#pathemadeleine

Aucun autre choix.
Il y a de ces réalisateurs avec qui je sais que je ne serai jamais déçu. Je parlais de Sam Raimi précédemment mais Park Chan-wook en fait également bien évidemment partie.
Dans ses long-métrages sortis en France, il me manque encore à voir Je suis un Cyborg, et Stoker mais tous les autres sont à chaque fois une réelle surprise d'inventivité. Pas forcément dans le scénario mais toujours dans la mise en scène, les effets visuels (ses transitions sont d'une pure beauté).
Je vous recommande donc très fortement JSA (quand les tensions entre la Corée du Nord et celle du Sud cachent une amitié interdite), sa trilogie de la Vengeance (dont fait partie son cultissime Old Boy), Thirst (ou Thérèse Raquin de Zola, revisité et transformé en histoire de vampire), Mademoiselle (à ce jour encore mon préféré), Decision to leave (plus classique mais très bel hommage Hitchcockien) et ce dernier qui lui, est une libre adaptation du Couperet, de Westlake, déjà adapté en 2005, par Costa Gavras (mais je n'ai pas vu cette version là donc je n'en parlerai pas).

Mais recentrons nous sur le film qui nous intéresse ici. On y suit Yoo Man-Soo qui, alors qu'il semblait vivre la vie parfaite avec sa femme, ses deux enfants, ses deux chiens, dans la maison de son père qu'il a réussi à racheter et retaper à son goût, se voit soudainement licencié. Pour ne pas tout perdre, il va rapidement chercher un autre emploi mais pour être sûr d'être pris, il va devoir partir "en guerre" contre la concurrence.

Park Chan-wook parvient à s'approprier l'œuvre originale pour la plonger dans les vices de la société capitaliste coréenne moderne et son personnage principal et tout bonnement humain ce qui rend assez facile le fait de s'y identifier et comprendre ses agissements teintés de maladresses.
Il y a beaucoup d'humour mais c'est très noir et grinçant.
À voir en salle actuellement. Ne le loupez pas !

#monavis #cinema #pathemadeleine #critiquedefilm #aucunautrechoix #parkchanwook
Los domingos, vu un samedi parce que j'aime être décalé 😜 mais allez, un peu de sérieux pour parler d'un film qui n'en manque pas et pour cause, ce métrage basque, d'Alauda Ruiz de Azúa traite d'un sujet qui le nécessite : la question consistant à se demander à quel moment la frontière entre foi et endoctrinement est franchie.

Ainara a 17ans et a suivi une éducation dans une école religieuse.
Il est temps pour elle de rentrer à l'Université mais elle préfère faire le choix de rentrer dans les ordres pour devenir nonne.

À 17ans, on est encore un.e enfant et lorsque les principales figures d'attachement durant tout son parcours scolaire, sont un jeune prêtre et une bonne sœur, il me semble difficile de penser que ce choix est foncièrement celui de cette jeune fille. Le débat va se poser entre le père de cette dernière qui s'est remarié et semble tellement surtout préoccupé par ses sous qu'il va accepter la décision de sa fille parce que celui-ci ne lui coûte rien, en prétextant qu'il est à l'écoute et respecte les choix d'Ainara, et sa tante qui tient à sa place de confidente à qui Ainara peut tout dire mais surtout, à être celle qu'elle écoutera car pour elle, cette décision, à son âge, est une aberration.

Je n'ai pas de réponse mais la question mérite d'être posée. Le film le fait frontalement mais sans aucun jugement même si j'y ai perçu (mais c'est peut-être biaisé par mon prisme personnel) une critique de la religion chrétienne, lui reprochant cet "endoctrinement" de jeunes personnes sans se soucier de leur vie tant que cela fait grandir leurs rangs. De quoi enlever la magie italienne que donnait Sorrentino en cette croyance. Comme quoi d'un pays à l'autre, la vision change diamétralement.

Une œuvre à voir.

PS: pour poursuivre dans ce thème en restant en Espagne, je vous recommande très fortement également la série La Mesías.

