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Anvers : juifs orthodoxes -> indiens de l'ex-Empire Uk : Surate taille 90% des diamants -> 2023 : bourse diamantaire créée.
#year2024 : chute des cours diamantaires de >1/3 https://mastodon.social/@cobrate/113693151592450629
Les grandes mines sont des catastrophes écologiques + déplacement populations autochtones.
1 carat = 500 l #eau + déplacements #terre roches via métaux lourds
#terre #diamant #economie #politique #esclavage #climat #climate #anthropocene #gemme #geologie #marketing #consommation


![Marketing. Unilever se fait mousser grâce à l’IA sur les réseaux sociaux
La nouvelle méthode publicitaire du géant américain passe par le marketing d’influence dopé à l’intelligence artificielle. Une armada d’influenceurs nourris de milliers de contenus marketing générés par l’IA a propulsé les ventes d’une gamme de gel douche au parfum cookies, grâce à 3,5 milliards de vues sur les plateformes sociales, décrypte “The Wall Street Journal”.
[...] Voilà des années que la multinationale est pressée de redynamiser sa croissance par les analystes comme par les investisseurs, et de mieux répondre à l’évolution des tendances de consommation. Aiguillonner la demande, en particulier par l’intermédiaire des réseaux sociaux, [...] Mais pour nourrir son armée d’influenceurs, Unilever a besoin de toujours plus de contenus visuels. Et c’est là qu’intervient l’IA, dit-il :
“Nous publions aujourd’hui des milliers de contenus chaque semaine pour l’ensemble de nos marques, contre une poignée il y a encore quelques mois.”
Ces visuels sont livrés aux influenceurs, qui peuvent s’en servir pour leurs posts Instagram ou TikTok.
[...] Unilever a commencé à utiliser la plateforme Omniverse du [géant des puces] Nvidia pour créer des “jumeaux numériques” [une réplique 3D grâce à l’IA générative] de tous ses produits. Toutes les variantes, étiquettes, emballages et déclinaisons linguistiques de chacun d’entre eux sont ainsi rassemblés dans un seul fichier, ce qui ..."
via Courrier International](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/684/882/973/961/796/small/18bdacd5076f8c4c.png)
![[...] Kathryn Ruemmler [de Goldman Sachs] raconte un jour qu’elle va passer par New York : “Je vais m’arrêter pour faire le plein et aller aux toilettes sur le New Jersey Turnpike [une autoroute]. Je vais observer les gens qui ont au moins 45 kilos de trop, faire une minicrise d’angoisse, et décider que je ne mangerai plus jamais rien de peur de leur ressembler”, écrit-elle en 2015.
Mais, pour la classe des éternels gagnants, le dégoût d’un jour peut devenir l’aubaine du lendemain. Quelques années après son arrivée, Goldman Sachs présentera les médicaments contre l’obésité comme une “opportunité à 100 milliards de dollars”.
[...] Dans cette époque saturée de théories du complot, y compris à propos d’Epstein, une intuition traverse le pays. Et elle n’est pas fantasque : l’Amérique donne souvent l’impression de ne pas être gouvernée dans l’intérêt de la majorité d’entre nous.
Tourner en ridicule ceux qui croient aux complots revient à mépriser ce qu’ils tentent d’exprimer : qu’ils ne se sentent plus associés à la décision collective, plus concernés par le choix de leur avenir. Qu’il s’agisse du prix des œufs ou de l’importance accordée aux violences sexuelles sur mineurs, ils perçoivent une indifférence hautaine. Une propension à détourner le regard. [...]
source : Anand Giridharadas du NYT via Courrier International](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/656/885/599/055/391/small/83cb45255244a0aa.png)
![[...] Les échanges avec Kathryn Ruemmler sont particulièrement révélateurs – non par leur degré d’ignominie, mais par la façon dont ils illustrent la plasticité extrême de ce réseau, sa capacité à survivre à tout, et son indifférence abyssale envers ceux d’en bas.
Comme beaucoup d’autres, Ruemmler est passée du service public sous Obama à un grand cabinet d’avocats, avant de devenir l’avocate en chef de Goldman Sachs. Que des responsables passent sans transition de la défense de la présidence à celle des banques est devenu tellement banal qu’on en oublie le prix à payer.
Dans certains échanges de 2014, Kathryn Ruemmler semble envisager un poste : celui d’Attorney General, ministre de la Justice. Et à qui demande-t-elle conseil ?
À un délinquant sexuel condamné.
[...] Dans un autre mail, Epstein lui demande si, juridiquement, Trump peut déclarer l’état d’urgence afin de construire son mur à la frontière. Elle répond qu’un employeur potentiel lui a offert une prime à la signature de 2 millions de dollars. Le glissement entre tyrannie et bonus résume tout : quoi qu’il advienne, les membres de ce réseau s’en sortiront toujours.
source : Anand Giridharadas du NYT via Courrier International](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/656/860/659/855/217/small/5bd51d5d8faf3369.png)
![[...] En dessous, un troc bien plus essentiel se joue : les esprits brillants ont besoin d’argent, les riches veulent avoir l’air brillants, les notables cherchent à se frotter à ce que Larry Summers appelait “la vie des lucratifs et des louches”, et Epstein, lui, devait laver son nom en s’affichant avec des personnalités irréprochables, prêtes à fermer les yeux sur ses abus envers les moins puissants. Chacun possède une forme de capital à échanger. Leur business, c’est de lessiver ce capital : transformer l’argent en prestige, le prestige en divertissement, le divertissement en informations privilégiées, et l’information en argent.
