Sur le G.R.P. 162 entre Saint-Mard et Dampicourt
Avant-propos
Si le G.R. 16, dit sentier de la Semois, existe depuis longtemps déjà, le G.R.P. 162 lui n’est pas encore tout à fait officiel puisque toujours en cours de balisage (jaune/rouge au lieu du blanc/rouge habituel). A terme il fera le tour du Parc Naturel de Gaume.
Ce G.R. utilise en partie le cours du G.R. 129 qui traverse la Belgique en diagonale d’Arlon à Brugge. Dans la région de Virton, il suit d’assez près la frontière française et la traverse même à Williers (près d’Orval). En outre, ce nouveau G.R. utilise des parcours balisés locaux et d’autres grands itinéraires régionaux comme La Lorraine Gaumaise ou La Gaume Buissonnière.
Les possibilités de randonnées sont quasi infinies dans la région !
Le tracé du parcours de la randonnée
Un mauvais départ
Tellement certain que le bus passait à 9 h 04 au carrefour que je n’ai pas jugé utile de vérifier. Mal m’en a pris ! Il passait à 8 h 04 ou à 10 h 04… Première leçon de la journée : toujours vérifier l’horaire du bus qui peut varier entre la semaine et le week-end !
De Saint-Mard à Houdrigny
Cela étant et ne voulant pas attendre une heure, changement de plan, au lieu d’aller en bus à Meix-devant-Virton pour relier le point de départ de ma rando du jour, je décide de démarrer de Saint-Mard en suivant les marquages récemment apparus du G.R.P. 162… Après une courte section urbaine et avoir traverser la grand route à la sortie de la commune, je m’engage sur un chemin que je connais bien pour avoir déjà fait plusieurs fois la balade locale qui passe par là…
Ça grimpe un petit peu mais c’est le prix à payer pour ne pas suivre une grand-route au trafic assez important. Une aigrette faisait une pause à un point d’eau créé par des déblaiements et s’est envolée alors que j’approchais… Étant bien emmitouflé car le froid est piquant ce matin, je n’aurai pas le temps de sortir l’appareil photo… dommage !
Je continue mon chemin et arrive sur la route qui relie Virton à Houdrigny que je longe sur une bonne centaine de mètres avant de la traverser pour prendre un chemin rural qui passe à proximité de l’élevage bio de cochons. Lors de l’épisode de peste porcine il y a quelques années, l’élevage avait disparu. Deux truies ont bravé le froid et sont hors de leurs huttes en tôle. Lorsqu’il fera plus doux, pas de doute que les porcelets s’ébattront joyeusement dans leur vaste enclos… Malgré que ce soit un petit élevage, bio, et respectueux pour l’environnement, je ne pourrais pas manger la viande de ces animaux. Cela fait une énorme différence de voir les animaux vivants et de les imaginer transformés en côtelettes ou saucisse… Impossible pour moi.
L'élevage de cochons
Avant de prendre le chemin qui redescend vers le village d’Houdrigny, je fais un crochet jusqu’au cimetière militaire français battu par le vent frais. Ils sont nombreux dans la région tant les combats en août 1914 ont été meurtriers au début de la première guerre mondiale… Malheureusement, les humains semblent oublier très vite les ravages que les guerres font…
En regardant les nombreuses croix blanches, je suis à nouveau sidéré de voir le nombre de « inconnus » qui sont inscrits…
Le cimetière militaire français d'Houdrigny
Après cette courte visite, je reprends le chemin et passe à côté d’une pâture où deux chevaux robustes paissent tranquillement. L’un d’eux, s’approche de moi entre curiosité et histoire de voir si j’ai quelque chose à lui offrir ? Il se laisse caresser mais vu que je n’ai rien d’intéressant à lui proposer se détourne bien vite.
De Houdrigny à Sommethonne
A Houdrigny, après avoir traverser la route principale, je prends la direction de Villers-la-Loue (prononcé Villé) en suivant d’abord la route et après avoir traverser les voies à hauteur de l’ancien point d’arrêt, continue jusqu’à un croisement où se trouve un énième monument aux morts des guerre… Un banc, m’invite à me poser quelques minutes et savourer une petite tasse de thé avant de poursuivre.