#cinema #pathemadeleine #monavis #critiquedefilm #losdomingos #AlaudaRuizdeAzúa #blancasoroa
Mathiassmilematou
2026-02-20

Sorti à l'instant du taf et enfin en vacances pour une bonne semaine. Ça vaut bien une petite séance pour fêter ça 😁

Le film qui a enchanté le festival de Cannes... Je suis pas convaincu du choix de ces mots et de cette phrase pour accrocher et vendre ce film qui est vraiment très beau et fort mais n'a rien d'enchanteur. Au contraire. C'est plutôt glaçant !

Dans les années 90, l'Irak subit une crise sanitaire et alimentaire. Malgré cela, le président Sadam Hussein tient à forcer son peuple à fêter son anniversaire et c'est pour cette occasion que la jeune Lamia, élève de CE2, est tirée au sort pour confectionner un gâteau.

Ce souhait d'anniversaire alors que le peuple irakien vit dans une misère et une pauvreté flagrante, créé un sentiment de sidération qui m'a laissé perturbé en sortant de ma séance. Surtout du fait que ce contexte a été réel.
La caméra alterne brillamment entre cette jeune enfant à la recherche des ingrédients pour faire son gâteau coûte que coûte, et sa grand-mère, à la recherche de sa petite-fille.
On pourrait trouver un semblant de magie "Disney" avec cette petite Lamia, toujours accompagnée de son coq qui semble vraiment communiquer avec elle. Mais la vitrine est très vite brisée au fur et à mesure des rencontres qu'elle va faire. Et je ne vous parlerai pas de la fin...
Donc non, je n'ai pas été enchanté mais c'est un film fort qui vaut le coup.

#monavis #cinema #pathemadeleine #legateaudupresident #hasanhadi #ericroth #baneenahmadnayyef
William est précepteur pour rembourser les dettes de son père et lorsqu'il rencontre Agnès en train de dresser un faucon, il en tombe aussitôt amoureux.
Le coup de foudre semble réciproque et de la relation qui va en découler, vont naître 3 enfants. Une fille d'abord, Susanna, puis quelques années plus tard, alors que William a commencé à s'éloigner pour se concentrer sur l'écriture de pièces de théâtre, 2 jumeaux, Judith et Hamnet.
C'est ce dernier fils qui va inspirer son père pour la création de la célèbre pièce, Hamlet.
Je n'en dirai pas plus pour ne pas vous en dévoiler trop et risquer d'atténuer les émotions que ce film est capable de générer.

C'est en effet très beau, par l'image et ce côté très organique créé par le personnage d'Agnès et son côté "sorcière" proche de la terre et de la nature mais également par la force du récit qui devrait réussir à vous sortir quelques larmes. Bien sûr à condition de laisser votre cœur suffisamment ouvert pour accepter le deal que c'est une fiction qui n'a strictement rien d'historique.
Comme El Cautivo d'Amenabar, inventait une tranche de vie de Cervantès, ici, il nous faut accepter que ça n'est sûrement pas la vraie vie de Shakespeare. Oubliez également ce que vous connaissez d'Hamlet pour ne prendre que ce qui nous en est livré ici et la magie devrait opérer.
Par ailleurs, c'est superbement interprété par Paul Mescal et surtout Jessie Buckley dans le rôle d'Agnès mais également par les acteur.ices qui gravitent autour comme Emily Watson et sans oublier évidemment, les enfants qui campent parfaitement leur rôle.

Si cela ne suffit pas, n'hésitez pas à vous laisser happer par la musique de Max Richter, compositeur que j'aime tant depuis que je l'ai découvert pour la B.O. de la série The Leftovers.
Bref, voilà un moment de grâce proposé par Chloé Zhao qui a un talent indéniable pour nous émouvoir.

#monavis #cinema #pathemadeleine #marseille #hamnet #chloezhao
Pour commencer, attention, à la vue du titre, ne vous attendez pas à un film d'espionnage à la James Bond ou Mission Impossible. Simon l'explique très bien dans l'épisode du 19/12 du podcast que je conseille fort à tou.tes amateur.ices de cinéma, "réalisé sans trucage".