Dans un e-mail, Lawrence Summers lance à Epstein : “T’es le crack de Wall Street, avec la curiosité d’un intellectuel.” Epstein lui renvoie la balle : “Et toi, t’es l’intellectuel avec la curiosité d’un homme de Wall Street.”
[...] Kenneth Starr, qui avait poursuivi obstinément Bill Clinton pour des accusations sexuelles, se recycle en défenseur d’Epstein. Ce sont d’éternels gagnants, qui profitent du système peu importe le sens du vent.
[...] Dans un mail, il compatit avec Wolff au sujet des outrances de Bannon ; dans un autre, il invite Bannon chez lui et propose une invitée supplémentaire : Kathryn Ruemmler, ancienne conseillère juridique de Barack Obama.
source : Anand Giridharadas du NYT via Courrier International](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/656/820/541/003/874/small/bf9524c9f1d0ce86.png)
![Manifestation pour demander la déclassification de l’ensemble du dossier Epstein, à Washington, le 18 2025.
... en jet à quelqu’un et présenter un prince saoudien au journaliste qui lui avait rendu service. [...]"
[...] Comment Epstein a-t-il pu réunir tant de monde autour de lui ? Parce que, dans ce milieu, l’information non publique fait office de monnaie d’échange. On n’apporte pas une simple bouteille de vin. On apporte ce que les financiers appellent de l’edge : une info exclusive, l’enseignement unique d’une conférence, une prédiction contre-intuitive sur l’IA, l’écho d’une conversation avec un élu, un bout de scoop avant qu’il ne tombe le lendemain.
Ce que la “classe Epstein” a parfaitement assimilé : plus l’information publique se banalise, plus l’information exclusive devient précieuse. Et dans cet effort permanent pour rester dans la course en apportant un peu d’edge, on perçoit chez ces correspondants à la fois une soif de se rendre indispensables, une forme d’assurance bravache, une pointe de désespoir et un côté poseur.
PHOTO DAMON WINTER/THE NEW YORK TIMES via Courrier International](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/656/770/226/434/046/small/a3fbbedfde893a50.jpeg)
![[...] L’idée d’une “classe Epstein” est éclairante. Elle évite qu’on se laisse tromper par la diversité des personnalités dont Epstein a su s’attirer les bonnes grâces. Républicains, démocrates, hommes d’affaires, diplomates, philanthropes, gourous, universitaires, membres de familles royales, grands avocats… Souvent, les correspondants qu’il contactait étaient en guerre intellectuelle les uns contre les autres : Lawrence Summers [économiste, banquier et ancien ministre des Finances de Bill Clinton] versus Steve Bannon [figure de l’extrême droite américaine et ancien conseiller de Donald Trump], Deepak Chopra [gourou du développement personnel] face à un scientifique athée, Peter Thiel [cofondateur de PayPal et soutien de Donald Trump] contre Noam Chomsky [linguiste et figure de la gauche radicale]. Cette diversité masquait en réalité une solidarité beaucoup plus profonde.
[...] Décollages et atterrissages, allées et venues, conférences rémunérées à prix d’or et retraites de luxe… Les membres de ce cercle notent frénétiquement chacun de leurs passages par JFK, Heathrow, Narita et d’autres aéroports dont vous n’avez même jamais entendu parler. Leur localisation s’assimile à des phéromones. Elle déclenche les prises de contact, les échanges d’informations et le marchandage discret qui font vivre ce réseau. “Tu es où, aujourd’hui ?” La question fétiche de la “classe Epstein”.
source : Anand Giridharadas du NYT via Courrier international](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/656/751/465/539/359/small/311f39050d31735e.png)
![Quand Jeffrey Epstein – ancien financier condamné comme délinquant sexuel [mort en prison à l’été 2019] – s’est mis en quête de soutiens en vue de sa réhabilitation, il savait parfaitement à quelle porte frapper : celle d’une élite passée maître dans l’art de détourner le regard face à l’indicible.
[...] selon ce qu’ils savaient, [ils] ont pu fermer les yeux sur les souffrances dont ils avaient connaissance, parce qu’ils avaient appris à le faire par le passé sur quantité d’autres abus : les crises financières qu’ils avaient contribué à déclencher, les guerres hasardeuses qu’ils avaient encouragées, la crise des opioïdes qu’ils avaient facilitée, les monopoles qu’ils avaient défendus, les inégalités qu’ils avaient alimentées, la crise du logement dont ils avaient profité, les citoyens qu’ils n’étaient jamais parvenus à protéger contre les technologies.
[...] L’affaire Epstein touche un public bien plus large que la plupart des scandales actuels, ce qui en crispe plus d’un dans certains cénacles.
[leurs victimes] I ont raison de s’indigner de voir cette caste bénéficier d’innombrables secondes chances quand tant d’Américains n’ont même pas droit à une première. Ils ont raison de penser que leurs appels restent lettre morte, qu’ils soient expulsés, ruinés, saisis bancaires, remplacés par l’IA ou – eh oui – violés.
[...] un portrait épistolaire accablant du fonctionnement réel de notre ordre social et de ceux qu’il sert.
source : Anand Giridharadas du NYT via Courrier Inte](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/656/647/511/756/966/small/1a1944cda696567a.png)

![Les déplacés de force à travers le monde à la fin 2024. Courrier International
[ + réfugiés climatiques]](https://files.mastodon.social/media_attachments/files/115/581/883/483/811/594/small/d3fe8ad8ef766e7b.jpeg)









