#peterWatkins

DionyZack 🍉✊🏽♀️🌿dionyzack.bsky.social@bsky.brid.gy
2026-01-12

Sortir du nucléaire☢ Projection/discussion autour du film « la Bombe » de Peter Watkins: Le 2026-01-24 à partir de 19:00 Lieu : Local de l'Aube - 61 rue Antoine Durafour à Saint-Etienne (42000) La BBC avait demandé à Peter Watkins de réaliser un… #LaBombe #PeterWatkins #Film #Projection #Discussion

Projection/discussion autour d...

Mutins de Pangée / CinéMutinsmutinspangee@mamot.fr
2025-11-08

Un maire musulman à New York, des gendarmes à Sainte-Soline, et au milieu, Peter Watkins qui nous rappelle comment tout ça s’écrit à l’écran.
👉 La lettre-info des Mutins à lire ici :
r.info.lesmutins.org/3hygzcf9d

#CinéMutins #LettreInfo #PeterWatkins #SaintesSoline #NewYork #Zinn #RN

peter watkinsextrait de la lettre info
Anarchism Newsanarchismhub@todon.nl
2025-11-07

Autonomies: **For Peter Watkins (1935 – 2025)**

autonomies.org/2025/11/for-pet

History is the object of a construction whose place is formed not in homogenous and empty time, but in that which is fulfilled by the here-and-now [Jetztzeit]. For Robespierre, Roman antiquity was a past charged with the here-and-now, which he … Continue reading →

#Film #ArtandRevolution #PeterWatkins

Mutins de Pangée / CinéMutinsmutinspangee@mamot.fr
2025-11-01

🎬 Punishment Park – Peter Watkins (1971)

Retiré après 4 jours d’exploitation. Jamais diffusé à la télé américaine.
Un film rare, dérangeant, inoubliable.

Cinéaste rebelle, auquel son originalité et sa maîtrise garantissent de rester à jamais unique, Watkins prend tout le monde au piège.
En 1971, cela faisait froid dans le dos. Aujourd’hui, c’est toujours aussi impressionnant.

👉 À (re)voir sur cinemutins.com/films/343-punis

#PeterWatkins #PunishmentPark #CinéMutins #FilmChoc

2025-11-01

#PeterWatkins #films #cinemastodon
Au revoir Peter Watkins 😢

merci pour le film sur la Commune, pour votre manière engagée et singulière de réaliser des films

derives.tv/lettre-ouverte-de-p

Peter Watkins de face, bras ouverts, yeux attentif, au 2eme  plan décor d’un film en bois et châssis et un homme bras appuyé contre un élément vertical et front posé, à l’écoute. Photo de Sabzian
2025-11-01

lemonde.fr/disparitions/articl
Le réalisateur britannique #PeterWatkins est mort le 31 octobre 2025 c'était un #refractaire aux films, pacifistes et radicaux entre documentaire et fiction qui attaquait des #médias de masse et leur « monoforme »
#cinema

2025-10-31
2025-06-14

#Bales2025FilmChallenge of June 14: a [favourite] soldier

The Diary of an Unknown Soldier (Peter Watkins, 1959)

Watkins takes the anonymous slaughter of the masses on the battlefield inside, into the body and mind of a young soldier.

write.underworld.fr/settima/se

#PeterWatkins #BrianRobertson #Bolex #ShortFilm #WW1 #war #history #drama #DocuDrama #cinemastodon #film

Bibliothèque[G.R.K.]📖⚧️🌍🌀👊gorekhaa@kolektiva.social
2025-05-29

#GRK0154 #VIDEO #Chocs #HorreurNucléaire #PeterWATKINS
THE WAR GAME
de Peter Watkins (1965, BBC)
📽️VOstFR/720p👇
mega.nz/file/oNYgDJpR#mp52E4Wm
Si t'as les moyens:
ÉPUISÉ

Synopsis:
À partir de données recueillies à Hiroshima et Nagasaki, et d'autres lieux de bombardements massifs, tels que Dresde, Darmstadt et Hambourg, Peter Watkins essaye d'imaginer ce que provoquerait une attaque nucléaire sur l'Angleterre.

Il décrit de façon réaliste les effets sur la population, les réactions sociologiques ainsi que les mesures prises par le gouvernement.