Il s'agit là du récit d'une vie presque banale, d'un homme, fin des années 70, forcé de changer d'identité pour vivre une nouvelle vie et prendre des distances par rapport aux drames qui ont mené à la mort de sa femme. Cet homme, Marcelo/Armando espère ainsi pouvoir récupérer son fils et lui offrir une vie respectable.

Le réalisateur Kleber Mendonça Filho maîtrise le rythme à la perfection. C'est à la fois très lent dans le sens où ça prend son temps pour caractériser les personnages avec précision et tout en même temps, il se passe plein de choses et c'est rythmé par l'effervescence du carnaval ayant lieu durant le récit.
"Banale" est un mot maladroit mais dans les années 70 au Brésil, c'est une triste vérité, de nombreuses personnes d'origines diverses, considérées comme gênantes pour le régime de l'époque, étaient contraintes de vivre clandestinement pour fuire les persécutions de leur pays (est-ce vraiment du passé ?) et dans ce film, plusieurs de ces personnes se retrouvent à loger au même endroit créant des liens très forts et touchant de famille d'infortune.
Si le sujet est grave et sérieux, c'est raconté avec un ton très varié, tantôt lourd, tantôt très drôle et absurde et tantôt sensible et émouvant.

Bref, voilà un film riche que je vous recommande plus que fortement et en écrivant ceci, je m'écoute la B.O. du métrage. J'adore. Tout particulièrement pour le titre Retiro: Tema de Amor Número 3, de Conjunto Concerto Viola.

PS: je vous l'ai déjà dit sur Mastodon mais en plus Wagner Moura ! Quel charisme cet homme ! Wow quoi !!!

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #oagentosecreto #bresil #klebermendoncafilho #wagnermoura
George El-Nabawi était l'acteur le plus adulé d'Egypte mais ça, c'était avant que les autorités en décident autrement. Pour ne pas tout perdre, il va se retrouver contraint d'accepter un contrat pour jouer le rôle-titre dans un biopic à la gloire du président Al-Sissi et s'enfermer ainsi dans un piège dont l'étau se resserre peu à peu pour lui ôter toute possibilité de libre choix.

Fichtre ! Si ce film de Tarik Saleh commence sur un ton assez léger, voire presque plutôt drôle, on voit le tableau s'assombrir progressivement et c'est tout simplement glaçant mais comment pourrait-il en être autrement lorsqu'il est question de parler du régime politique égyptien où l'armée a pris le contrôle de tous les espaces pour appauvrir le peuple chaque jour un peu plus au profit de son dirigeant ?!? Un dirigeant qui torture et élimine dans tous les sens du terme, tou.tes celles et ceux qui osent critiquer ses décisions... Quand on voit qu'en décembre 2020, notre président l'a décoré du plus haut grade de la légion d'honneur... Ça fait peur ou c'est moi ?

Bref. En tout cas, c'est parfaitement joué. Un grand bravo à Fares Fares dans le rôle de cet acteur déchu.

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #lesaiglesdelarepublique #tareksaleh
J'aurais tendance à croire que Yorgos Lanthimos, partage avec Lars Von Trier, une certaine misanthropie et bizarrement, c'est ce qui me séduit dans leurs cinémas respectifs. Attention, j'aime l'humain hein mais je trouve toujours intéressant de pointer du doigt ses vices et défauts si ça peut permettre d'y réfléchir pour s'améliorer.

Dans Bugonia, à travers l'histoire d'un homme persuadé de l'existence des extraterrestres et que ceux-ci ont pour mission de les exterminer, le réalisateur grec nous offre une satire bien grinçante sur notre espèce.
D'un côté, on a les travailleurs désespérés, prêts à tout, même au pire pour essayer de sauver leur peau et, de l'autre, les puissants patrons sans états d'âme, dont la seule préoccupation est de se faire du pognon. Et si ces derniers étaient en fait des aliens dont l'empereur attend la prochaine éclipse pour prendre une décision quant à l'intérêt de la vie humaine ? Ça paraît dingue ? Ou peut-être pas tant qui sait ? 🤪

En tout cas, c'est magistralement interprété par Emma Stone (qui décidément a trouvé un sacré terrain de jeu avec Yorgos pour qui elle joue dans chacun de ses films depuis La Favorite, en 2018), Jesse Plemons (présent également dans la précédente œuvre du réalisateur, Kinds of Kindness) et Aidan Delbis.