Après cette petite pause bienvenue par ce froid piquant, je me remets en route vers le village, lorsque j’arrive, c’est la récréation de dix heures à l’école primaire du village, le brouhaha des enfants jouant apporte une animation dans le village qui sinon, est plutôt calme.
Le temps de lire le panneau jouxtant l’église Saint-Hubert, je poursuis mon chemin en arpentant une promenade locale que j’avais faite le 16 novembre 2015, le lendemain des attentats sanglants du Bataclan. Un tel évènement fixe pour toujours dans la mémoire ce que l’on faisait ce jour-là ! Aujourd’hui la météo est magnifique bien que froide, il y a dix ans, c’était plutôt un froid humide… et beaucoup moins lumineux.
Villers-la-Loue
A la sortie du village, j’aperçois un monticule de branchages qui est sûrement une préparation du grand feu, une tradition encore bien ancrée dans les villages de Wallonie où par ce grand feu, on chasse l’hiver.
Je m’engage à présent sur un chemin bordé d’arbres qui se touchent donnant une ambiance de tunnel végétal qui descend avant de rejoindre un autre progressivement va remonter… pour atteindre un carrefour à proximité de Sommethonne. Il y a un banc au soleil mais le vent est vraiment trop froid pour s’asseoir et puis il y a un peu de circulation, pas idéal pour une pause de midi…
Le croisement et son crucifix sur les hauteurs de Sommethonne
Et c’est là que je commets la deuxième bourde de la journée ! En effet, à cet endroit, je rejoins le G.R. 129 mais je l’emprunte dans la direction opposée à celle que j’aurais du prendre… Je me rends compte de ma méprise au moment où j’ai déjà grimpé un bon morceau du chemin rural. Tant pis, je continuerai sur ma lancée et irai à Dampicourt au lieu d’aller à Sommethonne et Meix-devant-Virton… Ce sera au programme d’une prochaine randonnée !
De Sommethonne à Dampicourt
Sans aucun doute, une des plus belles vues de la randonnée
Après avoir faire quelques photos panoramiques sur les hauteurs, je repars en marchant littéralement sur la frontière. Ni bornes, ni panneaux pour l’indiquer, juste une indication sur la carte topographique.
En marchant sur la frontière!
Arrivé au lieu-dit La croix d’Avioth, j’entends un bruit familier du printemps qui arrive : les cris des grues cendrées. Et effectivement, trois grands groupes de ces majestueux et bruyants oiseaux apparaissent dans le ciel et bien vite c’est balai fantastique pour se reformer en un grand groupe et poursuivre leur route vers le nord. C’est toujours une émotion que de les voir revenir.
Le retour des grues cendrées, signe avant-coureur du printemps
Après avoir observé et photographié à l’envi, je quitte le chemin et laisse la France derrière moi pour redescendre en pente douce vers Dampicourt mais avant ça, j’aimerais trouver un endroit pour me poser et manger mon pic-nic.
Mon vœux sera exaucé en arrivant à un carrefour avec une petite route qui va vers Couvreux et Montquintin dont j’aperçois la butte et les ruines du château au loin. Là, un banc, un peu à l’abri, je peux enfin me poser et manger tranquillement et dans le silence, uniquement troublé par une seule voiture, tout en bénéficiant des rayons généreux du soleil.
Sous un soleil généreux et sous le regard de Montquintin, une pause pic-nic bien méritée
Après le casse-croûte, une dernière montée pour rejoindre le lieu-dit « A la voie Romaine » et là, je prendrai la petite route étroite et asphaltée qui redescend directement vers Dampicourt en passant par le cimetière.
La route de Montmédy traverse le village de Dampicourt. En Gaume, nous avons aussi des mairies et le jeu de quilles (bowling) est très prisé tout comme au Grand-Duché de Luxembourg et la région de Trier (Trèves) en Allemagne
Il ne me restera plus qu’à attendre le bus qui me ramènera à Saint-Mard après cette belle balade de près de 15 kilomètres.
#Nature #Randonnée #Outdoors #Gaume
Toutes les photos sont visibles dans l'album dédié