[La BBC avait demandé à Peter Watkins de réaliser une simulation crédible des lendemains d'une attaque nucléaire sur l'Angleterre, hautement d'actualité en 1965. Elle a ensuite refusé de diffuser le résultat, très documenté et réaliste, donc très alarmiste et aux antipodes des déclarations politiques britanniques.
Une lacune du contrat de production permit au film de tout de même sortir en salles. Il fut récompensé d'un Oscar et du prix spécial du Festival de Venise, ce qui pour une simulation est une prouesse. Il remporta également un succès considérable en salles malgré sa durée de 48 minutes.]

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Critique:
« Is there a real hope to be found in the silence ? »

Faux documentaire, The War Game un projet très percutant qui prend pour parti de donner à voir ce que serait une attaque nucléaire sur l’Angleterre. A une époque où les images de dévastation nucléaire ne sont pas le lot commun des blockbusters qui s’attachent plutôt à l’histoire ancienne, l’idée de mettre en scène les images réalistes de cette menace permanente est brillante.
Le futur hypothétique qui se dessine est d’autant plus effrayant qu’il se nourrit de toutes les données issues d’un passé récent, que ce soit les bombardements intensifs de Dresde ou ceux d’Hiroshima et de Nagasaki. Ce va et vient entre les horreurs du conflit précédent et l’étendue de celle potentiellement à venir est une charge extraordinaire de pessimisme sur l’état du monde.
La construction du film achève cette démonstration : tantôt pure fiction, elle scénarise heure par heure et jour après jours le scenario catastrophe, dans un rendu journalistique et documentaire confondant de vérité. Rigoureux, exhaustif, le récit s’attarde aussi l’après et la vie des survivants, étalant dans la durée l’horreur et ses conséquences avant cette conclusion terrible : « Would the survivors envy the dead ? »
La voix off, clinique, didactique, est pour beaucoup dans l’efficacité du propos, ponctuant des images de dévastation par « This is a nuclear war », « This is a firestorm » ; et surenchérit par la lecture de documents administratifs qui montrent à quel point les mesures prises sont dérisoires face à l’ampleur des dégâts attendus, ou, pire encore, la position de l’Eglise qui explique comment vivre avec l’acceptation de cette horreur.
Il s’agit bien, et la thèse finale l’explicite, de frapper les consciences en mettant des images sur les mots : personne ne sait véritablement ce qu’est la bombe, mais tout le monde en parle.
En cela, le choix des témoignages est capital : montrer la doxa et le désir de revanche du peuple anglais est d’une rare pertinence, même si l’on aimerait savoir si ces interviews sont réelles ou non. Sur ce sujet, on pourra regretter l’excès de reconstitution lors des fausses réponses de certains acteurs, notamment celles des enfants qui expliquent qu’ils n’ont aucun projet pour leur avenir, surenchère dans le pathétique qui n’était pas utile à ce stade de la démonstration.
Film choc, à contextualiser pour prendre la mesure de son impact, mais aussi à prendre comme exemple de l’efficacité du réalisme au service de la dénonciation, et de la propension du cinéma à proposer autre chose qu’une imagerie baroque, épique et jouissive de la guerre.
Concernant la terrible réalité des bombardements, notamment sur l’Allemagne par les anglais, je vous invite à lire le formidable (et très court) livre de Mike Davis, Dead Cities.
(Sergent Pepper, senscritique)

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Peter Watkins
est un réalisateur expérimental et militant britannique.

Ses films, pacifistes et radicaux, redistribuent les frontières habituelles entre documentaire et fiction. Il s'est particulièrement attaché à la critique des médias de masse et de ce qu'il a nommé la « monoforme ».

Avant de développer sa critique de la monoforme, concept qu'il a formé pour nommer l'uniformisation de la forme télévisuelle et cinématographique (montage, musique, cadre narratif), Peter Watkins s'est essayé dès ses premiers films à accompagner sa remise en question de la représentation et de la narration traditionnelles par des recherches formelles hors-cadre.

Le réalisateur brouille d'abord les genres habituels, en déplaçant les frontières entre documentaire et fiction : des épisodes historiques ou fictionnels sont filmés comme s'ils se déroulaient sous nos yeux, la présence du « journaliste » est visible et assumée, créant des effets d'anachronie (caméra et micro visibles sur un champ de bataille du XVIIIe siècle ou dans le Paris de 1871) ou d'uchronie (La Bombe, Punishment Park).