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #bugonia #complotisme #surviedelespece #luttedesclasses #comedienoire #dramesocial #emmastone #jesseplemons #aidandelbis #yorgoslanthimos
En 2014, Céline attend un enfant porté par sa femme, Nadia. La loi Taubira autorisant le mariage pour les couples du même sexe venant tout juste de passer, elles vont être parmi les premières à se heurter aux difficultés rencontrées pour que l'enfant soit concrètement aux yeux de la loi, reconnu par les 2 parents car s'il n'y a pas de problème particulier pour Nadia qui le porte dans son ventre, Céline de son côté, doit passer par tout un tas de démarches pour avoir le droit de l'adopter.

C'est un sujet encore très peu, voire pas du tout représenté au cinéma et Alice Douard, la réalisatrice qui a vécu cette situation, du point de vue de Céline, nous le livre avec beaucoup de tendresse et d'humour.
J'y suis allé avant tout pour le casting en me disant que le sujet risquait d'être dur mais j'ai passé un très agréable moment.
Je peux vous le dire, Alice maîtrise l'art de sensibiliser avec délicatesse pour nous amener à ouvrir les yeux sur le fait de devenir parent qui peut en fait parler à tout le monde !
Le casting principal : Ella Rumpf dont le regard intense transperce régulièrement l'écran, est cette Céline confrontée aux jugements des autres et qui va se battre pour prouver sa légitimité ;
Monia Chokri est Nadia, femme enceinte tellement forte qu'on voudrait tou.tes l'avoir dans notre vie;
Et Noémie Lvovsky en mère de Céline qui a fait passer sa carrière de grande pianiste avant son rôle de mère, pouvant donc paraître assez egocentrée mais sa distance n'est pas vide de sensibilité m'enfin je vous en dit pas plus, vous verrez et on en reparle, ok?
Pour la musique, entre les parties de piano de Chopin et Beethoven, je souligne le titre Pointillism, de Laurent Dury, qui m'a tiré une larme pdt la projection et que j'écoute au moment où je termine cette rédaction.

#monavis #critiquedefilm #cinema #despreuvesdamour #pathemadeleine #comedieromantique #etreparent #alicedouard #ellarumpf #moniachokri #noemielvovsky
Un simple accident, de Jafar Panahi est la Palme d'Or du dernier festival de Cannes.
On pourra dire que le choix de ce prix est politique mais, et alors? Tant mieux non? M'est avis que c'est une bonne chose que l'on puisse mettre toutes les lumières possibles sur un film iranien, quand bien même, ça n'est pas le meilleur, rien que pour afficher notre soutien aux gens qui se battent dans ce pays, pour leur liberté, je vote pour !

Tout commence ici par un moment très simple: un couple et leur fille dans une voiture. Une scène de vie banale en somme. Jusqu'à ce que la voiture heurte un chien. La petite fille accuse son père d'avoir tué cet animal et sa mère tente de trouver les mots pour la réconforter et détendre l'atmosphère en disant qu'il n'y est pour rien. C'était "un simple accident". Seulement, suite à cela, la voiture va tomber en rade et c'est en demandant de l'aide à un collègue de Vahid que celui-ci va aussitôt penser reconnaître celui qui a été son tortionnaire lorsqu'il était détenu par les autorités iraniennes. Vahid va alors tout mettre en œuvre pour trouver confirmation puisqu'il ne peut en reconnaître que le bruit de sa prothèse de jambe, pour faire payer cet homme et l'enterrer vivant.

Le métrage nous laisse planer le doute un moment sur la possibilité qu'il s'agisse bien du vrai coupable et sur jusqu'où les personnages réunis seront prêts à aller par besoin d'apaiser leur âme meurtrie.
La réalisation est basique hormis le plan d'intro et celui de conclusion qui posent très intelligemment le propos; les protagonistes bien écrits; en défaut, je soulignerais surtout un problème de rythme car tout est principalement dialogue et demande donc au spectateur un grand effort de concentration mais c'est un film fort, non fait dans la facilité puisque clandestinement.
Je vous le recommande.

