équipe belge espérait au moins une victoire d’étape, elle repart du Tour avec un podium et… un projet de fusion avec Intermarché-Wanty (lire l’infolettre précédente). L’épreuve avait très mal commencé avec un De Lie en difficulté, tout comme l’autre leader annoncé, pour le général cette fois, Lennert Van Eetvelt. Mal en point après une chute sur le championnat de Belgique, ce dernier n’a jamais pu retrouver sa condition et a finalement renoncé après deux semaines de calvaire. De Lie, pour sa part, a regagné de la confiance et du physique au fil des étapes. Cinquième et troisième lors de deux sprints massifs à Laval et Châteauroux, quatrième à l’offensive à Toulouse, quatrième à Valence, là où il semblait tout proche de malmener Jonathan Milan, et finalement septième à Paris, après une impressionnante première montée de Montmartre. Mentalement bien mieux, physiquement en bonne condition, le “Taureau de Lescheret” peut au moins se projeter sur la dernière partie de saison.
Intermarché-Wanty – 2/10
Le calice jusqu’à la lie pour le groupe de Jean-François Bourlart. Cela avait pourtant bien commencé avec la deuxième place de Biniam Girmay à Lille, et une sixième deux jours plus tard. Mais l’Érythréen a toujours semblé un ton en dessous des autres sprinters, minant ses ambitions de défendre son maillot vert. Le reste du temps, l’équipe n’a pu se montrer à l’offensive comme elle le souhaitait, notamment après l’abandon de Georg Zimmermann sur chute. Girmay reste finalement le meilleur coureur de l’effectif avec une troisième place finale au classement par points. Loin des trois succès et du maillot vert empochés à la surprise générale en 2024.
Grégory Ienco
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Confessions depuis le Tour de Wallonie
Alors que le Tour de France et le Tour de France Femmes battaient leur plein ce week-end, le Tour de Wallonie s’est également élancé, comme un départ officieux de la dernière partie de saison, menant les coureurs jusqu’au Tour de Guangxi. Ce sont principalement ceux qui n’ont pas pris part au Tour et qui ont enchaîné les stages en juillet qui reprennent la compétition sur l’épreuve wallonne, avec l’ambition de préparer au mieux la suite de l’année. Nous avons tendu notre micro, dimanche matin à Huy, au départ de la deuxième étape, à quelques-uns de ces coureurs.
Alexys Brunel (TotalEnergies)
Sur son retour dans le peloton depuis le début de la saison : “Je suis plutôt satisfait avec du bon boulot fait pour l’équipe et une victoire pour ma part. Je suis très heureux d’être de retour et d’avoir aussi marqué de cette façon mon retour. J’espère avoir de bons résultats sur cette deuxième partie de saison.”
Sur la pression autour de son retour : “Je ne me suis jamais mis la pression. Évidemment, j’en avais, parce que je ne savais pas à quoi m’attendre, et le peloton a quand même bien changé. Cela roule plus vite, ça frotte plus. Il y a un mix de nouvelles choses auxquelles je devais m’habituer. Mais cela va bien. Je suis plutôt satisfait.”
Sur sa non-sélection pour le Tour de France : “C’est un sujet assez délicat. Je suis plus que déçu de ne pas y être. Je suis l’un des seuls Nordistes du peloton. On n’est que deux Nordistes à être nés à Boulogne-sur-Mer dans le peloton actuel. J’étais dans la pré-sélection, mais j’ai appris que je n’étais pas pris assez tard, le soir des championnats de France. J’étais très déçu parce qu’il y avait la deuxième étape à Boulogne-sur-Mer, celle à Montpellier, où j’habite actuellement après la journée de repos. J’avais repéré l’étape jusqu’au Mont Ventoux. Mais voilà, c’est comme ça. Je ne suis pas le seul déçu dans le peloton à ne pas y être, je ne suis pas le seul dans l’équipe à être déçu non plus. C’est le choix de l’équipe qu’il faut respecter.”