Il insère également des formes cinématographiques différentes au sein d'un même film, faisant appel à des dispositifs du cinéma muet (les cartons), à des outils professionnels (décompte du temps d'une séquence, insertion de signaux sonores pour signaler une coupe au montage), à d'autres formes d'art (photographie, théâtre, cabaret).

Se refusant à employer les procédés standardisés par l'industrie hollywoodienne, il tourne très peu en studio, ou quand il le fait, en exploite les contraintes : c'est le cas de The Trap, où l'espace, entièrement confiné et surveillé, est oppressant. Les décors naturels, comme les costumes, font quant à eux l'objet d'un très long travail de recherche avant le tournage, afin de trouver des lieux qui ne « joueraient » pas plus – ou pas moins – que des acteurs donnant leur opinion réelle.

La lumière est naturelle ou travaillée spécifiquement pour le film, comme dans Munch, où elle est filtrée pour approcher du ton bleuté employé par le peintre, restituer l'atmosphère de la fin du XIXe siècle (maisons peu éclairées), et baigner le film dans une ambiance irréelle (allers-retours entre flashbacks, visions intérieures, épisodes présents).

Le son est désynchronisé et aéré de longs silences, afin de créer un décalage au sein duquel le spectateur ait le temps de développer sa propre réflexion sur le film, d'y ajouter ses émotions et souvenirs, Watkins cherchant à faire surgir le film d'une « alchimie » entre la matière cinématographique et l'expérience personnelle de chaque individu qui le regarde.

Le rythme de montage est asymétrique, alternant de longs plans-séquences ou des gros plans de visages avec des épisodes très brefs destinés à créer un effet de choc.

Enfin, Watkins, refusant les contraintes dictées par des impératifs commerciaux, s'affranchit des durées convenues (Le Voyage dure 14 h 30, La Commune 5 h 30 dans sa version intégrale), afin de laisser chaque film se développer sur un temps qui lui est propre, et chaque spectateur trouver l'espace de sa réflexion.

Cette recherche de la forme s'accompagne en effet chez Peter Watkins d'une réflexion sur la relation au public. Voulant casser le quatrième mur de l'espace cinématographique, celui de l'écran, il cherche, contrairement au système hollywoodien attaché à une fonction de divertissement et à une hiérarchisation forte des rôles, à faire participer le spectateur aux films.

Cela se traduit d'abord et avant tout par le recours à des acteurs non professionnels, qui expriment leurs points de vue véritables à travers leurs rôles, allant parfois jusqu'à modifier le scénario original du film, comme ce fut le cas pour Punishment Park, dont le final diffère de celui initialement écrit. Les Versaillais de La Commune, pour prendre un autre exemple, furent recrutés via des annonces dans les journaux, en fonction de leurs opinions politiques conservatrices.

Les acteurs sont ainsi engagés pleinement dans le processus – autre concept fondamental chez Watkins – de réalisation du film, et, au-delà, dans la construction ou reconstruction de leur propre histoire (exploration d'épisodes vécus par des ancêtres dans Culloden, d'évènements pressentis comme imminents dans La Bombe).

L'intérêt pour le public et le souci constant de casser la forme de pouvoir qu'induit la réception passive lors d'une projection, se manifeste par ailleurs dans ses films par des adresses directes de la voix off au spectateur, l'appelant à analyser ce qu'il vient de voir ou l'interrogeant sur son opinion – dialogue ou polylogue que le réalisateur a cherché à poursuivre dans des rencontres organisées après les séances.

Il n'est pas anodin, à cet égard, que Peter Watkins se soit dernièrement davantage intéressé à l'organisation de débats publics et d'ateliers de décryptage des médias qu'à la réalisation à proprement parler : le processus se poursuit ainsi dans le champ citoyen, et tente de réinvestir les espaces de critique et de démocratie asphyxiés, selon le réalisateur, par les mass media.

Filmgalerie Phase IVPhase_IV@dresden.network
2025-04-27

Abspann – Filme im Fokus soziologischer Betrachtung
Dieses Mal mit „Strafpark“ (Punishment Park) von Peter Watkins
**********************************************
– Wann: Dienstag, 29.4., 19 Uhr
– Wo: Filmgalerie Phase IV, Dresden-Neustadt
– Fassung: englisches Original mit dt. UT (OmdU)
– Der Eintritt ist frei!
**********************************************

In Kooperation mit dem Institut für Soziologie der ⁨@tudresden .