#monavis #cinema #pathemadeleine #critiquedefilm #unsimpleaccident #jafarpanahi #palmedor #festivaldecannes
Le mois pré-halloween oblige, je me suis fait hier soir, la séance "vendredi de l'horreur" proposée par les cinémas Pathé. L'occasion pour moi de découvrir une petite pépite de 2005 que j'avais loupée jusque-là :
The Descent, de Neil Marshall.

Un an après un accident de voiture qui a causé la mort du compagnon de Sarah et de leur fille, Juno organise une expédition spéléo entre filles pour aider son amie à se changer les idées et revivre ensemble des émotions fortes comme elles y étaient autrefois habituées.
Vu qu'on est dans un film d'horreur, on se doute que l'activité va mal tourner mais pas forcément de la manière à laquelle on aurait pu penser.

Bon l'œuvre a 20ans donc je m'autorise à spoiler des éléments de l'intrigue. Ok?
On est là dans un métrage qui sent bon l'ambiance de la trilogie du samedi, entre Buffy et X-Files donc forcément ma corde nostalgie est touchée et en parlant de corde, ça tombe bien puisque le groupe de 6 copines va en avoir besoin ici pour sa sortie haha.
À la façon d'une nuit en enfer, de Rodriguez, il y a d'abord des scènes qui appellent au jumpscare mais restant ancrées dans un récit réaliste jusqu'à ce qu'on découvre que la grotte dans laquelle se sont aventurées nos 6 Lara Croft, est habitée par des créatures humanoïdes, carnivores, s'étant adaptées à leur environnement souterrain.
J'ai trouvé le tout vraiment très efficace, ça fait plaisir.

Après, y a qd même un détail qui marque la différence de traitement des genres au cinéma car contrairement à El Cautivo où il n'y a qu'une seule femme et qui a une importance très secondaire, ici, il n'y a qu'un seul homme, présent juste dans l'introduction mais il va en être question dans tout le traitement de l'évolution des 2 principales protagonistes. C'est peut-être dû à l'époque mais pas tellement sûr donc dommage.
Pour le reste, je suis content d'avoir rattrapé cette lacune.

Et vous, l'avez-vous vu ? Qu'en avez-vous pensé ?

#vendredidelhorreur #pathemadeleine #thedescent
Ça pour le coup, c'est une bonne claque cinématographique.
Je suis pas rentré tout de suite dedans parce que je vous avoue faire un blocage sur le monde de la teuf et celui-ci est ici très bien retranscrit. Si bien que dans un premier temps, je me suis pas senti invité. Puis au fur et à mesure qu'on avance avec ce père interprété par Sergi Lopez, à la recherche avec son fils, de sa fille aînée, difficile de ne pas être en totale empathie.
Là, rien n'est beau mais tout est réaliste et humain. Ça me touche beaucoup plus.
L'ambiance, l'atmosphère, tout paraît presque palpable.
Le décor est sec et aride et le casting est constitué de vraies gueules cassées, abîmées par la vie.
Je ne veux pas en dire plus parce que je pense que c'est à vivre donc profitez tant que Sirāt est en salle.

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #sirat #sergilopez #oliverlaxe
J'ai vu pas mal de films de Paul Thomas Anderson (à ne pas confondre avec Paul W.S. Anderson ou encore Wes Anderson, ils le font exprès eux aussi haha mais en dehors de leurs noms, leurs cinémas n'ont rien à voir) mais jusque-là, j'en retenais surtout un: Magnolia.
Une chose est sûre désormais, un nouveau titre de sa filmographie me restera longtemps. Il s'agit de son nouveau métrage : Une bataille après l'autre (One battle after another, en vo).