Sur sa deuxième partie de saison : “Je n’ai pas d’objectif réel pour l’instant. J’espère pouvoir faire le championnat du monde de gravel, mais aussi des courses au Japon, un pays que j’aimerais bien découvrir. On va voir ce qui est possible entre la route et le gravel.”
Sur le partage entre les courses sur route et de gravel : “J’ai mon vélo à la maison. J’ai pu faire quelques tests au niveau du matériel. Il y a encore des choses à améliorer pour que ce soit exactement comme je voudrais, mais j’en suis content. Pour les courses sur gravel, j’en ai discuté avec l’équipe et on a quand même un sponsor, Eve, qui est très implanté dans cette discipline. C’est donc très important pour eux qu’on fasse ce type de compétition avec eux. Et moi ça me fait plaisir de rouler sur ces courses.”
Le peloton au départ de la 2e étape du Tour de Wallonie, le 27 juillet 2025 – Photo : Grégory Ienco/CyclismeRevueTom Paquot (Intermarché-Wanty)
Sur la dernière partie de saison : “L’été a toujours été une période que j’aime bien et je me sens bien pour l’instant. Je vois l’été avec optimisme. La première étape du Tour de Wallonie s’est en tout cas bien déroulée, pas trop rapide.”
Sur la fusion Lotto/Intermarché-Wanty et son contrat qui arrive à échéance fin de l’année : “J’essaie de ne pas trop y penser. J’espère simplement que mon boulot sera récompensé. Sachant que mon travail est apprécié dans l’équipe, tout le monde sait que je peux être une carte utile pour le groupe sur n’importe quel profil. Quand on regarde le programme que je fais, je suis là dans les courses pour grimpeurs, pour les sprinters. Je pense que je peux être utile pour l’avenir de l’équipe.”
Sur la difficulté de se faire remarquer en tant qu’équipier : “Évidemment que c’est plus dur. J’espère juste avoir une reconnaissance interne de l’équipe. Je sais que dans le peloton, mon travail est reconnu aujourd’hui. J’espère que tout se terminera bien et que je serai encore dans le peloton l’année prochaine.”
Sylvain Moniquet (Cofidis)
Sur la reprise après un stage estival : “Les choses se mettent bien, c’est de bon augure, surtout pour les dernières étapes de ce Tour de Wallonie qui sont difficiles. Pour le classement général, on a deux, trois cartes pour aller chercher des résultats et des points UCI. Tout le monde se sent bien dans l’équipe.”
Sur la pression du classement UCI : “Dès le moment où on va rouler pour la victoire, les points vont suivre. C’est sûr que si on peut placer deux coureurs dans le Top 10, c’est toujours mieux. C’est pour cela aussi qu’on roule souvent avec plusieurs coureurs pour faire des résultats ensemble.”
Sur son programme : “Je ne ferai pas la Vuelta, vu que j’ai déjà couru le Giro. Je vais surtout faire des courses ProSeries ou au niveau continental pour un peu changer, car j’ai déjà connu un programme de course chargé en première partie de saison. Cela me motive, car cela change des calendriers traditionnels que j’avais les années précédentes.”
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L’infolettre du 21 juillet 2025 : la fusion Lotto/Intermarché-Wanty, la domination de Pogacar, le Tour Femmes…
Lotto et Intermarché-Wanty discutent en vue d’une fusion
Garder un secret sur le Tour de France relève du rêve. Les responsables des équipes belges Lotto et Intermarché-Wanty l’ont appris lors de cette deuxième semaine de course dans le sud de l’Hexagone. Les deux formations espéraient attendre la seconde journée de repos, ce lundi, pour une grande annonce transformant le paysage cycliste belge. Les rumeurs de radio peloton l’ont finalement emporté : dès jeudi, alors que Tadej Pogacar filait vers un nouveau succès de prestige à Hautacam, les premières informations filtraient via la VRT puis Het Nieuwsblad, Het Laatste Nieuws… Vu le nombre d’articles débités en quelques heures, Lotto a officialisé précocement l’information à l’agence de presse Belga : “Un accord de principe a été conclu pour unir nos forces à partir de l’année prochaine”. Les collaborateurs des deux équipes avaient auparavant été informés de cette nouvelle particulière.