Weitere Informationen:
⁨⁨⁨⁨terminal.digital/events/abspan

Eine weitere Inhaltsangabe und Einordnung folgt unter dieser Einladung …

#PunishmentPark #PeterWatkins ⁨⁨⁨⁨⁨#Mockumentary #Soziologie⁩⁩⁩⁩⁩⁩ #staatlicheGewalt #Willkürjustiz#Dystopie #dystopia #Autokratie #Medienkritik ⁨⁨⁨#Kino⁩⁩⁩ ⁨⁨⁨#Cinema⁩⁩⁩ ⁨⁨⁨#cinemastodon⁩⁩⁩ ⁨⁨⁨#FilmBubble⁩⁩⁩ ⁨⁨⁨⁨⁨⁨#Dresdenbubble⁩⁩⁩⁩⁩⁩⁩⁩

Bibliothèque[G.R.K.]📖⚧️🌍🌀👊gorekhaa@kolektiva.social
2025-04-04

#GRK0150 #VIDEO #EnDirectLive #CommuneDeParis #MassMedia #Histoire #PeterWATKINS
LA COMMUNE (Paris 1871) [Version TV 6h]
de Peter Watkins (2000, 13Prod)
📽️360p👇
mega.nz/file/VUYF3YrD#K0_3t7Q-
Si t'as les moyens:
store.potemkine.fr/dvd/3700246

Synopsis:
Peter Watkins a réalisé une fiction sur la Commune comme un documentaire contemporain. Pour raconter la Commune il montre une télévision aux ordres (Télévision Nationale Versailles) qui débite des informations lénifiantes, tandis qu'une télévision libre jaillie du Paris insurgé s'efforce de capter la fureur populaire.

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Infos:
Tout film de Peter Watkins est un événement. Quand il s'attaque à un moment mythique de l'histoire de la France et du monde, Peter Watkins s'insurge, dérange, bouscule. Pour créer une Ïuvre cinématographique hors norme, un documentaire en costumes, une fiction vraie. Et si le récit s'appuie sur une recherche historique approfondie, c'est pour mener une réflexion sur le présent. Nous sommes en mars 1871, tandis qu'un journaliste de la Télévision Versaillaise diffuse une information lénifiante, tronquée, se crée une Télévision Communale, émanation du peuple de Paris insurgéÉ Dans un espace théâtralisé, plus de 200 acteurs interprètent, devant une caméra fluide travaillant en plans séquences, les personnages de La Commune –tout particulièrement la population du quartier Popincourt dans le XIème arrondissement– pour nous raconter leurs propres interrogations sur les réformes sociales et politiques. Pour Peter Watkins, réaliser un film c'est questionner sa propre pratique de cinéaste et mener une critique frontale des médias.

Dans le contexte mondial que nous connaissons, Watkins nous rappelle avec force que le rôle d'un artiste peut résider dans le fait de ne pas oublier de proposer une oeuvre engagée et radicale qui nous revoie –tel un miroir– le reflet, parfois insupportable et crispant, de notre condition présente. Créée à Montreuil en 1999 –dans les locaux de La Parole Errante d'Armand Gatti, là où Georges Méliès érigeât ses studios– La Commune est donc une création outsider. Avec un budget très faible mais grâce à l'étonnante énergie relationnelle de près de 300 comédiens et techniciens convaincus par la pertinence du sujet et l'évidence du propos, Peter Watkins, après 2 mois de préparation intense, a pu reconstituer et restituer en 13 jours Ð par un processus de tournage chronologique continu Ð l'exceptionnelle et effroyable expérience de La Commune. En se situant au plus près des gens du peuple Ð qu'ils soient gamins de la rue, ouvriers, artisans, petits patrons, fonctionnaires, soldats, intellectuels, curés, bourgeoisÉ- dans le Paris de 1871, La Commune de Peter Watkins Ð en créant des passerelles avec notre société actuelle Ð nous réveille pour nous rappeler que l'histoire est un matériau vivant, en devenir, et qu'à tout moment nous pouvons en devenir les acteurs lucides, conscients et responsables.