La bande-annonce me laissait penser qu'il s'agissait de l'histoire d'un gars perdu dans son délire parano alors qu'en fait, les peurs et angoisses de ce bonhomme sont bien concrètes et réelles. S'il a été un héros révolutionnaire, autrefois membre très actif d'un groupe appelé les french 75, chargé de libérer les peuples opprimés et de renverser l'ordre établi, aujourd'hui, il s'est un peu grillé le cerveau dans l'alcool et la fumette mais tient avant tout à protéger sa fille d'un monde qu'il sait hostile.

l'Amérique dépeinte ici est caricaturale mais ressemble très fort à celle actuelle, sous l'ère trumpienne, où le pouvoir est aux hommes blancs, racistes, persuadés de leur supériorité sur le reste du monde. Le combat des french 75 fait donc du bien et voir cette supposée élite, représentée ici par le personnage du colonel Steven J. Lockjaw, jouée en plus par un Sean Penn à fond dans son rôle, y a de quoi vouloir soutenir la révolution ! Mais bien sûr, méthodiquement, Une bataille après l'autre pour être sûr d'atteindre l'objectif visé.
Tout le casting est investi à 300%. La mise en scène est excellente. L'intrigue est dramatique mais c'est aussi très drôle par moment et tout est là pour faire passer les plus de 2h40 en un claquement de doigts.

J'ai franchement beaucoup aimé et j'espère que ça vous plaira tout autant.

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #onebattleafteranother #paulthomasanderson #leonardodicaprio #teyanataylor #chaseinfinity #beniciodeltoro #seanpenn #reginahall
En route pour aller passer qqs jours chez leurs amis Julie et Paul, Ashley annonce à Carey qu'elle souhaite mettre un terme et demande le divorce. Carey espère alors trouver le réconfort et le soutien dont il a besoin auprès de Julie et Paul et apprend alors que le secret de leur bonheur à eux, semble si simple en fait: ils se disent être un "couple libre". Mais le sont-ils vraiment? La théorie semble la solution mais en pratique, qu'en est-il ?
Le réalisateur, Michael Angelo Covino, nous propose d'en découvrir avec Carey, une réponse, en salle actuellement.

Dire qu'il s'agit de LA comédie de l'année me semble très exagéré mais l'humour utilisé dans ce film est varié, divertissant et sincèrement intelligent.
Je n'ai pas vu le premier long-métrage de Covino, the climb, mais en en lisant le synopsis, j'ai l'impression que cet homme porte beaucoup d'intérêt aux sentiments humains et chose qui fait plaisir, à la sensibilité masculine. Que devient l'amitié lorsque l'amour apparaît? Est-ce que 2 hommes qui sont les meilleurs amis du monde peuvent continuer à l'être lorsque l'un d'eux couche avec la femme de l'autre ? Des questions qui peuvent paraître bateaux mais dont on parle finalement peu au cinéma et rien que pour ça, je trouve ce Libre Échange (ou Splitsville en vo) appréciable.
Ça n'est donc pas à tordre de rire mais c'est humain et du coup touchant. Je valide !
Je ne retiendrai aucun morceau de la B.O. mais elle accompagne très bien le scénario.
Et pour finir bravo aux quatre act.eur.ices qui campent parfaitement leur personnage. À commencer par Kyle Marvin dans le rôle de Carrey, un nounours qui ne demande qu'à être aimé autant qu'il est capable d'aimer, puis autour de lui, Dakota Johnson, Michael Angelino Covino (himself) et Adria Arjona.

#critiquedefilm #cinema #monavis #pathemadeleine #splitsville #comedie #amitie #amour #libreechange #relationlibre #sentiments
En Iran, Tarlan est une prof de danse à la retraite qui va découvrir un corps dans le lit conjugal de celle qu'elle considère comme sa fille. Lorsqu'elle va comprendre de qui il s'agit et qui a commis le crime, elle va vouloir parler mais étant une femme, tout va être mis en place pour la faire taire.

Ce film germano-autrichien, réalisé par Nader Saervar met donc en lumière le poids de la politique islamique sur les femmes, objets de tentations qui doivent se cacher par le voile et se soumettre entièrement et exclusivement à leur mari.
C'est donc une œuvre engagée qui mérite d'être vue.
Un énorme bravo à Maryam Boubani qui porte le film à l'instar de Tarlan qu'elle incarne et qui porte quasi à elle seule, tous les combats pour les droits des femmes.