Tous les détails de cette future collaboration doivent toutefois encore être finalisés, ont ajouté les deux équipes. Mais le projet a déjà de quoi surprendre tout le peloton belge. D’un côté, une équipe historique qui compte plus de 40 ans sur les courses professionnelles et déjà plusieurs co-partenaires qui ne sont jamais restés plus de trois saisons avec la Loterie nationale belge. De l’autre, une formation wallonne construite autour d’un projet de formation sur le Hainaut voici plus de vingt ans, puis la Wallonie, puis la Belgique, et qui a gravi jusqu’à la licence WorldTour en 2020, à la faveur de la disparition de la CCC de Jim Ochowicz. Les deux équipes doivent toutefois chacune faire face à une opposition toujours plus pressante, toujours plus riche. Avec 16 millions d’euros, le plus petit budget du WorldTour, Intermarché-Wanty cherchait un soutien supplémentaire, tout comme Lotto, redescendue parmi les ProTeams en 2023, mais qui retrouverait le WorldTour en 2026 grâce à un classement sportif favorable. Sans Dstny, la Loterie nationale belge espérait depuis plusieurs mois un co-partenaire pour quasiment faire doubler le budget, à près de 20 millions d’euros. Les destinées des deux formations se rejoignaient donc sur le plan financier.
Photo : ASO/Romain LaurentPhoto : ASO/Charly LopezQuid de l’effectif et du staff ? Car il faudra rassembler deux équipes professionnelles et deux équipes de développement en une (seul Lotto a une structure féminine). Cela limite le nombre de contrats, que ce soit parmi les cyclistes ou l’encadrement. Si les deux directions décident de fusionner et de reprendre l’une ou l’autre structure, cela signifie que les contrats de l’un ou l’autre pourront être conservés et qu’il suffira donc de reprendre les contrats de la deuxième formation. Si une nouvelle entreprise est créée, cela complique la chose, car cela signifie que tous les contrats seraient libérés, entraînant le risque qu’un coureur décide de profiter de la situation pour filer dans une autre équipe. C’est ainsi que les questions s’amoncellent déjà autour de l’avenir de Biniam Girmay, lié jusqu’en 2028 chez Intermarché-Wanty, d’Arnaud De Lie ou encore de Lennert Van Eetvelt, sous contrat jusqu’en 2026 chez Lotto. D’autres sont déjà annoncés en partance, comme Brent Van Moer vers Q36.5 Pro Cycling Team ou Alec Segaert en direction de Bahrain Victorious. Il y aura cependant de la casse sociale pour le staff, car tous les mécaniciens, masseurs, assistants ne pourront certainement pas être conservés pour un effectif de maximum 30 coureurs (et ajoutez-y les 15 chez les espoirs).
L’idée d’une fusion peut surprendre, elle n’est toutefois pas dénuée de bon sens vu la transformation actuelle du peloton. Les budgets doivent être de plus en plus importants et les partenaires aux reins de plus en plus solides. Les entreprises familiales ne sont plus légion, il faut faire appel à des sponsors institutionnels aux bourses pleines ou des groupes internationaux qui voient dans le cyclisme la possibilité de faire parler d’eux. Le marché belge, lui, ne regorge pas forcément de ce type de sociétés. Or, il y a quatre équipes qui sont ou seront dans le WorldTour en 2026, avec Alpecin-Deceuninck et Soudal Quick-Step au côté de Lotto et Intermarché-Wanty. Alors, autant regrouper les forces déjà en présence et montrer aux futurs sponsors la force de frappe d’une grande équipe en devenir. Même si cela mène à un nombre de places bien moins important pour des coureurs qui voient les portes du peloton professionnel se refermer petit à petit : même du côté des ProTeams belges, le Team Flanders-Baloise n’existera plus sur la route que l’an prochain alors que Wagner Bazin WB ne dispose pas d’une vue sur le long terme pour l’heure.