« Il est urgent que nous déclenchions –pour la première fois de notre histoire– une large enquête publique sur le rôle centralisateur et anti-démocratique joué par les mass médias sur le processus social, et son lien direct avec la propagation massive du consumérisme et ses conséquences en termes de destruction environnementale de notre planète. La télévision française est affligeante Ð une charade d'émission débilitantes, de jeux et de variétés, de séries policières hollywoodiennes, et de journaux d'information hautement manipulateurs. Notre film, La Commune, qui implique directement la communauté dans l'écriture et la narration de son histoire, présente une manière alternative de travailler avec la télévision. » Peter Watkins, juin 2001

« ... après 3 heures 30, dans une réunion de quartier, les actrices jettent le masque, évoquant soudain le combat des sans-papiers, la condition des femmes endormies dans les signes du confort ... Le film devient une ode furieuse à la démocratie directe: Watkins fait en sorte que les acteurs prennent le pouvoir dans le film comme ses personnages l'ont pris dans Paris. Ils dénoncent les médias comme autant d'organes versaillais. Intertitre: "Ce dont les médias ont peur est de voir le petit homme du petit écran remplacé par une multitude de gens - par le public." Hélas! Watkins retarde! Le public, les "gens", on ne voit plus que ça, aujourd'hui. A toute heure et partout. Récupéré. Assimilé depuis longtemps par nos regards digestifs. Une actrice communarde finit d'ailleurs par nous le crier en face avant de mourir: "Que ce soit un film ou la réalité, vous regardez, mais vous n'en avez rien à foutre! C'est ça que j'ai envie de tuer!" et nous télé-spectateurs, nous nous éveillons sous le cri: à cet instant, les Versaillais, c'est nous. »

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Peter Watkins
est un réalisateur expérimental et militant britannique.

Ses films, pacifistes et radicaux, redistribuent les frontières habituelles entre documentaire et fiction. Il s'est particulièrement attaché à la critique des médias de masse et de ce qu'il a nommé la « monoforme ».

Avant de développer sa critique de la monoforme, concept qu'il a formé pour nommer l'uniformisation de la forme télévisuelle et cinématographique (montage, musique, cadre narratif), Peter Watkins s'est essayé dès ses premiers films à accompagner sa remise en question de la représentation et de la narration traditionnelles par des recherches formelles hors-cadre.

Le réalisateur brouille d'abord les genres habituels, en déplaçant les frontières entre documentaire et fiction : des épisodes historiques ou fictionnels sont filmés comme s'ils se déroulaient sous nos yeux, la présence du « journaliste » est visible et assumée, créant des effets d'anachronie (caméra et micro visibles sur un champ de bataille du XVIIIe siècle ou dans le Paris de 1871) ou d'uchronie (La Bombe, Punishment Park).

Il insère également des formes cinématographiques différentes au sein d'un même film, faisant appel à des dispositifs du cinéma muet (les cartons), à des outils professionnels (décompte du temps d'une séquence, insertion de signaux sonores pour signaler une coupe au montage), à d'autres formes d'art (photographie, théâtre, cabaret).

Se refusant à employer les procédés standardisés par l'industrie hollywoodienne, il tourne très peu en studio, ou quand il le fait, en exploite les contraintes : c'est le cas de The Trap, où l'espace, entièrement confiné et surveillé, est oppressant. Les décors naturels, comme les costumes, font quant à eux l'objet d'un très long travail de recherche avant le tournage, afin de trouver des lieux qui ne « joueraient » pas plus – ou pas moins – que des acteurs donnant leur opinion réelle.

La lumière est naturelle ou travaillée spécifiquement pour le film, comme dans Munch, où elle est filtrée pour approcher du ton bleuté employé par le peintre, restituer l'atmosphère de la fin du XIXe siècle (maisons peu éclairées), et baigner le film dans une ambiance irréelle (allers-retours entre flashbacks, visions intérieures, épisodes présents).

Le son est désynchronisé et aéré de longs silences, afin de créer un décalage au sein duquel le spectateur ait le temps de développer sa propre réflexion sur le film, d'y ajouter ses émotions et souvenirs, Watkins cherchant à faire surgir le film d'une « alchimie » entre la matière cinématographique et l'expérience personnelle de chaque individu qui le regarde.

Le rythme de montage est asymétrique, alternant de longs plans-séquences ou des gros plans de visages avec des épisodes très brefs destinés à créer un effet de choc.

Enfin, Watkins, refusant les contraintes dictées par des impératifs commerciaux, s'affranchit des durées convenues (Le Voyage dure 14 h 30, La Commune 5 h 30 dans sa version intégrale), afin de laisser chaque film se développer sur un temps qui lui est propre, et chaque spectateur trouver l'espace de sa réflexion.