#critiquedefilm #monavis #cinema #pathemadeleine #lafemmequiensavaittrop #thewitness #droitsdesfemmes #paroledesfemmes #iran
Un homme dans le métro s'apprête à rejoindre sa compagne qui lui annonce être à l'hôpital, enceinte et attendre de lui une décision.
Le souci, c'est que sortir du métro va s'avérer être une mission impossible, la sortie 8 semblant inatteignable. À moins de respecter ces 3 consignes :
Ne négligez aucune anomalie;
Si vous en voyez une, faites demi-tour;
Si vous n'en voyez pas, continuez d'avancer.

Déjà que je n'aime pas prendre les transports en commun et particulièrement le métro, ce film a fini de me convaincre haha.
Dès l'intro réalisée en vue subjective, nous sommes mis tout de suite en immersion dans la peau du personnage principal, à la manière d'un jeu vidéo (c'est d'ailleurs pas anodin puisqu'il s'agit là d'une adaptation d'un jeu de Switch 2) et c'est bigrement oppressant à tel point que je me suis dit que si c'était ainsi sur toute la durée du film, je n'allais pas tenir mais si vous êtes comme moi et que ça peut vous rassurer, c'est uniquement sur les premières minutes avant d'adopter une vue objective, plus classique et nous laisser reprendre calmement notre place de spectateur.
J'avoue m'être laissé prendre.
Pour moi, il ne s'agit pas vraiment là d'un film d'épouvante-horreur comme j'ai pu le lire mais plus d'un récit psychologique dans les méandres internes de notre protagoniste mais je n'entrerai pas plus dans l'analyse, je suis certain que vous voyez ce que je veux dire, non? Ou bien on en parle en commentaire 😜.
En tout cas, ce métrage permet à l'acteur de nous faire une scène qui m'a semblé être un clin d'oeil direct à la Isabelle Adjani de Possessions mais ça, c'est peut-être juste moi qui ait été traumatisé par ce dernier haha.
Quoiqu'il en soit, voilà encore un huis-clos très bien fichu et sur ce, je m'en vais ré-écouter le boléro de Ravel.

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #exit8 #huisclos #psychologique
Nora et Agnes sont sœurs et après la mort de leur mère, voient leur père tenter de revenir dans leur vie. Grand cinéaste autrefois, aujourd'hui quelque peu oublié, ce dernier a écrit un scénario qu'il veut faire lire à sa fille aînée pour lui proposer le rôle principal. Le film se tournerait dans leur maison de famille remplie de souvenirs...

De Joachim Trier, je n'avais alors vu que Julie (en 12 chapitres) et j'avais bcp aimé mais là, je trouve que le réalisateur a gagné en force émotionnelle avec cette histoire d'héritage, de transmission, de tabous familiaux et de lien entre cet homme et ses filles malgré tout ce qui les sépare.
On y retrouve Renate Reinsve dans le rôle de Nora, l'aînée qui a choisi de consacrer toute sa vie à son métier de comédienne. À la fois brillante, rayonnante et fragile, emplie d'angoisses.
Inga Ibsdotter Lilleaas est Agnes qui elle, a fondé une famille avec son mari et son fils.
Ces 2 personnages montrent combien l'on peut avoir eu, en apparence, la même enfance, la même éducation mais ne pas l'avoir vécue et/ou intériorisée de la même façon. Je pense que ce propos parlera à plus d'un.e, non?
Et il y a ce père, dépassé par son époque mais qui cherche à rester présent. Lui, est interprété par un très profondément touchant Stellan Skarsgård.
Fin tout le casting est vraiment bon. Sans oublier bien sûr Elle Fanning qui incarne juste parfaitement cette jeune actrice toute en sensibilité, reconnaissante d'être invitée dans l'aventure de ce récit familial tout en ayant la lucidité de comprendre qu'elle n'est pas à sa place.

Bref, un moment de cinéma simple et émouvant qui sort aujourd'hui en salle et que je vous recommande très fortement.