Dernière question : qui pourra potentiellement récupérer la licence WorldTour restante, du moins si Intermarché-Wanty parvient à rester parmi les 18 meilleures équipes de ces trois dernières saisons en fin d’année ? L’équipe Q36.5 de Doug Ryder, qui a recruté cette saison Tom Pidcock, serait déjà sur la balle, elle qui faisait déjà du lobbying auprès de l’UCI pour agrandir le peloton WorldTour à 19 équipes.
Grégory Ienco
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Tour de France : Pogacar veut dominer quoiqu’il en coûte, Evenepoel prend le repos nécessaire
Cette deuxième semaine du Tour de France nous aura encore fait tourner les têtes. Des étapes démarrées à plus de 50 km/h de moyenne en raison de la constitution d’échappées toujours plus disputées, une chute d’un champion du monde sur le tarmac toulousain qui a finalement mené les autres favoris du général à jouer les altruistes, une première étape pyrénéenne assomée par le marteau slovène de Tadej Pogacar, un contre-la-montre en montée pure vers Peyragudes également dominé par le N.1 mondial, une troisième étape de montagne que le glouton “Pogi” a semblé laisser au reste du peloton, mais seulement au dernier moment, avant une journée de transition encore plus furieuse qui a finalement vu le triomphe… d’un équipier du maillot jaune, Tim Wellens, enfin entré dans la cour des vainqueurs d’étape sur les trois Grands Tours, cochant une nouvelle case d’un palmarès déjà riche.
Une constante durant ces cinq jours autour des Pyrénées : la domination presque sans partage de Tadej Pogacar et de l’équipe UAE Team Emirates. Comme chaque année, le Slovène rappelle qu’il est “payé par (son) équipe pour gagner”, qu’il ne veut manquer “aucune opportunité, car on ne sait jamais quand ce sera (son) dernier jour sur le Tour de France”. “Si je décidais seul de laisser chaque opportunité, je pense que mon équipe ne serait pas contente”, a-t-il encore argué, avant d’ajouter un commentaire qui risque d’en crisper plus d’un dans le peloton : “Au final, quand j’aurai fini ma carrière, je ne parlerai probablement plus à 99% du peloton. Honnêtement, je me concentrerai sur mes amis proches et ma famille”.
Lancer une telle tirade après avoir remporté cinq étapes (sur quinze), voilà qui montre le degré de confiance d’un coureur à qui tout semble réussir. Soyons honnêtes : Pogacar a totalement raison sur ce point et peu de cyclistes voient encore l’ensemble des coureurs qu’ils ont connus à la suite de leur retraite. Cependant, se faire des amis en accordant des bons de sortie, en laissant des échappées se disputer la victoire, cela reste un cadeau qui peut être bénéfique pour le futur. Cela permet de faciliter les relations en cas de relais à mener derrière l’un ou l’autre coureur dangereux. Cela permet de mettre en place d’éventuelles tactiques plus audacieuses que le simple “on roule devant, on maintient le tempo”. Cela offre la possibilité d’éviter les mauvais coups dans le dos.