Cette recherche de la forme s'accompagne en effet chez Peter Watkins d'une réflexion sur la relation au public. Voulant casser le quatrième mur de l'espace cinématographique, celui de l'écran, il cherche, contrairement au système hollywoodien attaché à une fonction de divertissement et à une hiérarchisation forte des rôles, à faire participer le spectateur aux films.

Cela se traduit d'abord et avant tout par le recours à des acteurs non professionnels, qui expriment leurs points de vue véritables à travers leurs rôles, allant parfois jusqu'à modifier le scénario original du film, comme ce fut le cas pour Punishment Park, dont le final diffère de celui initialement écrit. Les Versaillais de La Commune, pour prendre un autre exemple, furent recrutés via des annonces dans les journaux, en fonction de leurs opinions politiques conservatrices.

Les acteurs sont ainsi engagés pleinement dans le processus – autre concept fondamental chez Watkins – de réalisation du film, et, au-delà, dans la construction ou reconstruction de leur propre histoire (exploration d'épisodes vécus par des ancêtres dans Culloden, d'évènements pressentis comme imminents dans La Bombe).

L'intérêt pour le public et le souci constant de casser la forme de pouvoir qu'induit la réception passive lors d'une projection, se manifeste par ailleurs dans ses films par des adresses directes de la voix off au spectateur, l'appelant à analyser ce qu'il vient de voir ou l'interrogeant sur son opinion – dialogue ou polylogue que le réalisateur a cherché à poursuivre dans des rencontres organisées après les séances.

Il n'est pas anodin, à cet égard, que Peter Watkins se soit dernièrement davantage intéressé à l'organisation de débats publics et d'ateliers de décryptage des médias qu'à la réalisation à proprement parler : le processus se poursuit ainsi dans le champ citoyen, et tente de réinvestir les espaces de critique et de démocratie asphyxiés, selon le réalisateur, par les mass media.

it's kat! 🇵🇸✊kathimmel@mstdn.social
2025-02-21

talking of scotland (&/or colonialism), you should watch 'culloden' from peter watkins. released in 1964, it's a docudrama that still surprises with its vox pop cinema verite style. i'm not typically a fan of war films, but this really informed me & won me over.
#culloden #film #cinema #peterWatkins #scotland
archive.org/details/CullodenPe

2024-04-16

– They've created a desert and have called it “#peace”.

#OnThisDate, April 16, Culloden (Peter Watkins, 1964) is the #FilmDuJour. #PeterWatkins #UK #war #CinémaVérité #TVMovie #drama #docudrama #1960s #film #cinema #CineMastodon @film ★★★★☆

2024-02-12

A favourite film a day for 365 days: The War Game.

58 years old and, despite a few dated moments, this fake documentary about what would really happen after a nuclear war still packs a huge, raw, powerful punch. No wonder the BBC banned it.

#documentary #warmovie #60smovies #peterwatkins

2024-02-06

@CEMedia There's this cynical #quote from #PeterWatkins' The War Game (1966) I've been thinking a lot about lately

"In the next world war, I believe that both sides could stop before the ultimate destruction of cities so that both sides could retire for a period of ten years or so of post-attack recuperation, in which world wars four to eight could be prepared."

2023-12-31

LA COMMUNE, PARIS 1871 (2000)
«La rivoluzione sarà lo sbocciare dell’Umanità come l’amore è lo sbocciare del cuore» Louise Michel
Il capolavoro di Peter Watkins è il modo migliore per iniziare il nuovo anno. Vedilo se non l'hai ancora fatto!
Leggi l'articolo: vaevedi.it/2020/02/la-commune-

#UnoCinema #PeterWatkins #LaCommune #rivoluzione #LouiseMichel

2023-12-13

#Bales2023FilmChallenge December 13: the #NationalGuard shows up for their #USNationalGuardBirthday

American dissidents are given the choice to spend decades in federal prison, or 3 days in the desert, chased by National Guardsmen et al. If they manage capture the American flag, they're free to go. While the washed-out 16mm footage and #Nixon references may tell you otherwise, #PeterWatkins' #PunishmentPark (1971) remains a gut-punching portrait of a timeless America.

@film #cinemastodon #film

Military men arresting one of the dissidents. A man in black uniform and white helmet interacts directly with the camera c.q. the viewer.

Client Info

Server: https://mastodon.social
Version: 2025.07
Repository: https://github.com/cyevgeniy/lmst