#monavis #critiquedefilm #cinema #valeurssentimentales #pathemadeleine #recitfamilial #joachimtrier #renatereinsve #ingaibsdotterlilleaas #stellanskarsgard #ellefanning
À Taïwan, Zhong-Han, jeune homme muet, vit une double vie: il travaille le jour dans une cantine familiale pour un couple qui l'héberge et le considère comme son propre fils et la nuit, il fait partie d'un gang qui rackette pour le compte de parrains locaux. Il semble gérer ces 2 activités et y trouver son compte jusqu'au jour où un riche homme d'affaires débarque avec le souhait de racheter le restaurant...

Si le scénario peut paraître assez basique, le réalisateur KEFF, parvient tout de même à nous embarquer dans son récit par le rythme utilisé (tout est très lent mais sans aucune longueur, c'est juste parfait pour nous plonger dans l'ambiance de ce Taïwan à la fois envoûtant et pourtant tellement en perdition) et le travail apporté à chacun des personnages qui fait qu'on y croit et qu'on ne peut qu'être affecté par ce qui leur arrive. Je retiendrai particulièrement Ah-Rong et Yu-Ji, les gérants du restaurant, et I-Ju, vendeuse de l'alimentation où Zhong-Han se rend régulièrement pour faire ses petits achats mais aussi et peut-être surtout, pour flirter avec elle. Le lien qui se tisse entre ces 2 protagonistes est vraiment mignon et fait du bien au milieu de la violence installée mais peut-il justement y survivre ?
La pauvreté de la ville est palpable et en même temps, on comprend l'attachement des habitants qui y ont construit des souvenirs et qui tiennent à maintenir en vie cette âme chaleureuse. Mais est-ce possible quand le profit et le pouvoir grignote et gagne de plus en plus de terrain ?
Ces questions posées n'augurent pas forcément de beaux lendemains mais le but du film n'est pas forcément là. En tout cas, il nous offre quelques propositions de douceur dans un monde bien sombre et quoiqu'il en soit, j'ai envie de dire qu'on a à faire ici à un métrage maîtrisé de bout en bout et qui vaut d'être vu !

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #gangsoftaiwan #mafia #keff #violence #poesie
Laura, jeune art-thérapeute, élève seule et du mieux qu'elle peut, la fille qu'elle a eu avec Joachim. Celui-ci, de son côté, est parti vivre en Italie, une nouvelle relation avec Shirine sur qui il pose une emprise glaçante.

Après Vincent Cassel dans mon roi, Melvil Poupaud dans l'amour et les forêts (et sûrement tant d'autres dont peut-être aussi Damien Bonnard dans les intranquilles mais son personnage est dépassé par les choses lorsque les autres cités, sont pleinement installés dans leur trouble), c'est au tour de Bastien Bouillon d'incarner un pervers narcissique et fichtre, qu'il le joue bien ! Lui qui, contrairement à Cassel mais plus à l'instar de Poupaud, semble si doux, bienveillant et sensible. C'est sans doute ça d'ailleurs qui le rend si troublant dans ce rôle car c'est bien ainsi que se présentent de prime abord, ce genre de personnalité toxique et manipulatrice.
Face à lui, les 2 personnages féminins nous permettent de voir en même temps, le pendant et l'après. L'interprétation de Zita Hanrot et d'Alexia Chardard (respectivement Laura et Shirine) est parfaite également, tant elles sont crédibles elles aussi dans leur parcours de lutte contre cette emprise.
C'est clairement palpable tout le long. Elles sont les proies d'un prédateur qui ne s'arrêtera jamais de les traquer et les malmener tel un chat jouant avec des souris et ne s'en désintéresse que s'il trouve qqn d'autre à torturer psychologiquement (voire parfois physiquement).
Celles et ceux qui vivent ou ont vécu une telle relation savent que c'est exactement ça, à un détail près : la fin qui peut passer comme dirait Noémie Merlant, pour une scène de SF. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais je suis ouvert pour en discuter en commentaire si ça vous dit.

En tout cas, bravo Nathalie Najem, pour ce récit très juste et très bien retranscrit.

#monavis #critiquedefilm #cinema #pathemadeleine #auxjoursquiviennent #nathalienajem #drame #thrillerpsychologique #reel #perversnarcissique

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