Et quand ce n’est pas Pogacar qui s’impose, voilà que l’un de ses lieutenants vient prendre la part du gâteau de ceux qui espéraient un peu de répit dans la transition. Le champion de Belgique Tim Wellens, éternel équipier et échappé à plus de 40 kilomètres de l’arrivée à Carcassonne pour s’offrir une première victoire d’étape sur le Tour, cela aurait pu être la belle histoire du jour. Puis on se rappelle qu’il est de l’équipe UAE Team Emirates et qu’il a bénéficié de la bénédiction du patron. La domination à tous les étages, même quand la course semble enfin s’ouvrir à ceux qui ne peuvent batailler face au maillot jaune. Et dire qu’il reste encore les Alpes, voire l’étape de Paris qui pourrait convenir à l’explosivité de ce champion du monde inarrêtable. Et si Pogacar allait gagner la moitié de ce Tour ? Et si les écarts avec ses plus proches rivaux dépassaient les dix minutes, comme dans les années 80 ? Avec une telle marge de manœuvre, avec une telle équipe, avec un tel esprit de conquérant, rien n’est impossible.
Derrière, Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) a déjà rendu les armes, après trois jours de désespoir dans les Pyrénées. Totalement vide à Hautacam, à Peyragudes puis dans ce Tourmalet qui l’avait déjà tourmenté sur le Tour d’Espagne 2022, avant sa chasse au maillot à pois. L’abandon semblait inévitable dès la sortie du deuxième contre-la-montre de ce Tour, lorsqu’il évoquait à la RTBF le fait qu’il ne voulait pas penser à la troisième place qu’il venait de conserver pour seulement six secondes. Certes, le champion olympique avait montré du répondant sur la première étape pyrénéenne, mais il semblait toujours dans la difficulté, tant physique que mentale, après cet épisode. Il évoqua, après son retrait, des problèmes récurrents avec son épaule depuis son accident avec une voiture de bpost en décembre dernier, et l’impossibilité de s’entraîner au mieux après le Dauphiné en raison d’allergies prolongées. L’heure est donc au repos pour le Brabançon, qui n’a jamais été aussi fort que lorsqu’il doit rebondir. Ses prochains objectifs sont les championnats du monde, au Rwanda, et les championnats d’Europe, en France, fin septembre et début octobre, mais il n’est pas encore l’heure d’y songer. Il vaut mieux prendre le temps du repos, pour digérer un revers qui n’en est qu’un qu’en raison d’une pression fixée par un pays qui semble parfois rapidement oublier les succès d’un coureur qui a presque tous les titres dans son escarcelle.
Résultats fournis par FirstCycling.com
Le plus difficile Tour de France Femmes de l’histoire s’annonce
Le parcours
Alors que les hommes vont entamer leur troisième semaine de course vers Paris, leurs homologues féminines débuteront leur propre course dès dimanche pour un parcours d’ouest en est, depuis la Bretagne jusqu’aux Alpes. La course de neuf jours sera la plus rude de ces cinq dernières années, avec de véritables étapes de montagne au programme de la fin de semaine. Les premières journées de course pourraient même déjà façonner le classement général avec des étapes pour puncheuses dès la première journée vers Plumelec et sa côte de Cadoudal, puis le lendemain sur les routes vallonnées de Bretagne jusqu’à Quimper. Après deux étapes pour les sprinteuses, le Massif central se dévoilera sur la 5e étape vers Guéret, puis le lendemain vers Ambert. Les Alpes s’annonceront durant les trois dernières journées de course avec un premier passage via le col du Granier jusqu’à Chambéry le vendredi, une arrivée au sommet du col de la Madeleine le samedi, et un enchaînement Joux-Plane-Corbier vers Pré la Joux, le dimanche. Aucun contre-la-montre ne sera cette fois au programme, confirmant une volonté de favoriser les offensives et les spécialistes de la grimpette.
1re étape – Samedi 26 juillet : Vannes > Pluemelec (79 km)
2e étape – Dimanche 27 juillet : Brest > Quimper (110 km)
3e étape – Lundi 28 juillet : La Gacilly > Angers (162 km)
4e étape – Mardi 29 juillet : Saumur > Poitiers (128 km)
5e étape – Mercredi 30 juillet : Chasseneuil-du-Poitou (Futuroscope) > Guéret (166 km)
6e étape – Jeudi 31 juillet : Clermont-Ferrand > Ambert (124 km)
7e étape – Vendredi 1er août : Bourg-en-Bresse > Chambéry (160 km)
8e étape – Samedi 2 août : Chambéry > Saint-François Longchamp/Col de la Madeleine (112 km)
9e étape – Dimanche 3 août : Praz-sur-Arly > Châtel Les Portes du Soleil (124 km)
Les favorites
L’organisation espère évidemment revivre un duel aussi trépidant que celui qui avait animé la course l’an dernier, malgré toutes les critiques de la dauphine, Demi Vollering (FDJ-Suez), évoquant tour à tour des coureuses qui ont osé attaquer une maillot jaune à terre ou des problèmes de santé qu’elle n’avait pas révélé à l’époque. La Néerlandaise reviendra en tout cas sur ce Tour de France Femmes avec la casquette de principale favorite. Celle qui s’était imposé en 2023 a pris le temps de se familiariser avec sa nouvelle équipe française et s’est déjà imposé sur la Semaine Cycliste Valencienne, le Strade Bianche, le Tour d’Espagne, le Tour du Pays basque et le Tour de Catalogne. Ses places d’honneur sur les classiques ardennaises et, plus récemment, sur le Tour de Suisse, ont toutefois semé le doute dans son esprit. Évoquant la nécessité d’un redémarrage après l’expérience helvète, Vollering est rentré à son domicile en Suisse pour préférer des stages à la maison. Elle sera en tout cas la plus scrutée, surtout en montagne, mais bénéficiera aussi de l’équipe la plus solide avec Juliette Labous ou Évita Muzic pour l’accompagner.
Deuxième de la Vuelta et vainqueure du Tour de Suisse face à Vollering, la Suissesse Marlen Reusser (Movistar) arrivera pour la première fois sur le Tour de France avec un rôle de leader. Elle a montré sur le récent Tour d’Italie qu’elle pouvait gérer ce statut, mais elle a encore manqué d’expérience au moment de mener le classement général. Surprise dans la montagne, elle a lâché le maillot rose au dernier moment. Cela pourrait au moins lui servir comme leçon pour le Tour, où elle devra justifier ce nouveau rôle.
Celle qui l’a vaincue sur le Giro, la championne d’Italie Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ), sera également attendue aux avant-postes, que ce soit sur les arrivées “punchy” ou en haute montagne. Elle a montré sur le Tour d’Italie son aisance sur les longues ascensions, ainsi que son esprit offensif. Son expérience peut également faire la différence, même si elle n’est jamais parvenue à enchaîner deux Grands Tours sur le podium.
La tenante du titre Kasia Niewiadoma-Phinney (Canyon//SRAM zondacrypto) a connu plus de difficultés cette saison, à confirmer ses prestations de 2024, mais elle reste une outsider à surveiller, comme le confirme sa troisième place sur le récent Tour de Suisse. Toute l’équipe sera en tout cas à son service, sans sprinteuse dans l’effectif. Le mystère est par contre entier chez SD Worx-Protime. La championne du monde Lotte Kopecky, qui avait annoncé le Tour comme son principal objectif de la saison, a dû renoncer sur le Giro en raison de problèmes dans le bas du dos, remettant en question sa place d’outsider sur le Tour. Anna van der Breggen, deuxième d’étape sur le Giro, pourra être une leader de rechange, mais manque certainement de fond pour ce retour sur la course français.
Il faut également citer la Française Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike), de retour sur le Tour de France pour le remporter, comme elle l’a annoncé la saison dernière, la championne de Belgique Justine Ghekiere (AG Insurance-Soudal), surprenante porteuse du maillot à pois en 2024, ou encore la Française Cédrine Kerbaol (EF Education-EasyPost), vainqueure d’étape l’an dernier et quatrième de la dernière Vuelta.
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Samedi 26 juillet 2025
Dimanche 27 juillet 2025
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